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Essey-la-Côte

commune française du département de Meurthe-et-Moselle
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Essey-la-Côte
Essey-la-Côte
Panorama du Haut de la Côte à l'emplacement de l'ancien volcan.
Blason de Essey-la-Côte
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Lunéville
Canton Lunéville-2
Intercommunalité Communauté de communes Meurthe, Mortagne, Moselle
Maire
Mandat
Denis Ferry
2014-2020
Code postal 54830
Code commune 54183
Démographie
Population
municipale
82 hab. (2016 en diminution de 5,75 % par rapport à 2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 30″ nord, 6° 28′ 07″ est
Altitude Min. 280 m
Max. 415 m
Superficie 6,6 km2
Localisation

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Essey-la-Côte

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Essey-la-Côte

Essey-la-Côte est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Grand Est.

GéographieModifier

Volcan éteint d'Essey-la-CôteModifier

Une curiosité géologique peut être observée depuis le village d'Essey-la-Côte et les villages environnants. Il s'agit d'un ancien volcan culminant à 415 m (100 m de dénivelé par rapport au village d'Essey-la-Côte). Du sommet de celui-ci, on peut apercevoir par temps clair trente-cinq villages et même Nancy. Il s'est formé il y a quelque 27 millions d'années environ (Oligocène supérieur), lors de l'activité tertiaire du fossé rhénan[1].

Dans les champs, on peut trouver des pierres noires, du basalte, qui ont jailli du volcan. Cette roche a été étudiée en 1976 et datée pour servir de standard géochimique (dit « basalte BR », classé parmi les Néphélinites à mélilite) au Centre de recherches pétrographiques et géochimiques (CRPG) de Nancy[2]. Ce standard est un étalon utilisé lors du contrôle et du calcul des analyses chimiques.

La composition de la roche magmatique la rapproche de roches de celles trouvées sur les pentes du Nyiragongo en République démocratique du Congo, sur la presqu'île du Cap-Vert à Dakar au Sénégal ou encore dans certaines zones de l'archipel d'Hawaï[1].


ToponymieModifier

Le village est mentionné sous le nom d'Alodium de Hassay en 1157 ; d'Accium et Aceium en 1189 ; Ascey en 1265 ; Assey en 1286 ; Escey en 1350 ; Asseyum en 1433 ; Essey près de Wenezey en 1533 ; Essey-en-Vosges en 1564 ; Essey-Sous-La-Côte en 1708 ; Haut-Essey en 1710, Essey-sous-la-Côte pendant la Révolution[3].

Le volcan s'appelle « la Molotte », qui est également le nom du lieu-dit jusqu'en 1990.

SobriquetModifier

Les habitants étaient surnommés « les têtes de jotes ». En patois, la « jote » est un chou[4].

HistoireModifier

"Autour du volcan d'Essey-la-Côte et à son sommet", les archéologues font état d'une castramétation antérieure à l'époque gallo-romaine. Aux abords de ce cône volcanique, il a également été découvert des outils paléolithiques en basalte[5]. Il s'agit probablement du sommet de la Côte car ce qui est communément appelé le volcan au lieu-dit la Molotte, fut l'objet de carrières et le sol est trop bouleversé pour y voir des vestiges aussi anciens.

Le territoire est traversé du Nord au Sud par une ancienne voie, probablement pré-romaine, dont on aperçoit encore quelques traces au lieu-dit "La Saux", à proximité du territoire de Damas-Aux-Bois. Selon l'Abbé Idoux, cette voie reliait Giriviller à Portieux. De son côté, Jean GODFRIN mentionne un diverticule entre Giriviller et Moyen[6]. Il ne peut s'agir que du prolongement de la voie de Portieux à Giriviller. Dans la monographie d'Essey-la-Côte, il est mentionné des vestiges de voie romaine à proximité de la Chapelle. Elle serait orientée vers le nord-est. Il s'agit probablement d'un tronçon de la voie de la Saux[7].

Le village a beaucoup souffert pendant la guerre de trente ans. En 1678, il n'y avait plus assez d'habitants pour créer un Maire. En 1710, la communauté était composée de seulement 17 habitants[8].

Jusqu'à la Révolution, Essey-la-Côte était une annexe de la paroisse de Vennezey. En 1802, Essey devient une paroisse et Vennezey son annexe. En 1822 seulement, la forêt qui était commune avec Vennezey, est partagée entre les deux Communes[9].

Lors de la création des départements français "Essey-sous-la-Côte" a d'abord fait partie du Département des Vosges, District de Rambervillers, canton de Fauconcourt avant d'être rattaché au département de la Meurthe.

Dans la Monographie éditée pour l'exposition universelle de 1889, il est indiqué au chapitres "cultures", 11 hectares de vignes et un hectare de houblonnières. A la même période, il est indiqué que les anciens du village parlent le "patois montagnard" tandis que les plus jeunes parlent le Français mélangé de patois. Le même document indique qu'il aurait existé un télégraphe aérien au sommet de la Côte. Cette indication est très curieuse car elle ne figure sur aucun autre document ?[9]

Juste avant le 24 août 1914, les Allemands ont bombardé la Côte d'Essey de manière intensive. Selon Barrès, les tirs auraient duré 52 heures. Ce bombardement était inutile car aucune installation n'était présente. Entre le 24 août et début septembre 1914, pendant le redéploiement des forces alliées entre la Grande Retraite et la première bataille de la Marne, la côte d'Essey « fume comme un volcan », du fait de son rôle important comme poste d'artillerie, notamment dans le secteur du 52e bataillon de chasseurs alpins[5],[10].

