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Ernest Ouandié
Naissance
Badoumla
Décès (à 47 ans)
Bafoussam
Nationalité camerounaise
Pays de résidence Cameroun
Profession
Instituteur
Autres activités
Homme politique
Héros national du Cameroun
Description de l'image Cameroon COA.svg.

Ernest Ouandié, d'ethnie bamiléké, né en 1924 à Badoumla (arrondissement de Bana, région de l'Ouest du Cameroun), mort fusillé le à Bafoussam sous le régime d'Ahmadou Ahidjo, est une figure de la lutte pour l'indépendance du Cameroun au sein de l'Union des populations du Cameroun (UPC), puis un des principaux acteurs de la guerre civile à partir de l'indépendance en 1960 lorsque le parti déclenche une insurrection pour renverser le nouveau régime.

Il est réhabilité en 1991 et déclaré héros national par l'Assemblée nationale du Cameroun.

Sommaire

Jeunesse et étudesModifier

Il est né à Badoumla, arrondissement de Bana (Haut-Nkam) mais serait originaire de Bangou dans les Hauts-Plateaux. Son père Djemo (ou : Djeumou), grand notable badoumla, et sa mère Kapsu se seraient mariés en 1905. Djemo a trois épouses.

Ouandié – nom qui signifie « qui est dans la maison ? » ou « qui est en sécurité ? » – est le 5e de 7 enfants issus de la même mère : Ngako, Yemdo, Mboutchak, Djieumo, Ouandié, Djoma et Kamdem.

En 1927, alors qu'Ernest Ouandié était âgé de 3 ans, son père fut astreint aux travaux forcés[Note 1] non loin de Bafang, à Djimbong, située dans l'actuel arrondissement de Kekem (région de l'Ouest, département du Haut-Nkam, en pays bamiléké), dans les plantations de café appartenant aux colons français. Vers 1929, très malade, il fut renvoyé dans son foyer et ainsi il put rejoindre ses épouses et ses enfants à Bangou.

De 1933 à 1936, il fut scolarisé à l'école publique de Bafoussam (quartier Famla).

En 1937, il fut admis à l’examen de ceux qui devaient continuer le cycle primaire.

De 1937 à 1939, il fréquenta l’École régionale de Dschang.

En 1940, il fut reçu au Certificat d'études primaires élémentaires » (CEPE) ainsi qu'au concours d’entrée à l’École primaire supérieure de Yaoundé où il obtint le Diplôme des moniteurs indigènes (DMI) .

Il épousa d'abord Njila (fille de Diffo Petko) avec laquelle il eut un enfant qui mourut en bas âge, avant leur divorce.

En secondes noces, il se maria à Douala le 5 décembre 1948, avec Marthe Eding, née en 1921, femme bakoko rencontrée l'année précédente à Édéa, où il était affecté.

Cinq enfants sont issus de cette union : Philippe, Mireille, Irène, Monique et Ruben Um Nyobé.

Hors mariage, il aura eu au moins trois enfants - dont une fille prénommée Ernestine, née à Yaba (Lagos, au Nigeria) le 11 mai 1961, d'une mère ghanéenne qu'il avait connue lors de son exil à Accra. Celle-ci sera retrouvée morte à Foumbot (département du Noun), en octobre 2009)[1],[2].

Sa famille est harcelée par le commissaire de police et chef des Brigades mixtes mobiles de Bafoussam.

Sa veuve est morte à 95 ans, le 15 avril 2016, en son domicile de Bonabéri, un quartier dans la ville de Douala[3].

Vie politique et organisation de la résistanceModifier

Il est enseignant dans le secteur public ; sa carrière est marquée par d’innombrables affectations dites disciplinaires, en réalité à caractère politique.

