Eurville-Bienville

commune française du département de la Haute-Marne

Eurville-Bienville
Eurville-Bienville
Église d'Eurville.
Image illustrative de l’article Eurville-Bienville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Saint-Dizier
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Saint-Dizier Der et Blaise
Maire
Mandat
Virginie Gerevic
2020-2026
Code postal 52410
Code commune 52194
Démographie
Gentilé Eurvillois-Bienvillois, Eurvilloises-Bienvilloises
Population
municipale
2 035 hab. (2018 en diminution de 5 % par rapport à 2013)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 09″ nord, 5° 02′ 14″ est
Altitude 159 m
Min. 152 m
Max. 242 m
Superficie 20,73 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Dizier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Eurville-Bienville
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Eurville-Bienville
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Eurville-Bienville

Eurville-Bienville est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Ses habitants sont les Eurvillois-Bienvillois.

GéographieModifier

SituationModifier

Eurville-Bienville est issue de la fusion en 1972 des deux villages localisés de part et d'autre de la Marne, Eurville sur la rive gauche, Bienville sur la droite. Commune de la Champagne humide, entourée de forêts (notamment la forêt du Val), elle a naturellement une activité agricole (polyculture élevage) et sylvicole.

La présence d'eau et de minerai de fer qui affleure ont permis l'installation de forges dès le Moyen Âge et d'une industrie métallurgique depuis le XIVe siècle, maintenant disparue (l'usine de Bienville ferme en 1955, celle d'Eurville en 1960).

Axes de communicationModifier

La commune se trouve sur l'axe Saint-Dizier - Chaumont - Langres. Cet axe qui suit la vallée de la Marne sur toute la longueur du département, comprenant plusieurs moyens de communication :

ClimatModifier

Eurville-Bienville a un climat de type Cfb (océanique) mais subit des influences continentales. La ville a comme record de chaleur 40,4 °C le 12/8/2003 et comme record de froid −22,5 °C le 14/2/1956. La température moyenne annuelle (1971/2000) est de 10,9 °C.

Climatologie de Eurville-Bienville selon les données de Saint-Dizier sur la période 1971 - 2000[1] record de température[2] :

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,3 0,4 2,6 4,3 8,6 11,5 13,5 13,2 10,3 7,2 3,1 1,6 6,4
Température moyenne (°C) 3,1 4 7 9,6 14 16,9 19,3 19,1 15,5 11,4 6,4 4,2 10,9
Température maximale moyenne (°C) 5,9 7,6 11,4 14,8 19,4 22,3 24,9 24,9 20,7 15,6 9,6 6,8 15,4
Record de froid (°C)
date du record
−20,5
9/1/1985
−22,5
14/2/1956
−13,6
1/3/2005
−6
7/4/1956 12/4/1986
−3
6/5/1957
2,2
4/6/2001
3,2
1/7/1962
3,7
26/8/1966
0,2
21/9/1962
−5,1
20/10/1972
−11,7
23/11/1956
−17,3
20/12/2009
−22,5
14/2/1956
Record de chaleur (°C)
date du record
17,7
5/1/1999
22,6
28/2/1960
25,2
28/3/1968
29,4
25/4/2007
31,8
25/5/2009
35,4
30/6/1976 17/6/2002
39
31/7/1983
40,4
12/8/2003
33,7
1/9/1961
29,2
1/10/1985
21,3
1/11/1968
18,6
16/12/1989
40,4
12/8/2003
Nombre de jours avec gel 13,64 12,97 8,65 4,62 0,23 0 0 0 0 1,54 8,18 11,46 61,28
Précipitations (mm) 73,7 61,8 65,5 55,5 70,8 71,7 71,8 63,3 73,1 78,5 73,5 86,6 845,8
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
31,1
12/1/1962
48
25/2/1997
32,4
16/3/1978
30,7
8/4/1983
46
8/5/2004
73,2
23/6/1974
69,9
5/7/1972
58,1
15/8/2010
100
11/9/2005
66
28/10/1998
33
2/11/2002
43,2
30/12/1978
100
11/9/2005
Nombre de jours avec précipitations 12,67 10,49 12,28 10,57 11,3 10,89 9,3 8,31 9,83 11,45 11,94 13,03 132,07
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 5,4 4,2 4,81 4,13 5,17 4,61 4,75 3,95 5,23 5,47 5,35 5,9 58,98


GéologieModifier

 
Coupe stratigraphique schématique ouest-est d'Eurville-Bienville.

