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Ernest de Boigne

personnalité politique française

Ernest de Boigne (italianisé en Ernesto De Boigne), né à à Chambéry (Duché de Savoie) et mort le au château de Buisson-Rond (Chambéry, département de la Savoie), est un noble savoyard, avocat, député au Parlement de Turin, partisan de la cession de la Savoie à la France en 1860, puis député français du Second Empire.

Sommaire

BiographieModifier

OriginesModifier

Paul Ernest Marie de Boigne naît le à Chambéry[1], dans le Duché de Savoie. Il est le fils du comte Charles-Alexandre de Boigne (1792-1853) et de Marie-Louise-Césarine Vialet de Montbel[2]. Il est ainsi le petit-fils du général Benoît de Boigne[2],[1].

Il hérite à la mort de son père, en 1853, du titre de « comte »[3], obtenu par son grand-père en 1816 par le roi Victor-Emmanuel Ier de Sardaigne[2],[3].

Il épouse en 1852 Delphine de Sabran-Pontévès (1834-1917)[3], fille de Marc-Édouard de Pontevès-Bargème, marquis de Bargème.

CarrièreModifier

Député au Parlement de Turin pour Chambéry, il milite au côté de Amédée Greyfié de Bellecombe pour la réunion de la Savoie à la France en 1860[4]. Il fait partie de la délégation de 41 savoisiens (nobles, bourgeois, officiers ministériels) favorables à l'Annexion, menée par le comte Amédée Greyfié de Bellecombe, qui s'est rendue auprès de l'Empereur, en mars 1860[5].

Il devient ensuite député du Second Empire du au pour la première circonscription de la Savoie. Il échoue aux élections législative de 1877, battu par le républicain Nicolas Parent. Il est aussi conseiller général du canton de Yenne[1] (1860-1871).

Il se retire de la vie politique, mais devient maire Lucey[1], de 1888 à 1895.

Il est décoré chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre de Saint-Georges[1].

Ernest de Boigne meurt le au château de Buisson-Rond, à Chambéry.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e François Miquet, « Les représentants de la Savoie au Parlement sarde », Revue savoisienne, vol. XI - série II, no 36,‎ , p. 171-178 et 250-270 (lire en ligne), notice p. 83.
  2. a b et c Comte Amédée de Foras, continué par le comte F.-C. de Mareschal, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 1, Grenoble, Allier Frères, 1863-1910 (lire en ligne), p. 233-238, « Boigne (de) ».
  3. a b et c [PDF] Archives départementales de la Savoie en 2001, p. 3 - Fond 8J Famille de Boigne (1744-1996)
  4. Régine Boisier, Adrien : Fils de paysan, appelé l'aristo, La Fontaine de Siloé, , 363 p. (ISBN 978-2-8420-6213-2), p. 190.
  5. La délégation menée par le comte Amédée Greyfié de Bellecombe, comprend pour la province de Chambéry le député d'Aix Gustave de Martinel, les conseillers provinciaux Louis Bérard, Maurice Blanc, Ernest de Boigne, les barons Frédéric d'Alexandry d'Orengiani et Louis Girod de Montfalcon, ainsi que Charles Bertier, Alexis Falcoz, Pierre-Louis Besson, l'avocat Antoine Bourbon, le docteur Dardel, Jacques Prosper Degaillon, Charles François, Félix Gruat, Pierre Viviand, Savey-Guerraz et le major de la Garde nationale Vuagnat. La province d'Annecy est représentée par les députés Albert-Eugène Lachenal, Joseph Ginet (Rumilly), Hippolyte Pissard (Saint-Julien) et Jacques Replat (Annecy), accompagnés par Claude Bastian (ancien député de Saint-Julien), Dufour, les barons Scipion Ruphy (Annecy) et Jules Blanc (Faverges), François Bétrix (directeur de la Banque de Savoie), le docteur Descotes, Magnin, Masset, Alexis Rollier. À noter que le Chablais, plutôt favorable à un rapprochement avec la Suisse voisine n'envoie qu'Édouard Dessaix, Félix Jordan, François Ramel et Gustave Folliet. Cité par Régine Boisier/Paul Guichonnet.