Eshmunazar Ier

roi phénicien de Sidon

Eshmounazar Ier
Fonction
Roi de Sidon (d)
Biographie
Période d'activité
Enfant
Tabnit (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Eshmounazar II (petit-fils)Voir et modifier les données sur Wikidata

Eshmunazar Ier ou Eshmunazor Ier (phénicien : ʾšmnʿzr), roi phénicien de Sidon et prêtre d’Astarté qui règne vers 575-550 semble être un usurpateur car il n’indique pas le nom de son père. Il est cependant le fondateur d’une dynastie car on a retrouvé les sarcophages de son fils de son petit-fils et de sa fille putative. Au cours d’une campagne en Babylonie ou en Egypte il a rapporté quatre sarcophages anthropoïdes dont sans doute le sien qui n’a pas été retrouvé. Les trois autres produits par le même atelier appartiennent à un modèle fabriqué en Egypte entre 623 et 525.

Eshmunazar Ier fut le père de Tabnit et le grand-père de Eshmunazar II[1].

La campagne à laquelle a participé Eshumazar doit avoir eu lieu sous le règne de Nabuchodonosor Ier, peut-être en 568. Les sarcophages de Tabnit, d’Eshmunazar II et d’une femme, peut-être la reine Amoshtart ('Amot'aštart), ont été exhumés dans les nécropoles de Sidon. Les unions consanguines destinées à renforcer les dynasties sont une pratique bien attestée notamment lorsque les lignées au pouvoir sont récentes ou illégitimes[2].

Eshmunazar II, son petit-fils, lui succède[3]. Bodashtart est son autre petit-fils, qui finit par lui succéder à son tour[3][4].

'Amot'aštart est considérée comme étant une fille de Eshmunazar Ier[5].

Eshumnazar Ier est le premier monarque (roi de Sidon), de ceux attestés épigraphiquement[6].

RéférencesModifier

  1. « Eshmunazar II », sur Ancient History Encyclopedia, (consulté le ).
  2. Josette Elayi, Histoire de la Phénicie, Paris, Perrin, coll. « Pour l'histoire », , 341 p. (ISBN 978-2-262-03662-1), p. 229.
  3. a et b Francis Leveque, « ~~ Navires Antiques ~~ Le Musée Imaginaire ~~ », sur marine-antique.net (consulté le ).
  4. Raymond Weill, La Phénicie et l'Asie occidentale : Des origines à la conquête macédonienne, (Armand Colin) réédition numérique FeniXX, (ISBN 979-10-376-1038-6, lire en ligne).
  5. (en) Jean-Claude Haelewyck, « The Phoenician Inscription of Eshmunazar. An Attempt at Vocalization », Bulletin de l’Académie Belge pour l’Étude des Langues Anciennes et Orientales,‎ , p. 77 (ISSN 2034-9491, lire en ligne, consulté le ).
  6. Zamora, J. Á. (2008). Epigrafía e historia fenicias: Las inscripciones reales de Sidón.