  • 1944-1948 : enseigne à Édéa et milite au sein de l’Union des syndicats confédérés du Cameroun (USCC).
  • 1948 : adhère à l’Union des populations du Cameroun (UPC).
  • 7 octobre 1948 : est affecté à Dschang.
  • 6 novembre 1948 : il est affecté à Douala comme directeur de l’école publique du quartier New-Bell Bamiléké.
  • Agé de 28 ans, quitte sa famille en à vélo pour mener une quête importante dans la lutte avec l'UPC [Quoi ?].
  • Septembre 1952 : élu vice-président de l’UPC chargé de l’organisation et directeur de la Voix du Cameroun au 2e congrès à Eséka.
  • Septembre 1953 : affecté à Doumé, puis à Yoko ; il implante l’UPC dans le Mbam.
  • 29 juillet-12 septembre 1954 : voyage en Chine, où il assista du 9 au 15 août 1954 au Congrès mondial de la jeunesse démocratique, puis à Paris et à Moscou.
  • Décembre 1954 : affectation à Batouri, puis à Bertoua
  • 29 janvier 1955 : à nouveau affectation à Douala, où le haut-commissaire Roland Pré entreprend de rassembler tous les dirigeants de l'UPC pour les tenir en permanence à sa portée.
  • 1955 : exil au Cameroun occidental.
  • 1956 : création du Syndicat des enseignants à Édéa.
  • 3 juin 1957 : le gouvernement britannique interdit l’UPC. Expulsion du Cameroun occidental et déportation à Khartoum (Soudan) avec Félix-Roland Moumié, Abel Kingué et 10 autres militants nationalistes (UPC, UDEFEC et JDC).
  • Mars 1959 : participation à l’Assemblée générale extraordinaire des Nations unies consacrée à l’indépendance du Cameroun.
  • 1er janvier 1960 : proclamation de l'indépendance du Cameroun.
  • 1960 : rencontre Albert Mukong à Accra, qui l'encourage à cesser la lutte armée maintenant que l'indépendance était acquise et à participer aux élections de 1960, ce à quoi était favorable Félix Moumié. Cette opinion fut mise en minorité avec le refus d'Ernest Ouandié, soutenu par Abel Kingué[4]. La guerre civile commence.
  • 1960 : rencontre Nelson Mandela au Caire à qui il enjoint d'engager la lutte armée contre l’apartheid.
  • A la suite de l'assassinat de Félix-Roland Moumié, il lui succède à la présidence de l'UPC.
  • janvier 1961 : en compagnie d'Abel Kingué, se rend au Caire rencontrer les autorités égyptiennes. A cette occasion, ils dénoncèrent la coopération du gouvernement camerounais avec l'impérialisme (cité par Akhbar du 15 janvier 1961)[5].
  • 21 juillet 1961 : retour clandestin au Cameroun depuis la frontière nigériane, prend les commandes de l'armée de libération nationale kamerunaise (ALNK) et réorganise celle-ci.
  • Après la mort de Martin Singap en septembre 1961, il jette les bases d'une nouvelle organisation. Il annonce la dissolution des anciennes structures militaires et la mise en place d'une nouvelle hiérarchie, dont la direction est confiée à David Kana. Prenant la direction politique de la rébellion, il revendique « l'abrogation des accords franco-camerounais et des dispositions mettant en vacances toutes les libertés politiques, le retrait des troupes étrangères et autres techniciens militaires, l'amnistie générale inconditionnelle pour tous les faits et condamnations se rapportant à la situation politique depuis 1955, la dissolution immédiate des institutions actuelles et le retour devant les électeurs[6]. »
  • Les troupes gouvernementales, informées de sa présence dans le pays, font de sa neutralisation une priorité. La réorganisation de la rébellion s’avère être une réussite. Le colonel français Jean-Victor Blanc, véritable ministre des Forces armées camerounaises, constate que « dans le Mungo et le Bamiléké, les rebelles ont une audience plus forte que celle du gouvernement. Le chef de la rébellion, Ouandié, est un bon organisateur, un très bon propagandiste. Il a la foi et il a su la faire partager à ses hommes. L'administration civile, comme une bonne partie des forces de l'ordre, n'ont pas une foi comparable à celle des rebelles[6]. »
  • 13 septembre 1962 : préside dans le maquis une assemblée populaire qu'il a convoquée. La décision de création du Comité révolutionnaire comme Direction provisoire de l’UPC est prise. De même est décidé la création d’un état-major de l’ALNK.
  • 25 avril 1963 : préside dans le maquis une nouvelle assemblée populaire. Cette assemblée confirme les décisions de la précédente.
  • 1965 : Avec l'autorisation du chef de l'État, Mgr Ndongmo, un Bamiléké, rencontre Ernest Ouandié pour étudier les conditions de sa reddition. L'affaire restera sans suite.
  • 19 août 1970 : arrestation à Mbanga, dans le Moungo. Il est aussitôt conduit dans les locaux de la Brigade mixte mobile (BMM) à Kondengui, près de Yaoundé, tristement célèbre pour ses salles de torture et dont le chef, Jean Fochivé, « représentait la terreur »[7] et n'avait de comptes à rendre qu'au chef de l'État. Lors de sa détention dans les locaux de cette police secrète paramilitaire, il partagera la cellule d'Albert Mukong, ancien secrétaire général du One Kamerun de Ndeh Ntumazah (en)[Note 2] et, en tant que tel, habitué des prisons politiques[8].
  • 28 décembre[pas clair] 1970 : comparution devant le tribunal militaire de Yaoundé en compagnie de Mgr Albert Ndongmo et de 26 coprévenus.
  • 5 janvier 1971 : condamnation à mort par le tribunal militaire.

