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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Maurel.

Emmanuel Maurel
Illustration.
Emmanuel Maurel en mars 2019.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
(5 ans et 20 jours)
Élection 25 mai 2014
Réélection 26 mai 2019
Circonscription France (circonscription Ouest de 2014 à 2019)
Législature 8e et 9e
Groupe politique S&D (2014-2018)
GUE/NGL (depuis 2018)
Conseiller régional d'Île-de-France

(11 ans, 8 mois et 16 jours)
Élection 28 mars 2004
Réélection 21 mars 2010
Président Jean-Paul Huchon
Biographie
Date de naissance (46 ans)
Lieu de naissance Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis, France)
Nationalité française
Parti politique PS (1990-2018)
GRS (depuis 2018)
Diplômé de IEP de Paris

Emmanuel Maurel, né le à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), est un homme politique français, membre fondateur de la Gauche républicaine et socialiste. Ancien membre du Parti socialiste (PS), il est de 2010 à 2014 vice-président du Conseil régional d'Île-de-France chargé de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’alternance. Il est élu en 2014 député européen et siège depuis 2018 au sein du groupe GUE/NGL. Aux élections européennes de 2019, Emmanuel Maurel est réélu au sein de la liste La France insoumise menée par Manon Aubry.

Secrétaire national du PS à l'université permanente et aux universités d'été du congrès de Reims de 2008 au congrès de Toulouse de 2012, il est membre du Bureau national du parti et anime le courant Maintenant la gauche, jusqu'à son départ du parti en 2018.

Sommaire

BiographieModifier

Études et carrière professionnelleModifier

Ancien élève de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po Paris), où il est aujourd’hui chargé d'enseignement vacataire[1], Emmanuel Maurel est également diplômé en lettres modernes et en histoire de l'université Paris-Sorbonne.

Élu d'Île-de-FranceModifier

Il adhère au Parti socialiste en 1990[2]. Proche de Jean Poperen, il a également été l'attaché parlementaire du sénateur Jean-Luc Mélenchon[3].

Secrétaire national du Parti socialiste (chargé de l’organisation des universités permanentes et des universités d’été de La Rochelle[4]) de 2008 à 2012, il est conseiller municipal de Persan[5] (Val-d'Oise) de mars 2001 à mars 2014 et délégué à la communauté de communes du Haut Val-d’Oise de mars 2008 à mars 2014.

Élu conseiller régional de la région Île-de-France en mars 2004, il a été membre des commissions des finances et de l’aménagement du territoire.

À la suite de la disparition de Janine Haddad en 2009, Jean-Paul Huchon lui a confié la vice-présidence chargée des Affaires internationales et européennes[6]. À cette responsabilité, il organise notamment le festival francilien de films africains, les journées de l'Île-de-France à Bruxelles, assises régionales de la solidarité internationale, élaboration du plan régional d’aide à Haïti après le séisme de 2010, etc.

Réélu conseiller régional en 2010, Jean-Paul Huchon lui confie cette fois[7] une vice-présidence élargie couvrant la formation professionnelle, l’apprentissage et les formations en alternance[8],[9]. À partir de juin 2011, il est également chargé de l'emploi. À cette responsabilité, il critique notamment la politique de formation des chômeurs de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle de 2012[10]. À la suite de son élection en tant que député européen, Emmanuel Maurel démissionne de sa vice-présidence le 17 décembre 2014.

Éditorialiste de l’hebdomadaire La Corrèze républicaine et socialiste, il est aussi directeur de publication d’un mensuel politique et culturel Parti pris[11].

Il est le premier signataire de la Motion 3 - Maintenant la gauche[12] pour le congrès de Toulouse d'octobre 2012 du Parti socialiste français, qui arrive en deuxième position lors du vote des militants en atteignant le score de 13,27 %[13]. Il se présente face à Harlem Désir lors de l'élection du Premier secrétaire qui suit et recueille 28 % des voix[14]. Dès lors, il devient l'un des principaux responsables de l'aile gauche du Parti socialiste[15].

Député européenModifier

Fin 2013, il figure en deuxième position de la liste PS pour la circonscription Ouest conduite par Isabelle Thomas en vue des élections européennes de 2014, décision qui suscite l'ire de plusieurs députés PS bretons et de la fédération PS de Sarthe, évoquant un « parachutage », faisant valoir que sa carrière politique se déroulait jusque-là en Île-de-France[16]. Le 25 mai, cette liste recueille 15,62 % des suffrages dans la circonscription, permettant son élection au Parlement européen[17]. Il y est membre titulaire de la commission du commerce international et suit notamment à ce titre les négociations de libre-échange engagées autour du Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement[18].

Premier signataire de la contribution générale de son courant « Maintenant la gauche » pour le congrès de Poitiers du PS en 2015[19], il rejoint ensuite la motion B « À gauche pour gagner », conduite par Christian Paul, dont il co-préside le collectif d'animation avec Benoît Hamon[20].

Lors de la primaire présidentielle socialiste de 2017, il soutient d'abord Marie-Noëlle Lienemann[21], puis Arnaud Montebourg après le retrait de cette dernière[22].

Après la victoire de Benoît Hamon à la primaire citoyenne de 2017, il est nommé responsable thématique « Commerce international » de sa campagne présidentielle[23],[24].

Le , il intègre la direction collégiale du PS[25], puis en janvier 2018, il annonce être de nouveau candidat à la direction du PS[26]. La motion dont il est le premier signataire arrive troisième du vote des adhérents, avec 18,8 % des voix[27].

