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Entreprise familiale

entreprise, qui est fortement influencé par une famille ou un nombre limité de propriétaires dans le cercle des relations familiales

Une entreprise familiale est une entreprise dont le pouvoir décisionnel (sa gouvernance) est détenu majoritairement par une ou plusieurs familles fondatrices.

Cela n'empêche néanmoins pas que le capital familial soit ouvert à la bourse, à des investisseurs financiers, quand au fil des générations, il y a eu des rachats de titres cofinancés par les banques et/ou des capitaux investisseurs.

Les actionnaires d'entreprises patrimoniales sont en majorité des individus privés ou des familles qui possèdent des capitaux investis dans un patrimoine productif, et ont développé une stratégie patrimoniale de fructification de ces capitaux[1]. À noter qu'il n'existe pas en France de statut légal de l'entreprise familiale[2].

ChiffresModifier

En 2014, les deux tiers des entreprises dans le monde étaient familiales[3]. Ce chiffre est de 83 % en France, en 2016[4].

Selon la commission européenne, les entreprises familiales représentent plus de 60 % des entreprises européennes, petites et grandes, et procurent 40 à 50 % des emplois.[5]

A noter qu'en France, seules 1 400 entreprises familiales auraient plus de 100 ans[6].

DéfinitionModifier

Un groupe d'expert de la commission européenne[7] a proposé la définition en plusieurs points suivante pour qualifier les entreprises familiales :

  • la majorité des pouvoirs décisionnels est détenue par la ou les personnes physiques ayant fondé la société ou ayant acquis son capital social, ou est détenue par son conjoint, ses parents, son enfant ou l’héritier direct de son enfant,
  • la majorité des pouvoirs décisionnels est constituée de manière directe ou indirecte,
  • au moins un représentant de la famille ou de ses membres est officiellement investi de la direction et du contrôle de la société,
  • une société cotée répond à la définition de l’entreprise familiale lorsque la personne ayant fondé la société ou ayant acquis son capital social, ou bien sa famille ou ses descendants, détient 25 % des pouvoirs décisionnels du fait de la hauteur de sa participation au capital social.

Le même groupe d'expert incite sur le fait que cette définition est un point de départ pour comprendre la spécificité de l'entreprise familiale mais ne prend pas assez en compte le caractère "multi-générationnel" de l'entreprise. En effet, l’une des caractéristiques essentielles du capitalisme familial est sa capacité à s’inscrire dans le temps avec un souhait de pérennité et souvent de transmission intergénérationnelle[8].

HistoireModifier

La recherche académique travaille sur la création de valeur pour l'actionnaire, la politique de dividende, l'emploi familial... pour déterminer si les entreprises familiales sont plus efficientes que les autres. Néanmoins, cette recherche académique travaille (pour des questions de données et d'informations disponibles) essentiellement sur des grands groupes et/ou entreprises cotées... ce qui n'est pas le cœur de l'entrepreneuriat en France.

En dehors de Paris, les régions où l'on retrouve des sujets d'entreprises patrimoniales sont le Nord, Rhône-Alpes, la Bretagne, le Bordelais et l'Est.[source insuffisante][9].

La plus vieille entreprise familiale du monde est l'hôtel Hoshi Ryokan, fondé en 717 dans la ville de Komatsu. Jusqu'en 2006, c'était Kongō Gumi, un constructeur de temples remontant à 578, qui s'est fait racheter par Takamatsu Corporation[10]. En Europe, la société italienne Beretta remonte à 1526 et appartient à la même famille depuis le XVIe siècle.

Approche fiscaleModifier

En France, les points de repère principaux sont les sujets de transmission intra-familiale (ou non), par les effets notamment du pacte Dutreil, mais aussi des formes sociétaires[11] telles que les SARL de famille, les sociétés civiles, de société en commandite par actions, etc.

Il est estimé en France que seulement 22 % des PME familiales sont transmises à la génération suivante au sein de la famille (contre 51 % en Allemagne et plus de 80 % en Italie)[12].

VisibilitéModifier

Une association Les Hénokiens regroupe des entreprises familiales pérennes depuis plus de deux siècles.

En bourse, Euronext a lancé en février 2017 un indice centré sur les entreprises familiales[13].

Les entreprises familiales centenaires (EFC) ne sont plus que 1 500 en France. Ce sont essentiellement des PME et TPE (85 % ont un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros) mais on trouve également quelques très grosses entreprises. En 2007 a été créé le label EFC qui a pour objectif de permettre à ces entreprises de se différencier de celles, qui bien que centenaires, n'appartiennent plus à la famille fondatrice[14].

Notes et référencesModifier

  1. « Les 5 idées à retenir de ... « Développer les entreprises patrimoniales » », sur lesechos.fr, (consulté le 28 octobre 2014)
  2. Sylvain Gariel et Gauthier Lherbier, Développer les entreprises patrimoniales : un défi pour les héritiers et les managers, Eyrolles, , 182 p.
  3. Marie-Cécile Renault, « Les 7 recettes du succès des entreprises familiales », sur Le Figaro, (consulté le 4 avril 2017)
  4. « L'entreprise familiale, le modèle le plus répandu en France », sur France TV info, (consulté le 4 avril 2016)
  5. « Avis du Comité économique et social européen sur «L’entreprise familiale en Europe comme source de croissance renouvelée et d’emplois de meilleure qualité» », sur Commission européenne,
  6. Gaëlle Jouanne, « Les secrets des entreprises familiales centenaires », sur Chef d'entreprise magazine, (consulté le 4 avril 2017)
  7. « Avis du Comité économique et social européen sur «L’entreprise familiale en Europe comme source de croissance renouvelée et d’emplois de meilleure qualité» », sur Eur.Lex.europe.eu, (consulté le 6 février 2019)
  8. « Actionnariat Familial », sur Family & Co - Entreprise familiale (consulté le 6 février 2018)
  9. « Entreprisefamiliale.fr - Portail de la Recherche sur les Entreprises Familiales », sur entreprisefamiliale.fr (consulté le 27 octobre 2015)
  10. (en) William T. O’Hara, « The world’s oldest family companies: One hundred lessons in endurance from 17 countries », Family Business
  11. François Almaleh, « Les holding patrimoniales en 8 points clefs », Lille, Actionnal,
  12. « Baromètre de la transmission de PME en France », sur Epsilon-research
  13. « Bourse: Euronext lance un indice dédié aux entreprises familiales », sur Le Vif, (consulté le 4 avril 2017)
  14. http://www.efc-centenaires.fr

Articles connexesModifier