En France, la plupart des grands médias (AFP, Le Monde...) diffusent la version présentée par le gouvernement d'Ahmadou Ahidjo. En revanche, le réseau Solidarité d'Henri Curiel mobilise avocats et intellectuels pour tenter d'organiser la défense juridique et médiatique des accusés, et contacte des diplomates français pour les convaincre d'intervenir. Un Comité international de défense d'Ernest Ouandié est constitué, dont la présidence est assurée par le naturaliste Théodore Monod. Malgré le désintérêt des médias, plusieurs personnalités rejoignent le comité : l'ancien ministre Pierre Cot, l'écrivain Michel Leiris, le philosophe Paul Ricœur et le linguiste Noam Chomsky. Dans l'usine Thomson-CSF de Villacoublay, des dizaines d'ouvriers sont signataires d'une pétition de soutien[6].

Procès et exécution publiqueModifier

Le , Ernest Ouandié et Mgr Albert Ndongmo comparaissaient, en compagnie de 26 autres coprévenus, devant le tribunal militaire de Yaoundé pour avoir, dans l'étendue de la région administrative de l'Ouest et du département du Mungo, courant 1961 à 1970, en tout cas dans le temps légal des poursuites :

« Tenté par la violence de modifier les lois constitutionnelles ou de renverser les autorités politiques instituées par lesdites lois ou de les mettre dans l'impossibilité d'exercer leurs pouvoirs ;
Dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, organisé, commandé des bandes armées dans le but de provoquer la guerre civile et de commettre la révolution ;
Dans les mêmes circonstances de temps et de lieu et dans l'exécution des faits ci-dessus analysés, commis ou fait commettre des assassinats, des incendies, des arrestations et séquestrations de personnes, des pillages en bande ;
De s'être dans les mêmes circonstances de temps et de lieu rendus complices desdits crimes.
 »

La juridiction militaire était composée du capitaine Paul Njock (président), des lieutenant-colonel Bouba Kaélé et capitaine Nguindjoll (assesseurs), le capitaine Emile Manga occupant le siège de commissaire du gouvernement (avocat général).

A l'ouverture des débats, privé de ses avocats qu'il avait constitués depuis le 12 novembre 1970, c'est-à-dire depuis un mois et demi (Me Jacques Vergès, Me Jean-Jacques de Felice, avocats inscrits au barreau de Paris, et Me Ralf Milner, avocat inscrit au barreau de Londres, qui n'ont pas obtenu de visa pour se rendre au Cameroun et assurer sa défense, et ayant récusé Maître Orcel, son avocat commis d'office, Ernest Ouandié, déclarera au président du tribunal qu'il lui est impossible d'être jugé, que le gouvernement veut l'abattre et que ce procès est une forfaiture[9].