La commune fait partie du Bassin parisien. Elle est installée sur des couches jurassiques (quand il y avait des dinosaures), et crétacées (après la disparition de ces sauriens). Les communes d'Eurville et Bienville sont installés en fond de vallée, de part et d'autre de la Marne, sur des calcaires jurassiques. À l'ouest, ces calcaires font place à des terrains marneux du crétacé. À l'est de la commune, une faille fait la limite avec la commune de Narcy. La carte géologique de la commune est disponible sur le site Géoportail de l'IGN[3]. La coupe géologique ci-contre, qui exagère le relief, montre les différentes couches stratigraphiques et leur inclinaison.

On peut trouver des fossiles dans les différentes couches. Les calcaires du jurassique présentent de nombreux coquillages bivalves (photo de gauche). On trouve dans les marnes crétacées de nombreux Ostrea ou Gryphea, ancêtres des huîtres (photo de droite).

 
Quelques fossiles.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Eurville-Bienville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Dizier, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (54,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,9 %), terres arables (29,4 %), prairies (5,9 %), zones urbanisées (5,3 %), zones agricoles hétérogènes (4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

HistoireModifier

ToponymieModifier

 
Carte de 1656[11].

Le village de Bienville aurait existé dès le Ve siècle, et sainte Ménehould y serait morte en 490 (la chapelle dans les champs marque l'emplacement présumé de la maison où elle aurait fini sa vie). Il est connu sous plusieurs noms[12] depuis le XIIe siècle : 1137 Buinivilla, 1235 Bienvilla, 1290 Bien Ville, 1498 Bienville, 1539 Bienville-sur-Marne.

Le village d'Eurville a porté plusieurs noms[12] depuis le IXe siècle : 887 Urtis Villa, 1107-1139 Autarii Villa, 1164 Oervilla et Autarivilla, puis 1230 Horrivilla et Orvilla, 1385 Orville et Orville-sur-Marne, 1391 Ureville-sur-Marne, 1700 Urville. Le nom Eurville semble être mentionné pour la première fois en 1538.

Moyen ÂgeModifier

Eurville et Bienville ont longtemps été séparés par une frontière. Entre les deux villages passait le « Fossé de France », une frontière créée par le traité de Verdun en 843. Eurville était en Francie et Bienville en Lotharingie. Quelques bornes de pierre marquant cette frontière sont encore visibles. Cette frontière a même été rétablie par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

Aux temps féodaux, Eurville dépendait du seigneur de Dampierre de Saint-Dizier, du comte de Champagne et du royaume de France. On trouve trace du village en 1233 : Guillaume de Dampierre, seigneur de Saint-Dizier, avait usurpé la moitié des revenus de l'abbaye Saint-Urbain en s'appropriant les serfs d'Eurville, Bienville, Prez, Chamouilley et Roches. En 1483, Eurville dépend de la Lorraine et du Roi René, duc de Lorraine et de Bar.

Temps modernesModifier

Le 3 novembre 1546, François Ier s'arrête dans le village[13]. En 1551, Eurville passe aux mains du baron de Joinville. La seigneurie de Bienville appartient en 1540 à François d'Anglure, puis au baron Albert Doré de Bolandre jusqu'en 1652[14]

Révolution française et Empire ModerneModifier

Alors qu'ils sont prévus dans chaque commune par la loi du 21 mars 1793, le comité de surveillance d’Eurville ne se crée que le 27 octobre, après la loi du 17 septembre qui précise leur organisation. Ses pouvoirs sont renforcés par la loi du 14 frimaire An II, qui lui attribue la surveillance de l’application des lois en concurrence avec les municipalités. Il se borne toutefois comme la plupart des comités communaux à surveiller les étrangers et désarmer les suspects[15]. Cette faible ampleur de l'action révolutionnaire est visible sur l'ensemble du département.

En janvier 1814, pendant la Campagne de France, l'armée autrichienne qui envahit la France passe par Eurville. Le maire d'Eurville, François Victor Jean de Lespérut fait sauter le pont sur la Marne, qui est sur sa propriété, afin de retarder l'avance des troupes alliées vers Paris[16].

Il fut reconstruit à la sortie de la seconde guerre mondiale, en 1946. On dispose de quelques images de la reconstruction, qui servit décor au film Martin Roumagnac avec Jean Gabin et Marlene Dietrich.