En octobre 2018, il annonce son départ du PS en compagnie de Marie-Noëlle Lienemann en vue de former un nouveau parti incluant le MRC. Une décision qu'il estime être une « scission »[28]. Ils fondent alors le parti Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste (APRÉS), en compagnie de 650 élus, cadres et militants socialistes, comme les anciens députés Gaëtan Gorce et Christophe Premat, le maire de la Seyne-sur-Mer Marc Vuillemot ou encore le chercheur Rémi Lefebvre[29]. Emmanuel Maurel quitte également le groupe Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen au Parlement européen pour celui de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique[30]. L'APRÉS devient en la Gauche républicaine et socialiste[31].

Il est présent en sixième position sur la liste de La France insoumise pour les élections européennes de 2019[32] et est réélu député européen.

MandatsModifier

  • Député européen (depuis 2014)
  • Conseiller régional d'Île-de-France (2004-2015)
  • Vice-président du conseil régional d'Île-de-France (2009-2014)
  • Conseiller municipal de Persan (2001-2014)
  • Délégué à la communauté de communes du Haut-Val-d’Oise (2008-2014)

OuvragesModifier

  • Emmanuel Maurel, Jean Poperen, une vie à gauche, Graffic, coll. « L'encyclopédie du socialisme »,
  • Manuel Delamarre et Emmanuel Maurel, Leçons de droit constitutionnel et d'institutions politiques, Ellipses, coll. « Leçons de droit »,

Notes et référencesModifier

  1. http://supportscoursenligne.sciences-po.fr/201010/AIPO1100/pdf/AIPO1100_plan_cours_emaurel.pdf
  2. « Recomposition : l'eurodéputé Emmanuel Maurel quitte le PS et se rapproche des Insoumis », sur Marianne, (consulté le 12 octobre 2018).
  3. Sophie de Ravinel, « Dix ans après Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Maurel quitte le parti », Le Figaro,‎ 13-14 octobre 2018, p. 8.
  4. « VONews — L'actu du Val d'Oise », sur vonews.fr.
  5. http://www.ville-persan.fr/content/content1586296.html
  6. « VONews — L'actu du Val d'Oise », sur vonews.fr.
  7. « VONews — L'actu du Val d'Oise », sur vonews.fr.
  8. http://essec.mediagong.tv/Maurel erreur modèle {{Lien archive}} : renseignez un paramètre « |titre= ».
  9. « L'assemblée régionale », sur iledefrance.fr.
  10. « Formation des chômeurs : en finir avec la stigmatisation », sur liberation.fr, .
  11. « PartiPris.info », sur partipris.info.
  12. « Welcome to maintenantlagauche.com », sur www.maintenantlagauche.com.
  13. « PS : Emmanuel Maurel sera l'adversaire d'Harlem Désir », sur BFMTV, (consulté le 17 février 2019)
  14. Arthur Nazaret, « Le PS a Désir, Maurel le sourire - leJDD.fr », LeJDD.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 2 décembre 2016).
  15. « Emmanuel Maurel. Socialo vintage », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 2 décembre 2016).
  16. Bastien Bonnefous, « Frondes locales au PS autour des têtes de liste aux européennes », sur lemonde.fr, .
  17. « Résultats des Elections Europeennes 2014 dans la 2ᵉ circonscription (Ouest) », sur elections.ouest-france.fr (consulté le 23 avril 2015).
  18. « Libre-échange EU-USA : six élus français suivront le dossier à Bruxelles », sur www.mediapart.fr, (consulté le 23 avril 2015).
  19. « Congres | Contribution générale de Maintenant la Gauche - Le sursaut républicain, Un coup de jeune pour le socialisme ! » (consulté le 23 avril 2015).
  20. « Dossier de Presse Motion B - 16 avril 2015 », sur fr.scribd.com (consulté le 23 avril 2015).
  21. « Moi président », Paris Match, semaine du 6 au 12 octobre 2016, page 31.
  22. « Après le retrait de Marie-Noëlle Lienemann... », Maintenant la gauche,‎ (lire en ligne, consulté le 19 décembre 2016).
  23. Marie-Pierre Haddad , « Présidentielle 2017 : ce que traduit le nouvel organigramme de l'équipe de Hamon », rtl.fr, 26 février 2017.
  24. « Organigramme de campagne de Benoît Hamon », sur benoithamon2017.fr.
  25. « Le Parti socialiste a désigné sa direction collégiale provisoire », lemonde.fr, 8 juillet 2017.
  26. « Emmanuel Maurel sera candidat à la tête du PS », Atlantico.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 5 janvier 2018).
  27. « Olivier Faure élu comme prévu premier secrétaire du Parti socialiste », sur francetvinfo.fr, .
  28. Agence Reuters, « Maurel organise une "scission" du Parti socialiste », Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2018).
  29. Sylvia Zappi, « Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann lancent Après, avec 650 élus, cadres et militants socialistes », lemonde.fr, 19 octobre 2018.
  30. « À Strasbourg, Mélenchon défend le gouvernement italien contre la Commission », sur Dernières Nouvelles d'Alsace, (consulté le 24 octobre 2018).
  31. Quentin Laurent, « Européennes : Emmanuel Maurel lance sa Gauche républicaine et socialiste », sur Le Parisien, (consulté le 3 février 2019).
  32. Manon Aubry, tête de liste France insoumise aux élections européennes, Huffington Post, 8 décembre 2018

Liens externesModifier

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