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Eugène Albertini

enseignant, épigraphiste latin
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Eugène Albertini
Biographie
Naissance
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Professeur, érudit classique, épigraphisteVoir et modifier les données sur Wikidata
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Eugène Albertini, né à Compiègne le et mort à Paris le [1], est un enseignant en littérature latine et un historien spécialiste de l'Afrique du Nord romaine et un épigraphiste de textes latins.

Sommaire

BiographieModifier

Fils d'un professeur de collège d'origine corse, Eugène Albertini est élève au lycée Henri-IV, où il remporte le prix de dissertation latine au concours général. Ancien élève de École normale supérieure (1900-1903), agrégé des lettres (1903), ancien membre de l'École française de Rome (1903-1906), il enseigne aux lycées de Nantes (1906-1907) et de Vesoul (1907-1909)[1], puis rejoint l'Institut des hautes études hispaniques (1909-1912). Mobilisé de 1914 à 1919, il occupe la chaire de littérature latine de l'université de Fribourg en Suisse, avant de succéder en 1920 à Jérôme Carcopino comme titulaire de la chaire des Antiquités de l'Afrique à la Faculté des Lettres d'Alger. De 1923 à 1932, il est directeur des Antiquités de l'Algérie et collabore en cette qualité au Corpus des Inscriptions latines d'Algérie[2].

De 1932 à 1935, il est titulaire de la chaire de civilisation romaine au Collège de France[3], puis chargé en 1936 et 1937 du cours d'histoire romaine à la Faculté des lettres de Rio de Janeiro, nouvellement créée.

Il a publié de nombreux articles sur les Antiquités de l'Algérie dans le Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques, les Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, le Journal des savants – où il fait paraître en 1928 une importante étude sur des actes de vente de l'époque vandale (Ve siècle) découverts dans la région de Tébessa (ces documents sont connus depuis sous le nom de Tablettes Albertini) –, la Revue africaine, le Recueil de la Société archéologique de Constantine, le Bulletin de la Société de géographie d'Oran, etc.[3]

DistinctionsModifier

Principales publicationsModifier

  • La composition dans les ouvrages philosophiques de Sénèque (thèse principale pour le doctorat, 1923, Sorbonne)
  • Les divisions administratives de l'Espagne romaine (thèse secondaire, 1923, Sorbonne)
  • L'Empire romain (1929, réédité en 1938 et en 1940)
  • « Les ruines romaines d'Algérie », in L'Illustration, 24 mai 1930
  • L'Algérie antique (dans Histoire et historiens de l'Algérie, 1931)
  • L'Afrique romaine (1937)
  • L'Afrique du Nord française dans l'histoire (avec Georges Marçais et Georges Yver). Éditions Archat, Paris, 1937

Notes et référencesModifier

  1. a et b Aubert 1941, p. 65
  2. Aubert 1941, p. 66
  3. a et b Aubert 1941, p. 68
  4. Aubert 1941, p. 69

BibliographieModifier

  • Marcel Aubert, « Éloge funèbre de M. Eugène Albertini, membre de l'Académie », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 85e année, no 2,‎ , p. 65-70 (lire en ligne).

Liens externesModifier