Eliud Kipchoge

athlète kényan

Eliud Kipchoge
Image illustrative de l’article Eliud Kipchoge
Eliud Kipchoge lors de sa victoire au marathon de Berlin 2015.
Informations
Disciplines Courses de fond
Période d'activité 2002 —
Nationalité Kényan
Naissance (36 ans)
Lieu Kapsisiywa, Comté de Nandi
Taille 1,67 m[1]
Poids 57 kg[1]
Records
Marathon : h 1 min 39 s (actuel record du monde)
Distinctions
Trophée IAAF de l'athlète de l'année en 2018 et 2019
Palmarès
Jeux olympiques 2 1 1
Championnats du monde 1 1 -
World Marathon Majors 8 1 -

Eliud Kipchoge (né le à Kapsisiywa) est un athlète kényan spécialiste des courses de fond.

Double champion olympique du marathon, aux Jeux de Rio 2016 et aux Jeux de Tokyo 2020, il établit le à Berlin, un nouveau record de monde de la distance en h 1 min 39 s, devenant le premier homme à passer sous la barre des h 2 min sur les 42,195 km. Il fait également partie du NN Running Team.

Spécialisé depuis 2012 dans les courses sur route, il remporte notamment plusieurs épreuves du World Marathon Majors : le Marathon de Londres en 2015, 2016, 2018 et 2019, le Marathon de Berlin en 2015, 2017 et 2018, et le Marathon de Chicago en 2014.

BiographieModifier

Champion du monde du 5 000 m, médaillé olympique (2003-2004)Modifier

Eliud Kipchoge fait ses débuts sur la scène internationale lors des Championnats du monde de cross-country 2002 de Dublin en se classant cinquième de la course junior. Vainqueur du 5 000 m des sélections kényanes pour les Championnats du monde juniors, il est contraint de déclarer forfait après avoir contracté le paludisme[2].

En début de saison 2003, le Kényan s'adjuge le titre junior des Championnats du monde de cross se déroulant à Lausanne, où il devance de deux secondes l'Ougandais Boniface Kiprop. Il réalise d'excellentes performances durant les premiers meetings estivaux, terminant notamment troisième des Bislett Games d'Oslo derrière Kenenisa Bekele et Sammy Kipketer. Âgé de 18 ans seulement, il obtient sa qualification pour les Championnats du monde de Paris grâce à sa troisième place obtenue lors des sélections kényanes. Le , Eliud Kipchoge crée la surprise en s'adjugeant le titre du 5 000 m en 12 min 52 s 79 (nouveau record de la compétition) devant les spécialistes de la distance Hicham El Guerrouj et Kenenisa Bekele. Il remporte en fin de saison 2003 le 5 000 m de la Finale mondiale de l'IAAF.

Quatrième des championnats du monde de cross en début de saison 2004, il remporte les sélections olympiques du Kenya en établissant un nouveau record personnel (13 min 14 s 4). Aux Jeux olympiques d'Athènes, Kipchoge monte sur la troisième marche du podium du 5 000 m derrière Hicham El Guerrouj et Kenenisa Bekele, avec le temps de 13 min 15 s 10. Cinq jours plus tard, il établit la meilleure performance de l'année sur 3 000 m en remportant le meeting de Bruxelles en min 27 s 72, avant de s'imposer sur la même distance lors de la Finale mondiale disputée à Monaco.

De nouveaux podiums mondiaux et olympiques (2005-2008)Modifier

En 2005, le Kényan ne prend que la cinquième place des Championnats du monde de cross puis s'impose à plusieurs reprises lors des meetings européens estivaux, notamment sur 3 000 m à Doha et Hengelo, et sur 5 000 m au meeting Golden Gala de Rome. Figurant parmi les favoris du 5 000 m aux Championnats du monde d'Helsinki, en raison notamment des absences d'Hicham El Guerrouj, retraité des pistes depuis l'année précédente, et de Kenenisa Bekele, aligné uniquement sur 10 000 m, Eliud Kipchoge ne termine pourtant que quatrième de la finale, la victoire revenant à son compatriote Benjamin Limo. En fin de saison 2005, le Kényan remporte le meeting de Bruxelles en signant en 12 min 50 s 22 la deuxième meilleure performance mondiale de l'année derrière Bekele.

