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Eugène Montel

personnalité politique française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Montel.

Eugène Montel
Fonctions
Député
Gouvernement Quatrième République-Cinquième République
Groupe politique SFIO
Président du conseil général de Haute-Garonne
Maire de Colomiers
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Montbazin (Hérault)
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Colomiers (Haute-Garonne)
Parti politique SFIO
Profession Instituteur, journaliste
Résidence Haute-Garonne

Eugène Montel (1885-1966) est un instituteur, journaliste et homme politique français membre de la S.F.I.O..

Sommaire

Le socialiste audoisModifier

Né à Montbazin (Hérault) le 5 juin 1885, dans une famille d'artisans protestante, Eugène Montel était un instituteur, un franc-maçon et un membre du Parti Socialiste Audois. Après le congrès de Tours, il succède à Ernest Ferroul comme secrétaire de la puissante fédération viticole S.F.I.O. de l'Aude où il est élu conseiller général, en 1925, et conseiller municipal de Narbonne. Il permet à Léon Blum battu à la législative de 1928 par Jacques Duclos, de devenir député de Narbonne en 1929, à la suite du décès de Yvan Pélissier, député S.F.I.O. de Narbonne, en lui laissant ce siège vacant d'une circonscription sûre.

Le collaborateur de BlumModifier

Devenu son collaborateur personnel local puis parisien, il joue un rôle dans les congrès aux côtés de Vincent Auriol (notamment en réconciliant Blum et Marx Dormoy), puis dans l'entourage direct du président du Conseil du Front populaire en 1936 et 1938. Il fait passer des camions au gouvernement républicain espagnol, puis assure une mission de coordination industrielle pendant la drôle de Guerre. C'est chez son gendre, à Colomiers dans la Haute-Garonne, qu'il reçoit Léon Blum lors de la débâcle. Vincent Auriol, René Mayer, Jules Moch et de nombreux autres visiteurs socialistes opposés à Pétain y discutent de ce qu'il convient de faire, Roosevelt ayant proposé à Léon Blum de traverser l'Atlantique. Arrêté avec Blum en septembre 1940 au château de l'Armurier à Colomiers[1], Montel est interné par le Régime de Vichy avec Jules Moch, Mandel, et aussi l'avionneur Bloch, futur Marcel Dassault. Il s'évade de Vals-les-Bains où il est interné, et rentre dans la Résistance.

Le député-maire de Colomiers, président du conseil général de la Haute-GaronneModifier

A la Libération, il est élu maire de Colomiers puis président du conseil général de la Haute-Garonne remplaçant Vincent Auriol devenu président de l'Assemblée, puis de la République. Il est élu en outre député en 1951. Il s'oppose au retour de De Gaulle en 1958. Il soutient la construction de logements sociaux. Ses contacts politiques et industriels lui permettent alors de lancer à 73 ans un projet de ville nouvelle, planifié par l'architecte Viguier prévoyant pour sa commune alors rurale de passer de 3 500 habitants à 40 000. Constamment réélu jusqu'à son décès en 1966, il joue un rôle important dans la vocation aéronautique de sa commune dont il confie le développement à son adjoint et successeur Alex Raymond. Eugène Montel décède le 21 janvier 1966 à Colomiers.

BibliographieModifier

  • Les Audois Dictionnaire biographique, sous la direction de Rémy Cazals & Daniel Fabre, Association des Amis des Archives de l'Aude, Fédération Audoise des Œuvres Laïques, Société d'Etudes Scientifiques de l'Aude, Carcassonne 1990, I.S.B.N.: 2-906442-07-0.
  • Jean Fourié, "Essai de nomemclature générale des Audois célèbres", Espéraza, 1975.
  • Félix Roquefort, "Ils sont entrés dans la légende", Conques sur Orbiel, 1981.
  • Maurice Andrieu,"1890-1990 Cant ans de Socialisme à Toulouse, Toulouse, 1992.
  • Louis Claeys,"Deux siècles de vie politique dans le département de l'Ariège 1789-1989", Pamiers,1994.

RéférencesModifier