Ouvrir le menu principal

Escragnolles

commune française du département des Alpes-Maritimes

Escragnolles
Escragnolles
Vue sur l'église d'Escragnolles depuis la route Napoléon.
Blason de Escragnolles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Grasse-1
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Grasse
Maire
Mandat
Henri Chiris
2014-2020
Code postal 06460
Code commune 06058
Démographie
Gentilé Escragnollois
Population
municipale
612 hab. (2016 en augmentation de 0,82 % par rapport à 2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 54″ nord, 6° 47′ 02″ est
Altitude Min. 400 m
Max. 1 644 m
Superficie 25,48 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur

Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
City locator 14.svg
Escragnolles

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Escragnolles

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Escragnolles

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Escragnolles

Escragnolles est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le Tresor dóu Felibrige de Frédéric Mistral donne les formes Escragnolo et Escregnoro comme toponymes. Ses habitants sont appelés les Escragnollois.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Escragnolles est un village des Préalpes grassoises situé à la lisière du département du Var.

Géologie et reliefModifier

La commune est située dans l’arrière pays Grassois et elle comporte douze hameaux[1] :

  • Le Logis,
  • Les Amphons,
  • Bail, La Bastide,
  • Le Cabanon,
  • Le Château,
  • Clars,
  • La Colette,
  • Les Gallants,
  • Les Gras,
  • Les Mourlans,
  • Saint Pons.

SismicitéModifier

Commune située dans une zone de sismicité modérée[2],[3].

Hydrographie et les eaux souterrainesModifier

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[4] :

  • La Siagne, ou Grande Siagne, naît dans l'Audibergue, son cours initial est le plus souvent asséché. Elle prend toute sa puissance après la source vauclusienne du Garbo[5].
  • La Siagne de la Pare ou d'Escragnolles, y prend sa source. Sur la carte des frontières de l'est (1776), son cours initial s'appelait la rivière des 'eaux nègres'. L'exsurgence (source vauclusienne) de la Pare a été achetée 20 000 francs or par le Syndicat intercommunal des Cinq-Communes. Avec l'exsurgence du Garbo, elle draine le karst de l'Audibergue.
  • Elle rejoint la Siagne après un parcours très encaissé qui fait la joie des adeptes du canyoning.
  • Siagne de pare,
  • Vallons de nans, de la colle, de st-martin, de la combe, des mourlans, de la combe d'andon, du ray.
  • Le canal de Belletrud (1931) a sa prise dans la grotte de la Pare. Pour se rendre à Saint-Cézaire-sur-Siagne, il domine les vallées de la Siagne d'Escragnolles puis de la grande Siagne, qu'il enjambe au bois des Malines, croise le canal de la Siagne avant d'entamer un long passage souterrain pour réapparaître au virage de Mauvans.

Il est possible mais dangereux de randonner le long de ce canal, en empruntant parfois les tunnels de franchissement d'obstacles du canal (qui ont été creusés sans engins motorisés, à la main et aux explosifs !). Ce canal alimente les communes de Saint-Cézaire-sur-Siagne, Le Tignet, Spéracèdes, Cabris et Peymeinade.

Escragnolles dispose de deux stations d'épuration :

ClimatModifier

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[8].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Voies de communications et transportsModifier

Voies routièresModifier

Le village est traversé par la D 6085 (ancienne N85 ou route Napoléon).

Transports en communModifier

La commune est desservie par la ligne LER 31 qui relie Nice à Grenoble, ainsi que par plusieurs lignes du réseau Sillages :

IntercommunalitéModifier

Commune membre de la Communauté d'agglomération du Pays de Grasse.

UrbanismeModifier

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[10].

ToponymieModifier

D'après Albert Dauzat et Charles Rostaing, ce toponyme provient de Sclango, nom obscur pré-latin, comme Esclangon - La Javie[11].

Attesté en: Castrum de Scralegnola ou comme on lit dans les Archives de Lérins, Sclangola, Scragnole ou Scangolo dans La Chorographie Ou Description De Provence

HistoireModifier

 
Escragnolles fin XVIIIe.

