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L’endosymbiose est la coopération mutuellement bénéfique entre deux organismes vivants, donc une forme de symbiose, où l'un est contenu par l'autre. L'organisme interne est appelé un endosymbionte. Cette terminologie est surtout employée au niveau cellulaire pour imager une coopération entre des micro-organismes simples, et les cellules d'organismes plus évolués qui les contiennent et dont ils favorisent le fonctionnement. L'endosymbiose se différencie de l'ectosymbiose.

On parle d'endosymbiose primaire quand un eucaryote phagocyte un procaryote vivant et d'endosymbiose secondaire lorsqu'un eucaryote phagocyte un autre eucaryote possédant déjà un endosymbionte[1].

Sommaire

Endosymbiose Cnidaires-DinoflagellésModifier

Les Cnidaires (anémones de mer, coraux...) ont des zooxanthelles (Dinoflagellés) dans leurs cellules qui leur apportent des nutriments et facilitent la précipitation du carbonate de calcium (très important pour la formation des récifs coralliens).

Endosymbiose chez les alguesModifier

La création des Chlorophyta, Rhodophyta et Glaucophyta résulte d'une endosymbiose primaire : capture d'une cyanobactérie par un eucaryote mitochondrial, et transformation en chloroplaste[2].

Symbioses fixatrices d'azotesModifier

Il y a aussi des cellules qui contiennent des bactéries permettant de fixer l'azote atmosphérique

La théorie endosymbiotique : l'origine des plastes et mitochondriesModifier

Article détaillé : Théorie endosymbiotique.

On utilise aussi le terme endosymbiose pour définir un ensemble d'événements et de processus évolutifs qui ont conduit à la formation des organites (mitochondrie et chloroplaste) dans les cellules eucaryotes. La mitochondrie est le résultat de l'incorporation d'une bactérie, probablement une alpha-protéobactérie, par une cellule eucaryote primitive. Plus tard, le premier chloroplaste a été formé par l'incorporation d'une cyanobactérie. Parmi les nombreuses transformations qui ont à chaque fois affecté tant la cellule eucaryotique hôte que la cellule bactérienne endosymbiotique, les plus importantes ont été les transferts de gènes des endosymbiotes dans les cellules hôtes. À chaque fois, plus de 90 % du génome de l'endosymbiote a été transféré dans le noyau de l'hôte (toutefois, quelques gènes ont pu être perdus au cours du transfert). Ce sont ces transferts de gènes qui ont permis à la cellule hôte de contrôler complètement les nouveaux organites. En effet, ces gènes transférés codent des protéines essentielles à la maintenance et au fonctionnement des organites : ces protéines produites dans le cytoplasme cellulaire sont ensuite exportées dans l'organite concerné pour y exercer les mêmes fonctions qu'elles avaient dans la bactérie originelle[3].

Endosymbiotes virauxModifier

On envisage aussi l'existence d'endosymbiotes viraux, de type rétrovirus endogène, qui s'activeraient pendant la période de gestation des mammifères et dont l'infection serait une étape cruciale dans leur évolution.

RéférencesModifier

  1. Marc-André Selosse et Jacques Joyard, « Symbiose et évolution : à l’origine de la cellule eucaryote », sur www.encyclopedie-environnement.org
  2. Findings : Model of Endosymbiosis Genome project
  3. Marc-André Selosse et Susan Loiseaux-de Goër, « La saga de l'endosymbiose », La Recherche, no 296,‎ , p. 36-41 (résumé).

BibliographieModifier

Voir aussiModifier