Mémoire des hommes recense 88 soldats français tués sur le territoire communal en 1914. Ce nombre ne tient pas compte des blessés qui ont été déplacés avant de mourir.

Le Conseil Municipal fut dissout par décision administrative du régime de Vichy en 1941. Source

Politique et administrationModifier

 
La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Nicolas Martin    
    Claude Mangenet    
  1765 Claude Hoüot    
1765 1768 Sylvestre Thouillot    
1768   Sylvestre Thuot
probablement la même personne que le précédent
   
1771   Joseph Lemblin    
1774 1776 Sylvestre Thouillot    
1776   Claude Mangenet    
1786 1787 Francois Jacquot    
1787   Claude Richard    
  1792 Jean Joseph Bailly    
1792 1792 Hubert Noirclere    
1792 1799 Jean Joseph Bailly    
1799 1801 Jean Baptiste Jacquot    
1801 1802 Joseph André    
1802 1808 Francois Laurent    
1808 1813 Joseph André    
1813 1815 Pierre Xoüal    
1815 1816 Joseph Aandré    
1816 1819 Francois Laurent    
1819 1842 Jean Martin    
1842 1846 Jean Nicolas Xoüal    
1846 1859 Jean Martin    
1859   Jean Nicolas Xoüal    
  1925 Alexis Xoüal (dit Alcï)    
    Albert Richard    
    Émile Parisot    
  1941 Joseph Herbé    
1941 1947 Albert Richard    
1947 1962 René Martin    
mai 1962 2001 André Neige    
mars 2001 En cours
(au 16 avril 2014)
Denis Ferry    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2016, la commune comptait 82 habitants[Note 1], en diminution de 5,75 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234236257257264264264274263
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
295268233247227207187169174
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
193177154136121126125124120
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
1111071171057990928782
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Édifices civilsModifier

 
L'église Saint-Sylvestre.
 
La chapelle Sainte-Colombe.
  • Vestiges gallo-romains au sommet de la Côte.
  • Voie pré-romaine au lieu-dit la Saulx.

Édifices religieuxModifier

  • Église Saint-Sylvestre construite en 1866 sur l'emplacement d'une église du XIIIe siècle démolie le 14 mai 1866. La construction a été adjugée à Joseph Beaufort, entrepreneur à Laronxe pour un montant de 24 000 francs. 8 040 francs ont été apportés sous forme de souscription. Les plans déposés à la sous-préfecture de Lunéville sont de "l'architecte aux 120 églises", Monsieur Léon Vautrin. Les fonts baptismaux proviennent de l'église précédente ainsi que les cloches qui datent de 1822. Elles sont de Thuillié, fondeurs à Nancy.
  • Chapelle Sainte-Colombe XVIIIe à l'entrée du village.

Personnalités liées à la communeModifier

  • François Elie ANDRÉ, né le 14 février 1805 à Essey, décédé le 26 décembre 1857 à Amance (Meurthe-et-Moselle) ; ordonné prêtre le 28 juillet 1828. Une plaque à sa mémoire figure à l'entrée de l'église d'Amance (54).
  • Louisa SIMON, née à Essey-la-Côte en 1896, a reçu une citation à l'ordre de la division militaire et fut décorée de la croix de guerre. A l'âge de 17 ans en août 1914 et avant même la fin des combats, elle porta courageusement secours aux soldats blessés lors de la bataille de Rozelieures. Archives

HéraldiqueModifier

  Blason Blasonnement : de gueules à la montagne d’or chargée d’un pal de sable accompagnée en chef de deux alérions d’argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Robert Creusat, Quand Gerbéviller parlait patois, , 72 p.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b Philippe Martin, « Lave d'Essey-la-Côte », sur www4.ac-nancy-metz.fr, Académie de Nancy-Metz (consulté le 4 juillet 2014), p. 1-4.
  2. D. Velde et J. Thiébaut, « "article" », Bulletin de la Société Française de Minéralogie et de Cristallographie, vol. 96,‎ , p. 6.
  3. H. Lepage, dictionnaire topographique du département de la Meurthe
  4. Creusat 1979.
  5. a et b [PDF]Pierre-Louis Maubeuge, « Observations à propos de la feuille géologique de Bayon au 1/50 000 de la carte géologique de la France », Bulletin de l'Académie et Société lorraines des Sciences, vol. 26, no 3,‎ , p. 67-90 (ISSN 0567-6576, lire en ligne).
  6. « Le Chaumontois et ses voies romaines », sur gallica.bnf.fr, 1946 à 1949 (consulté le 3 juin 2019)
  7. LES ROUTES ROMAINES d'après L'Abbé Idoux
  8. « Les communes de la Meurthe, 1er volume par Henri Lepage », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 3 juin 2019)
  9. a et b « Essey-la-Côte », sur galeries.limedia.fr (consulté le 3 juin 2019)
  10. [PDF]Historique résumé du 52e bataillon de chasseurs alpins, Paris et Limoges, Charles-Lavauzelle et Cie, , 55 p. (lire en ligne), p. 4.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.