Raymond Requistoni (?-av.1309) fut seigneur de Escragnolles. Il s'allia à Cécile Cays, fille de Bérenger Cays, coseigneur de Peillon et du Touët[12]. Le seigneur de Escragnolles, Raymond Requistoni, eut de son vivant un homonyme qui fut chevalier et seigneur du Val d'Ampus.

  • À la suite de la peste de 1420, la population du village fut anéantie, et, pour le repeupler, il fallut faire appel à des habitants de la région proche ou de l'arrière pays de Gênes, les Figouns [13], grands mangeurs de figues et parlant le figoun.
  • Escragnolles fin XVIIIe.

HéraldiqueModifier

La commune d'Escragnolles porte[14] :

D'or, à un sautoir de sinople, accompagné en chef d’un roc d’échiquier, du même.

Les armes d'Escragnolles sont celles de la famille de Robert qui possédait cette seigneurie (Armorial des communes de Provence, Louis de Bresc)[15].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1975 mars 2008 Francis Galliano    
mars 2008 mars 2014 Jacques Ballestra[16]    
Avril 2014 En cours Henri Chiris SE Contrôleur de travaux

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

En 2016, la commune comptait 612 habitants[Note 1], en augmentation de 0,82 % par rapport à 2011 (Alpes-Maritimes : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
346350279363402420408431413
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
392410411421355310281277264
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
282248249163150172130115118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
117119110193326384491596614
2016 - - - - - - - -
612--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Établissements d'enseignements[21] :

  • Écoles maternelle et primaire[22],
  • Collège à Saint-Vallier-de-Thiey,
  • Lycées à Grasse.

SantéModifier

Professionnels et établissements de santé[23] :

  • Médecins à Saint-Vallier-de-Thiey,
  • Pharmacies à Saint-Vallier-de-Thiey, Cabris,
  • Hôpitaux à Cabris,
  • Maison de Santé Rurale de Valderoure[24].

CultesModifier

ÉconomieModifier

Entreprises et commercesModifier

AgricultureModifier

  • Région repeuplée au XVe siècle par des agriculteurs ligures "Les Figouns"[26].
  • La ferme pédagogique "Rucher Abelha"[27].
  • Exploitant agricole, secteur d'activité de la culture de légumes, de melons, de racines et de tubercules
  • Aïd-el-Kébir, abattoir fermier[28].

TourismeModifier

  • Bar-restaurant.

Commerces et servicesModifier

Commerces et services de proximité[29].

Budget et fiscalité 2016Modifier

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[30] :

  • total des produits de fonctionnement : 651 000 , soit 1 048  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 645 000 , soit 1 039  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 240 000 , soit 386  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 178 000 , soit 286  par habitant ;
  • endettement : 270 000 , soit 435  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 10,45 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 11,04 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 101,66 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 18 648 [31].

Lieux et monumentsModifier

Habitats fortifiés, enceintes, oppidum, castellarasModifier

Les points fortifiés sont très nombreux, toujours en vue les uns des autres autour d'un habitat fortifié plus important et mieux défendu[32],[33],[34],[35].

  • Oppidum de Conrouan
  • La Bastide,
  • Bois de Briasc,
  • Camp des listes,
  • Le Castellas[36],
  • Le Cavallet,
  • du Château ou Cogolin),
  • Collet des Pins de Rouyère,
  • La Colette (ou des Claps),
  • Conrouan (ou Camp Rouman, ou Moujoun,
  • La Grangasse,
  • Josepin,
  • Poste avancé des Rouguières,
  • Le Raïs, (ou Ray, ou Galants,
  • Les Rouguières.

Tumulus, Dolmens (Néolithique, Calcholithique)Modifier

 
Dolmen des Claps.
  • Dolmen des Claps[37],
  • Tumulus de la Colette[38],
  • Tombe en blocs de la Colette.

