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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Groupe Eternit.

Eternit SAS
logo de Eternit France
Logo de Eternit France

Création 1922
Fondateurs Joseph Cuvelier
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social Poissy
Drapeau de France France
Direction Xavier Janin
Activité Fabricant de matériaux de construction
Produits Matériaux de construction
Société mère Etex Group
Effectif 401 (2017)
Site web www.eternit.fr

Chiffre d'affaires 119 millions € (2017)

Eternit France est une entreprise industrielle française, producteur n°1 de fibre-ciment, devant Saint-Gobain, jusqu'à l'interdiction de l'amiante en 1997[1], remplacée depuis par le fibres-ciment. Eternit France est aujourd'hui la propriété du groupe belge Etex, qui a succédé en 1995 à Eternit Belgique[2].

Sommaire

HistoireModifier

L'Eternit française a été créée en 1922, quelques années après Eternit Suisse, lorsque Joseph Cuvelier (né en 1879) inaugura une usine dans le Nord, à Prouvy, près de Denain[3]. Il s'associe avec l'industriel belge Jean Emsens, qui lui apporte le nom du brevet Eternit, en échange d'actions dans la société anonyme Eternit France[3].

Le groupe s'implante durablement à la faveur de la reconstruction après la Première Guerre mondiale[3], rachetant des brevets sur des tuyaux d'amiante-ciment en Suisse et en Italie à partir de 1927[3]. En 1928-29, il s'empare de deux de ses principaux rivaux en France, Ouralithe à Toulouse et Fibrociment, se partageant dès lors le marché français avec Everite, filiale de Saint-Gobain[3].

À peine affectée par la Grande Dépression, la firme s'étend encore lors des Trente Glorieuses, ouvrant de nouvelles usines[3].
En 1973, elle a plus de 5 000 salariés tandis qu'elle représente plus de la moitié du marché et occupe une place prépondérante dans le secteur des matériaux à destination du BTP[3].

En 1962, la France est au septième rang des pays producteurs d’amiante, grâce au gisement exploité en Corse, par Eternit France, jusque dans les années 1965, dans la commune de Canari (Haute-Corse).
Actuellement, il subsiste une friche industrielle à l’emplacement de l’ancienne mine d’amiante, mais celle-ci serait en cours de sécurisation.

Après le scandale de l'amiante et l'interdiction de ce matériaux en 1997 la firme entame la reconversion de ses usines dans la fabrication de matériaux sans amiante encore vendus à l'heure actuelle[3].

Santé des employés et procèsModifier

De nombreux problèmes de santé au travail ont été posés. En juin 2010, le conseil des prud'hommes d'Albi a indemnisé 21 ex-salariés de l'usine d'Eternit à Albi[4].

Un ancien dirigeant du groupe, Joseph Cuvelier, patron d'Eternit à Thiant et qui dirigea le groupe français Eternit de 1971 à 1994[5], était mis en examen en 2009, à Paris, pour « homicides et blessures involontaires » [6]. Il était accusé de n'avoir pas mis en place les mesures de sécurité nécessaires pour protéger les salariés de l'exposition aux fibres d'amiante dans cinq usines du groupe Eternit (à Vitry-en-Charollais (Saône-et-Loire), Valenciennes-Thiant, où un monument aux victimes de l'amiante a été inauguré en 2003[7], Caronte-Martigues (Bouches-du-Rhône), Albi (Tarn) et Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine))[8]. La mise en examen de Joseph Cuvelier a été annulée par la Chambre de l'instruction de Paris le 16 décembre 2011[9]. Aucune responsabilité pénale n'a été déterminée le concernant jusqu'à son décès, survenu le 25 juillet 2014[10].

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

RéférencesModifier