Escou

commune française du département des Pyrénées-Atlantiques

Escou
Escou
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Oloron-Sainte-Marie-2
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Béarn
Maire
Mandat
Jean Casabonne
2014-2020
Code postal 64870
Code commune 64207
Démographie
Population
municipale
414 hab. (2017 en augmentation de 11,29 % par rapport à 2012)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 00″ nord, 0° 32′ 07″ ouest
Altitude Min. 271 m
Max. 416 m
Superficie 6,19 km2
Localisation
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Escou

Escou est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Escounois[1].

Les Pyrénées vues du village d'Escou.
Escou, chemin de randonnée.

GéographieModifier

HydrographieModifier

La commune doit son nom au ruisseau l'Escou qui la traverse[2]. Ses affluents, les ruisseaux Sarailles, l'Arrigastou et Bidou ainsi que les ruisseaux Moulias (affluent du gave d'Oloron), Labronze (tributaire de l'Auronce) sont également présent sur ses terres.

Lieux-dits et hameauxModifier

  • le Hameau
  • le Village

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes d’Escou[3]
Lasseube
Escout   Ogeu-les-Bains
Herrère

ToponymieModifier

Le toponyme Escou apparaît[4] sous les formes Escoo (1380, contrats de Luntz[5]), Scoo (1546, réformation de Béarn[6]) et Sent Pierre d'Escou (1656, insinuations du diocèse d'Oloron[7]).

HistoireModifier

Paul Raymond[4] note qu'en 1385, Escou comptait 11 feux et dépendait du bailliage d'Oloron.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 2014 Jean Casabonne    
2014 2020 Jean Casabonne DLF  
Les données manquantes sont à compléter.

IntercommunalitéModifier

La commune fait partie de quatre structures intercommunales[8] :

Escou accueille le siège du syndicat pour le regroupement scolaire de la vallée de l'Escou.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2017, la commune comptait 414 habitants[Note 1], en augmentation de 11,29 % par rapport à 2012 (Pyrénées-Atlantiques : +2,49 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
492633426462504488480499478
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
478413417407425395391376370
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
336335321292273269245274251
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
285273232273318319385377418
2017 - - - - - - - -
414--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

La commune fait partie de l'aire urbaine d'Oloron-Sainte-Marie.

ÉconomieModifier

L'activité est principalement agricole (vigne, céréales, élevage). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoineModifier

Patrimoine civilModifier

  • La commune se situe sur la ligne Pau-Canfranc. La gare est fermée au trafic.
  • La maison Capieig, bâtisse du XVIIe. Propriété privée.
  • Portes datant du XVIIe en centre bourg

Patrimoine religieuxModifier

  • L'église Saint-Pierre[13] date du XVIIe siècle. (autel tombeau du XIXe, petit tabernacle de bois doré de la fin du XVIIe, statue de saint Pierre en bois doré).
  • Le village est dominé par une ligne de crêtes sur laquelle pointe une croix en béton, la croix d'Escou, érigée au XXe siècle par un apprécié curé de la paroisse, l'abbé Joseph Camblong (...-1992).

Patrimoine environnementalModifier

  • Vue panoramique sur la chaîne des Pyrénées
  • Le cassou de Crampé « le chêne des fées »

ÉquipementsModifier

La commune dispose d'une école maternelle et d'un terrain de rugby.

Personnalités liées à la communeModifier

  • L'abbé Joseph Camblong (...-1992), curé d'Escou de 1929 à 1992, surnommé « Le doux entêté » par monseigneur Lacaste, évêque d’Oloron. Pour célébrer la guérison jugée miraculeuse de sa gouvernante, Suzanne Morvan, en février 1939, l'abbé Camblong coule une immense croix en béton à Escou, haute de 15 mètres. Évidée, elle comprend un escalier intérieur pour accéder au sommet. Pour la fondation de cette croix, il utilise huit dalles du proche dolmen de Peyrecor qu'il a en partie démonté en 1933, à l'aide de douze paires de bœufs. Après 1976, cette croix, symbole de la victoire du christianisme sur le paganisme aux yeux du curé, est déplacée à l’emplacement d’un ancien dolmen dans un autre champ de la commune, car menacée d'être dynamitée par le nouveau propriétaire du champ initial. À l'âge de 75 ans, il entreprit de repeindre le plafond de l’église et fit une chute de 11 mètres suivie d’un mois de convalescence en fauteuil.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Escou
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. a et b Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  5. Contrats retenus par Luntz, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  6. Réformation de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, coll. « manuscrits du XVIe au XVIIIe siècle ».
  7. Insinuations du diocèse d'Oloron, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrits du xviie siècle.
  8. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 6 juin 2014)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  13. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Pierre

Pour approfondirModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier