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Emmanuelle Cuau

réalisatrice française
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Emmanuelle Cuau
Description de l'image Defaut.svg.
Naissance (54 ans)
Roubaix, Nord, France
Nationalité Drapeau de la France française
Profession Réalisatrice
Scénariste

Emmanuelle Cuau est une réalisatrice et scénariste française, née le à Roubaix.

Sommaire

BiographieModifier

Emmanuelle Cuau est élevée dans le 13e arrondissement de Paris avec ses parents, le documentariste et membre du comité de rédaction de la revue Les Temps modernes, Bernard Cuau et Denise Zigante, une ancienne comédienne[1]. Elle est élève du Lycée Rodin[1]. Sa sœur aînée, Marianne Denicourt, deviendra actrice[1].

À l'adolescence, connaissant son admiration pour Robert Bresson, Michel Abramowicz, un ami de son père à l'époque assistant à l'image sur L'Argent, lui propose de venir sur le tournage. Le réalisateur lui propose de faire de la figuration (elle est reconnaissable dans la scène de tri du courrier de la prison[1]). Elle retient de lui qu'il faut partir d'une histoire simple pour avoir beaucoup de choses à filmer : « Une personne est multiple, donc déjà deux personnes, ça en fait beaucoup, ça donne beaucoup de points de départ[1]. » Le réalisateur l'incite à ne pas faire d'école de cinéma et à ne pas travailler sur des films pour devenir réalisatrice.

Elle entre, avant ses vingt ans, en 1983, à l'IDHEC afin de devenir réalisatrice[1]. Elle aime à l'époque les comédies musicales et Gene Kelly et l'un de ses premiers projets est une comédie musicale qui se déroule dans un couvent[1].

Son premier long métrage Circuit Carole, réalisé en 1995 réunit Bulle Ogier et Laurence Côte dans les rôles d'une mère et d'une fille. Son père y tient un second rôle. Il meurt en 1995, deux mois après la sortie du film[1]. Elle avait pour projet avec lui un film dont le début doit se dérouler à Ellis Island, Mulberry Street, qu'elle reprend après sa mort sous le nom de L'Affaire Riesman[2].

Son second film, Très bien, merci raconte l'histoire d'un homme qui, mis en garde à vue à la suite d'un contrôle d'identité, finit par se retrouver en asile psychiatrique. Il est en partie inspiré des internements et des rapports à la psychiatrie qu'a vécus sa mère[1].

Elle fait régulièrement des interventions à La Fémis ainsi qu'au cours Florent et travaille aussi comme scénariste, notamment sur Secret Défense, de Jacques Rivette[1].

FilmographieModifier

RéalisatriceModifier

ScénaristeModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i et j Jean-Baptiste Morain, « A l’aigre douce – Portrait Emmanuelle Cuau », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne)
  2. Fiche de Bernard Cuau sur le site de l'Institut mémoires de l'édition contemporaine.

Liens externesModifier