Eugénie Buffet

chanteuse
Eugénie Buffet
Eugénie Buffet 1933.jpg
Eugénie Buffet en 1933.
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Eugénie Buffet, née le à Tlemcen (Algérie) et morte le à Paris, est une chanteuse française de music-hall et de variétés.

BiographieModifier

Installée avenue Frochot à Paris avec Léopold Stevens, elle s'améliore au chant avec le concours d'Yveling Rambaud[1]. Elle est 15 jours sur les planches du théâtre des Bouffes-du-Nord pour jouer La Goualeuse d'Armand Lévy et Gaston Marot[1]. Suite à la tornade du 18 juin 1897 à Asnières-sur-Seine, elle embarque son piano sur un camion offert par son ami Louis Vuitton pour aller chanter dans les rues de la ville pour les sinistrés[1]. Lors de l'exposition universelle de 1900, elle passe plusieurs heures par jour à chanter devant La Pomme de Pin[1].

Fatiguée, elle part voyager avec Léopold Stevens en Espagne. Ils passent par l'Algérie où elle recueille la fille de parents pauvres, Marthe Yzoard, qui part à Paris avec le couple[1]. À son retour à Paris en 1902, elle fonde le cabaret La Purée sur le boulevard Clichy, mais le préfet de police Louis Lépine restreint son accés sur la base que ses spectacles "politiques" influencent directement les élections municipales parisiennes de 1902[1].

Un jour, elle rend visite à Paul Verlaine mais se voit chassée de son immeuble par son amante Eugénie Krantz qui la blesse au bras[2].

GenreModifier

Eugénie Buffet est une «chanteuse du pavé», la première chanteuses réaliste française (Édith Piaf étant considérée comme la dernière du genre). Lorsqu'elle est emprisonnée pour ses vues boulangistes, elle sympathise avec des prostitués (pierreuses) et s'habille à leur manière à sa sortie de prison. Ses chansons deviennent alors chargées de réalisme social et dramatique[3].

Jean Richepin la décrit ainsi dans un article du 1er février 1897 publié dans Le Journal: « La mimique, de geste et de physionomie, est extraordinairement expressive [...] La voix n'est pas cataloguable [...] on la trouve petite, presque faible ; une voix de gamine, une voix d'oiseau, agréable et charmante. »[1]

Le timbre de sa voix lui vaudra l'épithète de « cigale nationale ». Pour son engagement auprès des troupes, Eugénie Buffet sera surnommée le « caporal des poilus ».

Quelques succès
  • À Saint-Lazare
  • La Paimpolaise -paroles de Théodore Botrel musique de Emile Feautrier 1895
  • La Sérénade du pavé (paroles et musique de Jean Varney, éd. Ondet, 1892)[4]
  • Les Housards de la Garde
  • Ma chanson
  • Rosalie paroles et musique de Théodore Botrel
  • Déclaration
  • La Voix de Maman
  • Les Mères d'à présent

PublicationsModifier

 
Couverture de la biographie d'Eugénie Buffet.
  • Ma vie, mes amours, mes aventures, confidences recueillies par Maurice Hamel, E. Figuière, Paris, 1930 (Texte intégral sur gallica)

FilmographieModifier

Actrice
Chanson

HommagesModifier

Le peintre Léopold Stevens a réaliséplusieurs portraits d'Eugénie Buffet.

En 1955, Édith Piaf tient le rôle d'Eugénie Buffet dans le film French Cancan de Jean Renoir.

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f et g « Ma vie, mes amours, mes aventures - Chapitre 9 », sur Dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net
  2. Frédéric-Auguste Cazals et Gustave Le Rouge, Les derniers jours de Paul Verlaine, Slatkine, (lire en ligne), p.97-98
  3. « Piaf : la dernière chanteuse réaliste », sur Lehalldelachanson.com
  4. « Sérénade du pavé Buffet, Eugénie », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 2 janvier 2018).

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Françoise Giraudet, Eugénie Buffet, des Ambassadeurs au Pavé, auto-édition, 129 p., 2011 (ISBN 9782953515626)

Liens externesModifier