Ouvrir le menu principal

Emmanuel Marie Michel Philippe Fréteau de Saint-Just

politicien français
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne Fréteau de Saint-Just, député libéral pendant la Révolution française. Pour Saint-Just, figure révolutionnaire de la Terreur, voir Louis Antoine de Saint-Just. Pour les autres significations, voir Saint-Just.

Emmanuel Marie Michel Philippe Fréteau de Saint-Just
Illustration.
Fréteau de Saint-Just
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Vaux-le-Pénil
Date de décès (à 49 ans)
Lieu de décès Paris
Conjoint Marie Josèphe Perrine Moreau de Plancy

Emmanuel-Marie-Michel-Philippe Fréteau de Saint-Just, né à Vaux-le-Pénil le et mort guillotiné à Paris le , est un homme politique français.

Sommaire

BiographieModifier

Seigneur de Vaux-le-Pénil et Saint-Liesne, il fut élu par son ordre, le , député de la noblesse des bailliages de Melun et Moret-sur-Loing aux États généraux de 1789.

Il était déjà un personnage célèbre. Conseiller au parlement de Paris, il s'illustra en soutenant la résistance des parlements aux édits de Loménie de Brienne, ce qui lui valut d'être incarcéré à Doullens en 1788. C'est pourquoi la noblesse libérale de la région de Melun, hostile à la Cour, porta sur lui ses suffrages au printemps 1789.

À Versailles, il rejoignit vite ceux parmi les nobles libéraux qui souhaitaient contester l'absolutisme et réunir les trois ordres en une Assemblée nationale. Dans les débats, il intervint beaucoup : Mirabeau le surnomma « la commère Fréteau ». Il fut élu par deux fois président de l'Assemblée. Partisan convaincu de la Monarchie constitutionnelle, il proposa de donner au roi le titre de « roi des Français ».

Après le 10 août 1792, en désaccord avec la nouvelle orientation prise par la Révolution, il se retira sur sa terre de Vaux-le-Pénil, acquise par son grand-père Héracle Fréteau de Saint-Just en 1728, et sur laquelle son père fit ériger le château qui existe de nos jours.

Il continua de participer activement à la vie de sa commune. Suspect, il fut arrêté pendant la Terreur. Acquitté une première fois, en partie grâce aux témoignages favorables de ses concitoyens, il fut malgré tout gardé prisonnier à la Conciergerie puis accusé de complot contre la sûreté de l'État. Tout droit de défense lui a été refusé et il fut guillotiné à la barrière du Trône le 26 prairial an II ().

Union et postéritéModifier

De son mariage, le à Paris (Me Laideguive, notaire au Châtelet de Paris), avec Marie Josèphe Perrine Moreau de Plancy (1756-1829), il eut :

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :