Ettore Ferrari

sculpteur italien
Ettore Ferrari
Ettore Ferrari.jpg
Ettore Ferrari
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Italien ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Lieu de travail
Père
Filippo Ferrari (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ettore Ferrari (Rome, - ) est un sculpteur et homme politique italien.

BiographieModifier

Né dans une famille d'artistes - son père était peintre - Ettore Ferrari a pris part à la renaissance artistique de l'Italie née de l'unification. Il a longtemps enseigné à l'Accademia di San Luca de Rome et a été député au parlement italien.

Franc-maçon, il était membre de la principale obédience italienne, le Grand Orient d'Italie dont il devint le grand-maître du 14 février 1904 au 25 novembre 1917[1]. Il donne à l'obédience une orientation plus radicale et anticléricale, en tant que républicain, Ferrari, en plus de la défense traditionnelle de la laïcité scolaire et des thèmes anticléricaux habituels, a plaidé pour un plus grand engagement sur des questions liées à la législation sociale. Il était Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil du Rite écossais ancien et accepté de 1918 à 1929[2].

Après que la franc-maçonnerie fut interdite par le régime fasciste de Mussolini en 1925, l'atelier de Ferrari fut plusieurs fois l'objet d'attaques violentes.

Il meurt en août 1929

ŒuvresModifier

En 1887, il exécuta une statue d'Ovide pour la cité de Constanza en Roumanie, l'ancienne Tomis, où le poète romain avait été exilé. Cette statue fut dupliquée en 1925 afin de prendre place dans la ville natale d'Ovide, Sulmona. Parmi ses autres ouvrages, on peut mentionner à Pise la statue en bronze de Giuseppe Garibaldi, créée en 1892 sur la place du même nom.

On lui doit également la statue de Giordano Bruno érigée en 1889 sur la place Campo de' Fiori de Rome, à l'emplacement où celui-ci fut brûlé.

A Venise le monument à Victor Emmanuel II avec sa statue équestre et plusieurs groupes en bronze, dont le Lion de St Marc Rugissant.

Notes et référencesModifier

  1. Daniel Ligou, Dictionnaire de la franc-maçonnerie, Paris, Presses universitaires de France, , 5e éd. (1re éd. 1986), 1 376  p. (ISBN 2-13-055094-0), « Ferrari (Ettore) », p. 465  .
  2. (it) Luigi Sessa, I Sovrani Grandi Commendatori e breve storia del Supremo Consigli d'Italia del Rito Scozzese antico ed accettato. Palazzo Giustiniani dal 1805 ad oggi., Foggia, Bastogi Ed., 2004, p. 65-73.

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