Eliud Kipchoge s'adjuge la médaille de bronze du 3 000 m lors des Championnats du monde en salle 2006 de Moscou avec le temps de min 42 s 58.

L'année suivante, en 2007,il bat son record personnel du 10 000 m lors du meeting d'Hengelo en 26 min 49 s 02, avant de remporter la médaille d'argent du 5 000 m des Championnats du monde d'Osaka où il est devancé par l'Américain Bernard Lagat.

Lors des Jeux olympiques de 2008 à Pékin, il se classe deuxième de l'épreuve du 5 000 m en 13 min 2 s 80, devancé pour la médaille d'or par Kenenisa Bekele qui établit un nouveau record olympique en 12 min 57 s 82.

En 2009, il termine cinquième du 5 000 m des championnats du monde de Berlin.

Lors des Jeux du Commonwealth de 2010 à New Delhi en Inde, il s'adjuge la médaille d'argent du 5 000 m, devancé par l'Ougandais Moses Kipsiro.

En 2011, il termine 7e du 5 000 m des championnats du monde à Daegu.

Passage sur semi-marathon et marathon (2012)Modifier

En 2012, il échoue lors des sélections olympiques kényanes pour les Jeux olympiques de 2012, en ne prenant que la 7e place du 5 000 m et du 10 000 m.

Il fait ses débuts sur la route à l'occasion du Semi-marathon de Lille 2012 en prenant la troisième place en 59 min 25 s. Il participe fin 2012 aux championnats du monde de semi-marathon et se classe 6e de l'épreuve individuelle en h 1 min 52 s.

En , il remporte le Semi-marathon de Barcelone dans le temps de h 0 min 4 s et établit le record de l'épreuve[3]. Deux mois après, il entame avec succès sa carrière de marathonien à Hambourg.

En , il participe au Marathon de Berlin, son premier marathon major. La course est remportée par son compatriote Wilson Kipsang qui établit un nouveau record du monde en h 3 min 23 s. Il termine deuxième en h 4 min 5 s, ce qui constitue la quatrième performance mondiale de tous les temps.

En , il remporte à nouveau le Semi-marathon de Barcelone en h 0 min 52 s sans toutefois parvenir à améliorer son temps de 2013[4].

En , il remporte le Marathon de Rotterdam dans le temps de h 5 min 0 s[5].

Le , il remporte le Marathon de Londres avec un chrono de h 4 min 41 s en devançant Wilson Kipsang. Le , il remporte le Marathon de Berlin en h 4 min 0 s. Un problème de semelle dès le 2e kilomètre l'empêcha surement de battre le record du monde.[réf. nécessaire]

Champion olympique du marathon (2016)Modifier

 
Kipchoge remporte le marathon olympique de Rio, en 2016.

Quelques mois plus tard, le , il remporte une fois de plus le Marathon de Londres avec un temps de h 3 min 5 s qui représente le deuxième meilleur temps de l'histoire du marathon ainsi que le record de l'épreuve à Londres[6]. Plus encore qu'à Berlin, le record du monde était « facilement » à la portée de Kipchoge, mais les lièvres à Londres imprégnèrent un rythme beaucoup trop rapide. Ce rythme était sur les bases quasiment de deux heures au marathon.[réf. nécessaire]

Eliud Kipchoge se qualifie pour les Jeux olympiques de 2016 prévus à Rio de Janeiro. En grand favori, le , lors de l'épreuve du marathon, il remporte son premier titre olympique dans le temps de h 8 min 44 s, sûrement le titre le plus important de sa carrière.

Projet Breaking2 (2017)Modifier

Le , sur le circuit de Monza, en Italie, Eliud Kipchoge court le marathon Breaking2 de Nike en h 0 min 25 s[7]. Cependant, cette performance n'est pas homologuée par la Fédération internationale d’athlétisme en tant que nouveau record du monde car la tentative ne se déroule pas dans le cadre d’une compétition officielle, qu'elle s’inscrit dans une tentative de record, et qu'elle se déroule sur un circuit fermé. De plus, le Kényan a pu bénéficier d’une vingtaine de lièvres et a été précédé d’un véhicule dont il a pu profiter de l’aspiration[8].