Patrimoine religieuxModifier

  • L'église Saint-Martin. Construite au XVIe siècle et remaniée au XVIIIe siècle[39].
  • L'église Saint-Pons. Appelée à tort chapelle Saint-Pons[40].
  • La chapelle du cimetière. Petite chapelle du cimetière[41].
  • La chapelle Saint-Martin. Nombreux fossiles sur place[42].

Enclos-apier du châteauModifier

Les grottes et abris sous rocheModifier

  • Grotte des Gours ou grotte Gras ;
    • Grotte de Saint-Martin ou Baumas du Baïl : 8 au total.

La Route NapoléonModifier

Les baumes du Baïl (hameau)Modifier

  • sous la nouvelle route Napoléon, au-dessus de la vraie route Napoléon

La Baumon du Duc ou grotte de Saint-Martin (Néolithique final)Modifier

  • Une des huit grottes dites de Saint-Martin ou Baumas de Baïl[43]. Ces cavités ont été découvertes et partiellement fouillées par Casimir Bottin, Émile Rivière et Marcellin Chiris entre 1878 et 1880[44]

Monuments commémoratifsModifier

  • Monument aux morts sur la place, près de la Mairie[45],[46].
  • Plaque commémorative à François Mireur. Le nom de François Mireur est gravé sur l’Arc de Triomphe à Paris.

ÉvénementsModifier

  • Fête annuelle aux ânes. La Fête aux ânes se déroule tous les ans le dernier dimanche de juin[47].

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Les douze hameaux de la commune
  2. Sismicité : Effets à l’ouest du fleuve Var
  3. Dossier Départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-Maritimes
  4. L'eau dans la commune
  5. Cours d'eau sur la commune ou à son aval
  6. Description de la station Escragnolles village
  7. Description de la station Escragnolles Le château
  8. Table climatique
  9. Horaires de la ligne Sillages à la demande no 400
  10. Plan local d'urbanisme
  11. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 239
  12. Venturini, Evolution, t.I, p. 178
  13. Toso F. : Da Monaco a Gibralterra : storia, lingua e cultura di villagi e citta-satto génovesi verso occidente, Toso, Le Mani Ed., Genova, 2004 (ISBN 88-8012-282-7)
  14. Les Monts d'azur : Escragnolles, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  15. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, Éditions Bachelin-Deflorenne, Paris, 1866, sur le site de Google books.
  16. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. Établissements d'enseignements
  22. École primaire : maternelle et élémentaire
  23. Professionnels et établissements de santé
  24. Maison de santé rurale de Valderoure
  25. Paroisse Saint-Marie des Sources
  26. Pays de Grasse
  27. La ferme pédagogique "Rucher Abelha"
  28. Abattoir fermier
  29. Commerces et services de proximité
  30. Les comptes de la commune
  31. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  32. Guébhard A. : Essai d'inventaire des enceintes préhistoriques (castelars), Le Mans, 1906
  33. Brétaudeau G. : Les enceintes des Alpes-Maritimes, IPAAM, Nice , 1996 (ISBN 2-9508373-1-X)
  34. Gazeenbek M. : Enceintes et habitats fortifiés des Alpes-Maritimes, Musée d'Art et d Histoire de Provence, Grasse, 2004, (ISBN 2-904110-37-2)
  35. Bottin C.: Notes sur quelques monuments préhistoriques des Alpes-Maritimes, Ann. Soc. lett., Sc., et Arts des A.M., 1882-VIII, p. 155-176.
  36. Le Castellas de Saint-Martin
  37. « Dolmen des Claps », notice no PA00080719, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Tumulus de la Colette
  39. L’église Saint-Martin
  40. L'église Saint-Pons
  41. Chapelle du cimetière
  42. La chapelle Saint Martin
  43. Détails La Baumon du Duc ou grotte Saint-Martin
  44. Del Fabbro Laurent, « La Baumon du Duc ou grotte Saint-Martin (Escragnolles, Alpes-Maritimes) », Bull. no 10 GRHP
  45. Monument aux morts
  46. Monument aux morts : Conflits commémorés 1914-18
  47. Date de la fête des ânes sur Nice-Matin