Passant outre, le président fera donner lecture par le greffier de l'ordonnance de renvoi, qui précisait notamment que[9] :

« [...] le bilan des opérations de rébellion est très éloquent. On compte en effet depuis 1961 jusqu'en 1970 : 47 militaires, 69 gardes civiques et 962 civils tués. 448 personnes enlevées, 114 militaires et 458 civils blessés, 2 269 cases et 56 véhicules incendiés. Tandis que le nombre connu des hors-la-loi tués par les forces régulières dans la même période est de 3 852. C'est grâce au soutien sans réserve de quelques citoyens menant une vie apparemment paisible, surtout à celui de M. l'abbé Ndongmo devenu évêque qu'Ouandié n'a pu être mis hors d'état de nuire depuis 1961.
Comme tout a des limites, même l'infini, ce criminel a été capturé le 19 août 1970 par les populations des environs de Mbanga, en l'absence de son puissant protecteur. Ainsi la duplicité de ce prélat s'annonce très dangereuse, car Mgr Ndongmo qui s'est caché dans sa soutane d'homme de l'Eglise a pris fait et cause pour Ouandié Ernest en le protégeant, en collaborant avec lui, en l'assistant matériellement et moralement et spirituellement même dans ses activités plus criminelles que réellement révolutionnaires.
 »

Cette ordonnance précisait encore que :

« Ouandié Ernest en sa qualité de vice-président de l'UPC, a pris le commandement des maquis du territoire en 1961 pour continuer la lutte révolutionnaire engagée par ce qu'on a appelé "Armée de libération nationale kamerounaise" ; que cette lutte avait pour but essentiel de faire abdiquer le pouvoir par les autorités en semant la terreur dans les populations par des assassinats, des meurtres, des incendies, des vols, des pillages, des enlèvements de personnes ; que c'est grâce au soutien sans réserve accordé par Mgr Ndongmo qui comptait exploiter cette occasion pour accéder à la magistrature suprême, que Ouandié a résisté aux opérations montées et effectuées par toutes les forces régulières du pays.[9] »

Appelé à la barre par le président pour être interrogé sur les faits qui lui étaient reprochés, Ernest Ouandié déclarera qu' « il s'agit d'un jugement de pure forme » et refusera de s'exprimer, maintenant son refus tout le long des débats.

Le verdict fut prononcé le  :

  • 10 relaxes (Nguémeni Léon, Wansi Bolofan Pascal, Tchouandé Christophe, Nguémeni Michel, Yimo Timothée, Poualeu Victor, Movo Jean, Ther Monique, Kamdem Kanga et Simo Luc).
  • 9 condamnations à 5 ans de détention (Nana Maurice, Ngakéa Gabriel, Ténéwa Emmanuel, Kiengaing Louis, Sadefo Joseph, Tuntcheu Emmanuel, Ngamo Pierre, Fondjo Simo et Njilla Joseph).
  • 3 condamnations à 10 ans de détention (Minkam Robert, Tchakonté David, Seutio Abraham).
  • 2 condamnations à 20 ans de détention (Tenkeu Laurent et Djoumessi Mathieu).
  • 1 condamnation à perpétuité (Mgr Albert Ndongmo).
  • 3 condamnations à mort : Ernest Ouandié, Matthieu Njassep (dit « Ben Bella », maquisard et secrétaire particulier de Ouandié) et Fotsing Raphaël (maquisard et agent de liaison entre Ouandié et Mgr Ndongmo).

Me Luke Sendzé, qui fut l'un des avocats de Mgr Albert Ndongmo, révélera que lors d'un entretien qu'il eut avec le président du tribunal, le capitaine Njock, celui-ci lui confiera son inexpérience en la matière et le fait qu'il n'était pas un magistrat chevronné[10]. Un de ses assesseurs, un homme âgé originaire du Nord du Cameroun, considéra que ces propos étaient de la perte de temps car le tribunal n'avait qu'à rendre sa décision. Me Sendzé en déduira que le procès était réglé d'avance[11].

