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Elyn Saks
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Elyn R. Saks est une juriste, psychanalyste et professeure d'université américaine. Elle est l'auteure d'un récit autobiographique dans lequel elle témoigne de son expérience personnelle de personne atteinte de schizophrénie.

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BiographieModifier

Elle est titulaire de la chaire Orrin B. Evans Professor of Law, Psychology, and Psychiatry and the Behavioral Sciences à l'école de droit de l'université de Californie du sud. Elle est experte sur les lois américaines concernant la santé mentale. Saks vit avec la schizophrénie ; elle a décrit son expérience dans un récit autobiographique qui a été primé : The Center Cannot Hold, publié chez Hyperion Books, en 2007[1]. Saks a aussi survécu au cancer[2].

ParcoursModifier

Elle obtient sa licence à l'université Vanderbilt puis sa maîtrise à l'université d'Oxford, et un doctorat en droit à l'école de droit de l'université de Yale, où elle est rédactrice du magazine Yale Law Journal. Elle a suivi une formation en psychanalyse au New Center for Psychoanalysis.

Elle travaille comme avocate dans le Connecticut, puis devient professeure de droit à l'université de Bridgeport, avant de d'obtenir une chaire professorale à la faculté de droit de l'université de Californie du Sud, en 1989.

Elle est membre de plusieurs associations ou organisations au cours de sa carrière : de la fraternité étudiante Phi Beta Kappa, de l'association américaine de psychanalyse, membre des services de défense[Quoi ?] pour la santé mentale, et membre de la fondation psychanalytique de Los Angeles, de la fondation Robert J. Stoller, et l'institut de droit américain.

Recherche sur la maladie mentaleModifier

Saks a connu ses premiers symptômes de maladie mentale à l'âge de huit ans, mais elle a eu son premier grand épisode psychotique lorsqu'elle étudiait à l'université d'Oxford. Un nouvel épisode s'est produit quand Saks été étudiante à la faculté de droit de Yale, après quoi elle a « fini par être contrainte par la force, et obligée de prendre des médicaments antipsychotiques »[3].

Elle témoigne de son expérience dans un récit autobiographique,The Center Cannot Hold: My Journey Through Madness (2007). Saks a aussi survécu au cancer. Elle souligne que « la maladie, quelle que soit sa nature, ne définit pas un individu, en faisant remarquer les différentes façons dont les maladies mentales et physiques sont considérées »[4].

CitationsModifier

« il y a un besoin énorme de faire imploser les mythes de la maladie mentale, de mettre un visage sur elle, pour montrer aux gens qu'un diagnostic ne doit pas conduire à une vie douloureuse et marginale. »[5] Au cours des dernières années, les chercheurs ont commencé à parler de soins de santé mentale de la même manière que les spécialistes de la toxicomanie parlent de guérison — l'auto-traitement à vie et la discipline des guides et programmes pour toxicomanes. L'idée reste controversée : la gestion d'une maladie mentale grave est plus compliquée que le simple fait d'éviter certains comportements[6]. Les approches incluent la « médication (en général), la thérapie (souvent), une mesure de bonne chance (toujours) — et, surtout, la force intérieure pour gérer ses propres démons, s'ils ne sont pas bannis ». Les origines de cette force, selon elle, sont diverses : elle rapporte des témoignages d'anciens patients qui évoquent comme ressources l'amour, le pardon, la foi en Dieu, ou encore les relations amicales. Saks dit : « nous qui sommes aux prises avec ces troubles pouvons être comblés, heureux, productifs, si nous avons les bonnes ressources. »

À plusieurs reprises, elle a parlé aux membres de l'association américaine de psychiatrie sur le thème d'être un professionnel reconnu qui a eu une grave maladie mentale, et de son point de vue sur les soins psychiatriques. En juin 2012, Saks a donné une conférence TED en plaidant pour la compassion à l'égard des personnes atteintes de maladie mentale[7].

Elle a fait des recherches sur les personnes schizophrènes à haut potentiel à Los Angeles, qui souffrent de « comportements légèrement délirants ou hallucinatoires » qui font des études et deviennent des professionnels reconnus[8].

Prix et distinctionsModifier

  • 2009 : bourse de la fondation MacArthur[9],[10].
  • Un salle d'hôpital[11] est nommé « The Elyn Saks Ward » à l'hôpital de Pelham Woods à Dorking
  • membre élue de l'American Law Institute
  • prix pour la créativité dans la recherche et l'érudition
  • 2004 : prix universitaire Phi Kappa[12].

PublicationsModifier

RéférencesModifier

  1. (en) « Schizophrenia Daily News Blog: Interviews with Elyn Saks, author of "The Center Cannot Hold" », sur Schizophrenia.com, (consulté le 3 novembre 2010).
  2. Cancer du sein, voir Jay Neugeboren (trad. Dominique Goy-Blanquet), « Le témoignage d'Elyn Saks », Books (hors-série), no 11,‎ , p. 70-73.
  3. Lori Craig, « Law professor, mental health patient and advocate », Spirit of the Law, sur Spirit of the Law, .
  4. Mark Moran, « Jeste, Saks Discuss Stigma, Resilience, and Recovery From Mental Illness », Psychiatric News, sur Psychiatric News, .
  5. Benedict Carey, « Expert on Mental Illness Reveals Her Own Fight », New York Times, sur New York Times, .
  6. Benedict Carey, « Learning to Cope With a Mind's Taunting Voices », New York Times, sur New York Times, .
  7. « Elyn Saks: A tale of mental illness -- from the inside », TED, sur TED, (consulté le 13 août 2012).
  8. Elyn Saks, « Successful and Schizophrenic », New York Times, sur New York Times, .
  9. « Elyn Saks - MacArthur Foundation », Macfound.org (consulté le 3 novembre 2010).
  10. John M Grohol, « Elyn Saks Receives MacArthur Genius Grant ; World of Psychology », Psychcentral.com, (consulté le 3 novembre 2010).
  11. (en) « About Elyn Saks », sur UCLA Health Services and Society (consulté le 10 août 2017).
  12. USC Gould School of Law, « Elyn Saks: Orrin B. Evans Professor of Law, Psychology, and Psychiatry and the Behavioral Sciences », USC Contact, sur USC Contact, .

Voir aussiModifier