Eulalie de Mérida

sainte martyre en Espagne en 304
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Sainte Eulalie de Mérida
Image illustrative de l’article Eulalie de Mérida
Le martyre de Sainte Eulalie, toile de John William Waterhouse, 1885
Vierge martyre
Décès 304 
Mérida (Espagne)
Vénérée par Église catholique
Fête 10 décembre

Sainte Eulalie de Mérida est une vierge martyre morte en 304[1], célébrée dans un hymne de Prudence (Peristephanon 3) et dans la célèbre Séquence de sainte Eulalie, premier texte littéraire en français.

Elle aurait dit après son jugement, au juge (dans plusieurs légendes hagiographiques, il s'agit du proconsul Dacien) :

Isis Apollo Venus nihil est,
Maximianus et ipse nihil:
illa nihil, quia factu manu;
hic, manuum quia facta colit

En français, ces quatre vers peuvent être traduits par : « Isis, Apollon et Vénus ne sont rien, pas plus que Maximien lui-même: celle-ci n'est rien, car elle a été faite de main d'homme ; et celui-ci [non plus], car il adore des choses faites de mains d'homme ».

ToponymieModifier

Plusieurs communes portent son nom (cf. Sainte-Eulalie). Dans de nombreux cas le nom d'Eulalie a été modifié jusqu'à devenir méconnaissable : Saint-Araille (Haute-Garonne), Saint-Aulaire (Corrèze), Saint-Aulais-la-Chapelle (Charente), Saint-Aulaye (Dordogne), Sainte-Alauzie (Lot), Sentaraille (Ariège) et même Saint-Éloi (Ain).

Au Canada, Sainte-Eulalie est une municipalité du Québec située dans la municipalité régionale de comté de Nicolet-Yamaska et dans la région administrative du Centre-du-Québec.

ReliquesModifier

Plusieurs de ses reliques ont été rapportées de sa région natale dans toute l'Espagne.

FranceModifier

La Cantilène de sainte EulalieModifier

Au IXe siècle, son histoire fit l'objet du plus ancien poème en langue d'oïl, intitulé La Cantilène de sainte Eulalie ou Séquence de sainte Eulalie. Cette séquence (ou cantilène) est une transcription en langue vernaculaire d'une séquence latine de 29 vers, composée aux environs de 880 à l'abbaye de Saint-Amand, dans le nord de la France.

Bel avret corps, bellezour anima, voldrent la veintre li Deo inimi (…). (« Elle avait un beau corps, mais une âme plus belle encore. Voulurent la vaincre les ennemis de Dieu, mais point n'y parvinrent. »)

Littérature espagnoleModifier

Federico García Lorca poétise son martyre dans une des trois « romances » historiques de son Romancero gitano.

Voir aussiModifier

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Notes et référencesModifier

  1. « Sainte Eulalie », sur Nominis (consulté le 31 mars 2016)
  2. Manuscrit de Bologne
  3. Michel Francou, Les clefs de Saint-Georges, Jacques André Éditeur, 1998, p. 16
  4. Site de la ville d'Elne