Période contemporaineModifier

En 1884, l'explosion d'une chaudière de l'usine métallurgique provoque la mort de 21 personnes et fait 35 blessés.

Le , la commune d'Eurville devient Eurville-Bienville à la suite de sa fusion-association avec celle de Bienville. Le , la fusion d'Eurville avec Bienville est transformé en fusion simple[17].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

La commune n'a connu que 2 maires depuis la fusion des communes. L'intégralité des maires de chacune des communes est disponible en déroulant le tableau. Les actes d'état civil, en ligne sur le site des Archives départementales de la Haute-Marne, permettent de reconstituer la liste des maires depuis 1793. Avant 1792, les actes sont tenus par les curés des villages[18].

Maires d'Eurville-Bienville (depuis 1972)
Période Identité Étiquette Qualité
1972 2001 Jean Kaltenbach RPR Pharmacien[19],[20]
2001 2020 Jean Bozek DVD Transporteur routier
2020 En cours Virginie Gerevic    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2018, la commune comptait 2 035 habitants[Note 3], en diminution de 5 % par rapport à 2013 (Haute-Marne : −4,11 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500601573555645674674703672
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8869891 3171 4691 5111 5891 5231 4821 539
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7891 8712 0061 6161 5991 4051 3831 1521 357
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 4241 4202 2752 3272 0862 0832 0562 0522 048
2013 2018 - - - - - - -
2 1422 035-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

Démographie de Bienville avant 1972Modifier

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
330382395376456534557534543
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
592760994894866869850790796
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
829857831862851755835701835
1962 1968 - - - - - - -
855797-------
(Sources : Cassini[25] et Insee[26])

Démographie d'Eurville avant 1972Modifier

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500601573555645674674703672
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8869891 3171 4691 5111 5231 5231 4821 539
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7891 8712 0061 6161 5991 4051 3831 1521 357
1962 1968 - - - - - - -
1 4241 420-------
(Sources : Cassini[25] et Insee[26])

Eurville dispose des actes paroissiaux depuis 1544. Le dépouillement complet ayant été réalisé, on a pu estimer la population du village en 1679 à 248 habitants.

Démographie d'Eurville-Bienville après 1972Modifier

Évolution de la population
1975 1982 1990 1999 2006 2009
2 2752 3272 0862 0832 0562 079
(Sources : Cassini[25] et Insee[26])
Courbe d'évolution démographique de Eurville-Bienville depuis 1793

en bleu Bienville, en rouge Eurville

La plus forte croissante démographique a eu lieu dans la seconde moitié du XIXe siècle (en 20 ans, entre 1851 et 1872, le village a presque doublé passant de 1 215 à 2 363 habitants) : la sidérurgie de la vallée de la Marne participe pleinement à la révolution industrielle.

Le pic démographique des deux villages réunis artificiellement dans ce graphique est atteint juste avant la première guerre mondiale. Dans le détail, on voit qu'il est atteint à Bienville en 1866 et en 1911 à Eurville.

Depuis 1911 et jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, la décroissance est régulière.

Depuis 1950 et malgré la crise sidérurgique, le village a su garder une population assez stable. Eurville-Bienville résiste même un peu mieux que le reste du département à l'érosion démographique[27] : elle n’a perdu entre 1999 et 2006 que 0,2 % de population là où le département perd 0,5 % grâce à une politique attractive de la municipalité. Un nouveau lotissement « le Clos-Denis », installé à l’emplacement une ancienne ferme, devrait permettre de contenir cette érosion.

EnseignementModifier

La commune dépend de l'Académie de Reims. Elle compte 10 classes dans 2 établissements scolaires[28] :

  • 3 maternelles « L’arc-en-ciel » à Bienville ;
  • 7 primaires « Les séquoias » à Eurville.

La commune est avec Chevillon, la seule du nord du département à posséder un centre de loisirs qui accueille une quarantaine d’enfants. La Diane sportive d'Eurville-Bienville existe depuis 1891, ce qui en fait l'un des plus anciens clubs de sport[28].

SantéModifier

Présence d'un pôle médical : médecin, dentiste, kinésithérapeute, infirmière, pharmacie.

ÉconomieModifier

Histoires des forgesModifier

Les forges se sont installées le long de la vallée de la Marne depuis le Moyen Âge. La situation est idéale : présence du minerai de fer (matière première), de forêts (bois de combustion et source de carbone pour obtenir la fonte), et d'eau (force utilisée pour le soufflage, le martelage, alimentation des chaudières...).

