Ernest Monin

médecin hygiéniste et vulgarisateur médical français

Ernest Monin, né le à Besançon et mort le à Paris, est un médecin et vulgarisateur médical français.

Ernest Monin
Photographie d'Ernest Monin par Émile Cohl (1885).
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Hector Monin (d) (beau-père)
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Biographie modifier

Né le 13 septembre 1856 à Besançon, Ernest Monin est le fils de Rachel Lévy et de Louis Henri Monin, professeur d'Histoire à la faculté de Lettres[1]. L'historien Hippolyte Monin est son frère aîné.

En étudiant la médecine, Ernest Monin a suivi les traces de son grand-oncle, le docteur en médecine et botaniste amateur Romain Monin (1783-1860), actif à Saint-Pétersbourg (1815-1829) puis à Blois[2].

En 1877, Ernest Monin devient docteur en médecine à l'âge de 21 ans, après avoir soutenu une thèse sur la Pathogénie des oreillons à la Faculté de médecine de Paris[3].

Rédacteur scientifique du journal Gil Blas dès 1879, secrétaire de la rédaction du Journal d'hygiène et de la Revue de thérapeutique[1], collaborateur du Journal de la Santé[4], membre de la Société des gens de lettres[1], il publie au cours de sa carrière plus de cinquante ouvrages de vulgarisation médicale[4]. Il a ainsi contribué à répandre les principes hygiénistes auprès du grand public.

 
Portrait du docteur Monin par Émile Dupont-Zipcy (1882), Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon.

Médecin de l'octroi de Paris (1881), secrétaire général de la Société française d'hygiène (1882), médecin-inspecteur des écoles de Paris (1884), membre du jury de plusieurs expositions internationales, il est nommé officier de l'Instruction publique en 1885 et chevalier de la Légion d'honneur en 1888. Il est promu au rang d'officier de cet ordre en 1913[1].

Franc-maçon fasciné de spiritualités exotiques, ami de Catulle Mendès[4] et proche de plusieurs autres écrivains et journalistes, il fréquente le cabaret du Chat noir ainsi que les milieux littéraires, artistiques et humoristiques des « fumistes », « hydropathes »[5] et autres « hirsutes »[6]. Il participe ainsi à l'exposition des Arts incohérents en 1884[7].

Le 2 décembre 1889, il épouse sa cousine issue de germain Adèle-Élisabeth-Marie Monin (1866-1951)[8], fille du négociant Hector Monin (maire du 3e arrondissement en 1904-1905). Les témoins du marié sont deux de ses confrères, Anthelme Combe et le député Stephen Pichon[9]. Un autre député et ami d'Ernest, le docteur Émile Chautemps, prend la parole en l'honneur des jeunes mariés[10].

Mort le 18 décembre 1928 en son domicile du no 12 du boulevard Raspail[1], il a légué 15 000 francs à la Société des gens de lettres et un ensemble hétéroclite de 1400 « bibelots » au musée de sa ville natale[11]. Entrés dans les collections municipales en 1931, ces objets sont conservés et en partie exposés au Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon.

Notes et références modifier

  1. a b c d et e Notice L1907046 de la base Léonore.
  2. Asrien Franchet, Flore de Loir-et-Cher, Blois, Contant, 1885, p. XXII-XXIII (consultable en ligne sur Gallica).
  3. Nos Docteurs, p. 119.
  4. a b et c « Mort du docteur Ernest Monin », Comœdia, 12 janvier 1929, p. 3 (consultable en ligne sur Retronews).
  5. Philippe Dubois, « Vingt ans après : le dîner des Hydropathes », L'Aurore, 23 décembre 1899, p. 3 (consultable en ligne sur Gallica).
  6. Léon Roux, « Les Hirsutes », Mercure de France, 15 février 1920, p. 280 (consultable en ligne sur Gallica).
  7. Catalogue illustré de l'exposition des Arts incohérents, Paris, E. Bernard et Cie, 1884, p. 22 et 128 (consultable en ligne sur Internet Archive).
  8. Archives départementales du Val-de-Marne, état civil de Saint-Mandé, registre des naissances de 1866, acte no 77 (vue 22 sur 164).
  9. Archives de Paris, état civil du 3e arrondissement, registre des mariages de 1889, acte no 861 (vue 25 sur 31).
  10. Gil Blas, 4 décembre 1889, p. 1.
  11. Recueil des actes administratifs de la Préfecture du département de la Seine, 1929, p. 322 (consultable en ligne sur Gallica).

Voir aussi modifier

Bibliographie modifier

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