Ouvrir le menu principal

Ernst Brugger

personnalité politique suisse
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Brügger.

Ernst Brugger
Illustration.
Photo officielle de Ernst Brugger
Fonctions
82e conseiller fédéral

(9 ans et 1 mois)
Élection
Réélection
Prédécesseur Hans Schaffner
Successeur Fritz Honegger
Chef du Département de l'économie publique

(9 ans et 1 mois)
Prédécesseur Hans Schaffner
Successeur Fritz Honegger
Président de la Confédération suisse

(1 an)
Élection
Vice-président Pierre Graber
Chancelier Karl Huber
Prédécesseur Roger Bonvin
Successeur Pierre Graber
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Bellinzone (Suisse)
Origine Canton de Zurich
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Gossau (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique Parti radical-démocratique (PRD)

Ernst Brugger
Conseillers fédéraux de Suisse
Présidents de la Confédération suisse

Ernst Brugger, homme politique suisse, né le à Bellinzone, dans le canton du Tessin et mort le , bourgeois de Möriken et Gossau (Zurich). Il fut conseiller fédéral de 1970 à 1977

Études et carrièreModifier

  • Fils d'agriculteur, il rappelait volontiers qu'« il avait appris à l'écurie, comment traiter avec les grosses bêtes ».
  • Après des études à Zurich, Paris et en Angleterre, il devient maître d’école secondaire.
  • Président de commune de Gossau (canton de Zurich).
  • Député hors-parti puis PRD au Grand Conseil de 1947 à 1967.

Conseiller d'étatModifier

  • Il est élu au Conseil d’État du canton de Zurich chargé de l’Intérieur et de la Justice (1959-1967) puis de l’Économie publique (1967-73). Il occupe également des fonctions dans les conseils d'administration de centrales électriques.

Conseiller fédéralModifier

  • Il est confronté à la récession des années 1970 et créé l'assurance-chômage obligatoire. Il prépare des programmes de relance de l'économie et fait adopter un nouvel article dit "conjoncturel" de la Constitution. La crise pétrolière de 1973 conduit la Suisse à prendre des mesures en vue de la sécurité de l'approvisionnement.
  • Il est également responsable de la politique agricole. Il soumet des projets de loi sur l'aide aux investissements dans les régions de montagne et une révision de la loi sur la formation professionnelle.
  • En tant que ministre chargé du commerce extérieur, il se rend en novembre 1970 à Bruxelles avec Pierre Graber, ministre des affaires étrangères. Les négociations aboutissent à un accord de libre-échange avec la Communauté Économique Européenne (CEE) (1972). Une garantie des risques à l'exportation améliore la compétitivité de l'économie suisse sur les marchés mondiaux.
  • Après le refus du ministre PDC de la Justice, Kurt Furgler, invoquant des raisons de conscience, de défendre le dossier de la libéralisation de l'avortement, il se charge de cette mission devant le Parlement.
  • Avant de se présenter devant le Parlement, il étudiait également la version française des projets soumis afin de mieux dialoguer avec la minorité linguistique. Il rappelait à tous ceux qui voyaient des incohérences dans ses projets: "Que voulez-vous, la politique n'est pas logique".

RetraiteModifier

Après sa retraite, il est président de Pro Infirmis, de la Banque populaire suisse et de la Commission pour la présence de la Suisse à l’étranger. Son épouse Lory est décédée en 1996.

Liens externesModifier