En , il ajoute une nouvelle victoire dans un marathon majeur, remportant à nouveau le marathon de Berlin en h 3 min 32 s, couru dans des conditions humides.

Record du monde du marathon (2018)Modifier

Le , Kipchoge remporte son troisième marathon de Londres en h 4 min 27 s et égale son compatriote Martin Lel et le Mexicain Dionicio Cerón quant au nombre de victoires.

Le , il bat le record du monde lors du marathon de Berlin en h 1 min 39 s en abaissant la marque de son compatriote Dennis Kimetto[9],[10]. Il améliore ainsi le record précédent de 78 secondes, la plus grande marge depuis 1978. Ses performances lui valent d’être nommé athlète de l'année 2018 par l'IAAF[11].

Le , il participe et gagne le marathon de Londres en h 2 min 37 s devant Mosinet Geremew et Mule Wasihun[12]. Il améliore le record de cette course qu'il avait établi en 2016. Eliud Kipchoge établit la deuxième meilleure performance sur un marathon[13],[14]. Il devient le premier coureur à remporter cette épreuve quatre fois.

Projet Ineos 1:59 Challenge (2019)Modifier

Après le projet Breaking2 en 2017, Eliud Kipchoge annonce effectuer une nouvelle tentative de marathon sous les deux heures le à Vienne dans le projet Ineos 1:59 Challenge (en) soutenu par le milliardaire Jim Ratcliffe, propriétaire d'Ineos[15]. Lors de l'événement, toujours aidé de ses lièvres, il devient le premier athlète à descendre sous la barrière des deux heures au marathon, en couvrant la distance en h 59 min 40 s, mais cette performance n'est pas homologuée car elle n'a pas été réalisée dans des conditions officielles[16].

Le , il déclare à l'agence Reuters qu'il participera au marathon des Jeux olympiques de 2020 s'il est sélectionné par la Fédération d’athlétisme kényane, assurant que le déplacement du marathon de Tokyo à Sapporo au nord du pays ne lui posait aucun problème[17].

Le , il finit huitième du Marathon de Londres avec un temps de h 6 min 48 s. Il était l’un des favoris de la course, mais un problème à l’oreille dû au froid l’empêcha de rester en tête de course. C’est la première fois depuis 2013 que Kipchoge ne remporte pas un marathon[18].

Deuxième titre olympique du marathon (2021)Modifier

Eliud Kipchoge remporte sans difficulté son deuxième titre olympique le à Sapporo, au dernier jour des Jeux de Tokyo 2020. Il distance ses principaux rivaux à dix kilomètres de l’arrivée, et creuse un écart irrattrapable en l'espace de cinq kilomètres. Il s'impose en h 8 min 38 s, et devient le troisième marathonien à réaliser le doublé sur les 42,195 km après Abebe Bikila (1960 et 1964), et Waldemar Cierpinski (1976 et 1980)[19].

EntraînementModifier

Eliud Kipchoge, alors âgé de 16 ans, rencontre en 2001 Patrick Sang, lors d'une course locale[20],[21]. Ce dernier, vice-champion olympique de 3 000 mètres steeple lors des Jeux olympiques de 1992 à Barcelone, vient de mettre un terme à sa carrière et se destine à celle d'entraîneur[20]. À la demande du jeune athlète, il lui remet un plan d'entraînement, que celui-ci respecte avant d'en demander plus. Il rejoint plus tard le centre fondé par le manager néerlandais Jos Hermens à Kaptagat, qui est dirigé par Patrick Sang[20],[21].

Patrick Sang préfère construire une méthode d’entraînement basée sur le volume plutôt que sur l'intensité, respectant ainsi la philosophie de l'entraîneur néo-zélandais Arthur Lydiard, dont Peter Snell fut l'élève[20]. Cet entraînement commence par un easy run de 10 kilomètres le lundi après-midi, puis par des courses de vitesse le lendemain matin : huit séries de 2 000 m en min 50 s, espacées par une période de récupération de soixante-dix secondes[20]. Le mercredi, le programme est composé d'un 20 km couru en h 20 min, suivi d'un easy run de 10 kilomètres en 50 min l'après-midi. Le jeudi est consacré au long run, un 30 km parcouru à une allure de min 20 s au kilomètre[20] puis, le soir, à un 10 kilomètres couru à allure paisible[20]. Une dernière séance a lieu le samedi matin avant que les athlètes retournent dans leur famille pour le week-end[20].