Il sera fusillé en place publique le à Bafoussam, avec le jeune Raphaël Fosting, son compagnon d'armes au maquis, et Gabriel Tabeu dit « Wambo le Courant », fondateur et responsable politico-militaire du mouvement de la « Sainte Croix pour la libération du Cameroun », condamné à mort le dans le second procès ouvert contre Mgr Ndongmo.

Après qu'il fut atteint par la salve mortelle du peloton camerounais, un officier européen que personne n’avait remarqué, peut-être était-il resté dans la voiture, s'est détaché de l’assistance, approché de Ouandié mourant, agenouillé auprès de lui, mis la main à son étui de revolver, penché en avant et tiré à bout portant[Information douteuse] [?][12]. Les circonstances qui ont entraîné, voire précipité, son exécution sont relatées dans des confidences faites en août 1993 (soit presque vingt-deux ans ans après les faits) par Moussa Yaya Sarkifada, l'un des barons du régime d'Ahmadou Ahidjo[13] :

«  C’est Jacques Foccart qui était venu exiger l’exécution d’Ernest Ouandié ; en effet, aussitôt après leur condamnation à mort peu avant Noël [Note 3], Dongmo[Note 4] avait demandé la grâce présidentielle, mais Ouandié avait refusé de signer le recours en grâce ; presque chaque jour on lui apportait le dossier pour signer et il avait répondu à Ahidjo " Prenez vos responsabilités ; moi je prends les miennes devant l’Histoire ". Ahidjo était vraiment perplexe et la terrible année 1970 est finie. En début d’année Ahidjo espérait maintenant que l’affaire allait s’enliser et qu’on n’en parle plus, comme ça ils allaient rester vivants. Beaucoup de gens sont condamnés et jamais exécutés.

Brusquement Foccart est venu et a tout précipité.

Foccart était arrivé par avion un matin vers le 11 ou 12 janvier je ne me souviens plus exactement ; il s’est d’abord rendu à l’Ambassade de France ; puis à 11 H le Président Ahidjo l’a reçu au Palais. Quand Foccart est parti, j’ai retrouvé Ahidjo pour déjeuner. Foccart a dit à Ahidjo que le cas Ouandié est l’objet de son aller et retour : " le Président Pompidou va entamer prochainement son tout premier voyage en Afrique et le Cameroun est l’une des étapes. Il faut que cette affaire soit réglée avant l’arrivée du Président Pompidou, qui est imminente. Je pars à Libreville attendre.

"
 »

RéhabilitationModifier

Le , il fut déclaré héros national par l'Assemblée nationale du Cameroun.

La loi no 91/022 du le réhabilitera[14],[15], celui-ci ayant « œuvré pour la naissance du sentiment national, l'indépendance ou la construction du pays, le rayonnement de son histoire ou de sa culture. » Aux termes de l'article 2 de la loi précitée,« la réhabilitation (...) a pour effet de dissiper tout préjugé négatif qui entourait toute référence à ces personnes, notamment en ce qui concerne leurs noms, biographies, effigies, portraits, la dénomination des rues, monuments ou édifices publics »[14]. Cependant, à ce jour, il n’y a pas de monument à la gloire des nationalistes camerounais[réf. nécessaire].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le décret du 23 mars 1921 a accordé au Cameroun français une autonomie financière. Une lecture attentive de ce décret montre que la métropole n'était nullement disposée à financer les activités de développement socio-économiques du Cameroun. Il fallait donc trouver sur place les sources de financement. Le recours aux travaux forcés apparaîtra comme la solution idéale.
  2. Parti anglophone allié de l’Union des Populations du Cameroun, tous deux luttant contre le pouvoir colonial, français et britannique.
  3. Moussa Yaya fait une confusion de date puisqu'en réalité c'est après Noël, le 5 janvier 1971, que Ouandié a été condamné à mort tandis que Mgr Ndongmo se voyait infliger la peine perpétuelle. C'est dans un second procès, dit du complot, que ce dernier fut condamné à mort le 6 janvier 1971.
  4. Il s’agit de Mgr Albert Ndongmo, évêque de Nkongsamba, condamné à mort le 6 janvier 1971 dans un second procès dit du complot.