Les forges d'Eurville sont mentionnées depuis le XIIIe siècle. La démographie de la commune est directement liée à cette industrie.

Les forges ont connu des incidents. Est encore présent dans les mémoires, l'accident du 10 novembre 1884 : une chaudière de 14 mètres explose à 3 h du matin, faisant 22 morts et 33 blessés.

La crise sidérurgique voit la diminution progressive de l'activité des usines des deux villages, qui ferment l'une après l'autre : celle de Bienville en 1955, celle d'Eurville en 1960.

Économie actuelleModifier

La commune comptait en 2009, 37 entreprises ou professions libérales et 22 associations[28].

Une activité agricole de type polyculture-élevage subsiste dans le village mais s’est réduite considérablement au cours du temps. La SAU (surface agricole utile) a été divisée par 2 en 20 ans. Il ne reste qu’une exploitation agricole active dans le village. Autrefois on trouvait même des vignes sur les coteaux comme l’atteste le « Chemin de vigne aux moines » (ceux de l’abbaye d’Epineuseval). Le Phylloxera au XIXe siècle en a eu raison.

La commune dispose d'un parc d'activités : la zone industrielle des Longues Royes[29].

Culture locale et patrimoineModifier

 
Médaille commémorative Eurville-Bienville.

Patrimoine religieuxModifier

  • Église de la Nativité de la Vierge (XIXe siècle), construite en style néo-gothique de 1851 à 1855 par Jean Jacques Nicolas Arveuf-Fransquin, architecte du diocèse de Reims[30].
  • Église Sainte-Ménehould de Bienville, reconstruite en 1557[31].
  • Fontaine de dévotion et chapelle rurale Sainte-Ménehould à Bienville[32].
  • Croix de la Madeleine, Sainte-Ménehould, du Cugnot, Cunin, Saint-Roch (à Bienville), de la mère Deschamps, du Bénédicité, de la sortie du village (à Eurville).

Demeures et châteauxModifier

  • Le château d'Eurville et son orangerie XIXe siècle.
  • Le château de Bienville datant du XVIIIe siècle, son parc à l'anglaise, sa cour d'honneur et son potager muni de ses murs, grilles et serres d'origines.

Cartes postales anciennesModifier

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Patrimoine industrielModifier

CinémaModifier

Personnalités liées à la communeModifier

La commune d'Eurville dispose des actes paroissiaux depuis 1554.

Maître et propriétaire de forges :

  • En 1680, Louis Gillet, propriétaire de la forge, seigneur en partie de Prez-sur-Marne par sa deuxième épouse.
  • En 1723, son fils André Gillet propriétaire de la forge d'Eurville.
  • En 1732 et 1765, Charles du Bois du Tilleul, écuyer, « coureur » du cabinet du roi, propriétaire de la forge.
  • En 1766, M. Frasnoix, maître des forges.
  • En 1782, Henri Lepage, propriétaire des forges et fourneaux.
  • François Victor Jean de Lespérut[16] (1774-1848), se marie avec la fille d'Henri Lepage, maire d'Eurville de 1815 à 1846, fait baron d'empire le 25 mai 1811.
  • François Auguste de Lespérut[34] (1813-1873), fils du précédent, baron, député, maire d'Eurville de 1846 jusqu'en 1873.
  • Mathieu Bonnor, maître de forges, chevalier de la Légion d'honneur en 1865.
  • Paul Jamin, maître de forges.
  • Jacques Marcellot (1861-1953) propriétaire des usines d'Eurville et de Bienville, maire et député.
  • Alexandre Bretillon (1895-1978), as de l'aviation de la Première Guerre mondiale.
  • Louis Bazire, ingénieur, député de la Vendée, directeur des usines J.Marcellot, donne son nom au stade.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Fèvre, Justin (protonotaire apostolique), Souvenirs et Monuments d'Eurville, 1880, réédition Le livre d'histoire-Lorisse, Paris, 2004, (ISBN 978-284373582-0)
  • Guéniot, Dominique éditeur, Eurville-Bienville 1900-2000, un siècle d'images, 1999, (ISBN 2-87825-185-7)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Relevés chaque jour à Saint-Dizier depuis 1956 », sur meteostats-bzh. (consulté le ).
  2. « Records climatiques », sur meteostats-bzh..
  3. « Carte Géologique d'Eurville-Bienville », sur Géoportail..
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
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