RéférencesModifier

  1. Marta Moumié, « La fille d'Ernest Ouandié a disparu », sur felixmarthemoumie.blogspot.fr (consulté le 10 février 2017).
  2. Garvey1887, « La triste histoire d'Ernestine OUANDIE la fille d'Ernest OUANDIE », (consulté le 28 janvier 2018)
  3. « Nécrologie : Marthe Eding, veuve d’Ernest Ouandie n’est plus », sur journalducameroun.com, (consulté le 8 février 2017)
  4. (en) Albert W. Mukong, « Prisoner Without a Crime: Disciplining Dissent in Ahidjo's Cameroon », sur books.google.fr (consulté le 17 février 2017)
  5. Middle East Record, volume 2, 1961, p. 674-675.
  6. a b et c Thomas Deltombe, Manuel Domergue, Jacob Tatsita, Kamerun !, La Découverte,
  7. « Détenu 4 ans à Mantoun, Célestin Lingo se souvient. "C’est bon de vider le passé…pour recréer la nation" », Le Messager, 19 février 2004, en ligne sur www.cameroon-info.net (Consulté le 31 janvier 2017).
  8. « Il disait toujours en rigolant " Avec le combat que je mène, ma maison c’est la prison ". " L'exception c’est lorsque je dors à la maison " », cité par Henriette Ekwé, « Albert Mukong : Un grand résistant s’en est allé », sur cameroon-info.net, (consulté le 8 février 2017)
  9. a b et c "Cameroun - Rébellion : Retour sur les procès de Mgr Ndongmo et Ouandié", en ligne sur www.cameroon-info.net.
  10. « The trial was bound to be what it was. Because the President of the Military Tribunal at that time, Njock, was just a law student, not a seasoned magistrate. I met him afterwards and we were talking about the matter. He confessed that we came and totally confused him because he had never had that kind of experience in his life. » (Ndeh Ntumazah: A conversational Auto biography, 2001, p. 305).
  11. « One of the assessors, and old northerner thought we were just wasting our time. According to him they ought to just throw us out and decide the thing. It was an orchestrated trial. » (Ndeh Ntumazah: A conversational Auto biography, 2001, p. 305).
  12. Vincent-Sosthène Fouda, « Exclusif : voici comment est mort Ernest Ouandié », sur www.camersenat.info, (consulté le 7 février 2017).
  13. " Moussa Yaya : « C’est Jacques Foccart qui était venu exiger l’exécution d’Ernest Ouandié » ", en ligne sur www.camernews.com, 15 janvier 2016, (consulté le 31 janvier 2017).
  14. a et b Loi n°91/022 du 16 décembre 1991 portant réhabilitation de certaines figures de l'histoire du Cameroun, en ligne sur https://www.prc.cm/fr, (consulté le 29 janvier 2017),
  15. " Juridis Info, Revue de législation et de jurispridence (sic) camerounaises ", numéro 9, janvier-février-mars 1992, p. 5-9, en ligne sur https://books.google.fr, (consulté le 30 janvier 2017)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • (en) Mark Dike DeLancey, Rebecca Mbuh et Mark W. Delancey, « Ouandié, Ernest (1924-1971) », in Historical Dictionary of the Republic of Cameroon, Scarecrow Press, Lanham, Md, 2010 (4e éd.), p. 298-299 (ISBN 9780810873995)
  • Louis Kamga Kamga, Ernest Ouandié. Le « Che Guevara » africain, dernier chef historique de l'UPC, L'Harmattan, Paris, 2016, 194 p. (ISBN 978-2-343-09146-4)

Liens externesModifier