Malgré son âge et son palmarès, Eliud Kipchoge continue à s'astreindre à cette discipline d’entraînement dans un centre qui a été conçu selon le principe du phalanstère, et dont l'organisation est gérée par un athlète élu[20]. Eliud Kipchoge y reçoit toujours les mêmes repas, privilégie le repos, la lecture et le sommeil[20].

La distance parcourue hebdomadairement par Kipchoge en compagnie de la team NIKE s’élève toutefois à 250 km[réf. nécessaire].

PalmarèsModifier

Palmarès international
Date Compétition Lieu Résultat Épreuve Temps
2003 Championnats du monde de cross Lausanne 1er Course junior
Championnats du monde Paris 1er 5 000 m 12 min 52 s 79
Finale mondiale Monaco 1er 5 000 m 13 min 23 s 34
2004 Championnats du monde de cross Bruxelles 4e Course longue
Jeux olympiques Athènes 3e 5 000 m 13 min 15 s 10
Finale mondiale Monaco 1er 3 000 m min 38 s 67
2005 Championnats du monde de cross Saint-Étienne 5e Course longue
Championnats du monde Helsinki 4e 5 000 m 13 min 33 s 04
Finale mondiale Monaco 2e 3 000 m min 38 s 95
2006 Championnats du monde en salle Moscou 3e 3 000 m min 42 s 58
2007 Championnats du monde Osaka 2e 5 000 m 13 min 46 s 00
2008 Jeux olympiques Pékin 2e 5 000 m 13 min 2 s 80
2009 Championnats du monde Berlin 5e 5 000 m 13 min 18 s 95
2010 Jeux du Commonwealth New Delhi 2e 5 000 m 13 min 31 s 32
2011 Championnats du monde Daegu 7e 5 000 m 13 min 27 s 27
2013 Semi-marathon de Barcelone Barcelone 1er Semi-marathon h 0 min 4 s
Marathon de Hambourg Hambourg 1er Marathon h 5 min 30 s
Marathon de Berlin Berlin 2e Marathon h 4 min 5 s
2014 Semi-marathon de Barcelone Barcelone 1er Semi-marathon h 0 min 52 s
Marathon de Rotterdam Rotterdam 1er Marathon h 5 min 0 s
Marathon de Chicago Chicago 1er Marathon h 4 min 11 s
2015 Marathon de Londres Londres 1er Marathon h 4 min 42 s
Marathon de Berlin Berlin 1er Marathon h 4 min 0 s
2016 Marathon de Londres Londres 1er Marathon h 3 min 5 s
Jeux olympiques Rio de Janeiro 1er Marathon h 8 min 44 s
2017 Marathon de Berlin Berlin 1er Marathon h 3 min 32 s
2018 Marathon de Londres Londres 1er Marathon h 4 min 17 s
Marathon de Berlin Berlin 1er Marathon h 1 min 39 s
2019 Marathon de Londres Londres 1er Marathon h 2 min 37 s
2020 Marathon de Londres Londres 8e Marathon h 6 min 48 s
2021 Jeux olympiques de Tokyo Sapporo 1er Marathon h 8 min 38 s

RecordsModifier

 
Eliud Kipchoge en 2008.
Records personnels
Épreuve Performance Date Lieu
Plein air 1 500 m min 33 s 20 31 mai 2004 Hengelo
3 000 m min 27 s 66 6 mai 2011 Doha
5 000 m 12 min 46 s 53 2 juillet 2004 Rome
10 000 m 26 min 49 s 02 26 mai 2007 Hengelo
10 km 28 min 11 s 27 septembre 2009 Utrecht
Semi-marathon 59 min 25 s 1er septembre 2012 Lille
Marathon h 1 min 39 s (WR) 16 septembre 2018 Berlin
Salle 3 000 m min 29 s 37 5 février 2011 Stuttgart
5 000 m 12 min 55 s 72 11 février 2011 Düsseldorf

Vie privéeModifier

Eliud Kipchoge réside à Kaptagat tandis que son épouse Grace Sugutt et sa famille résident à Eldoret[22].

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Profil de Eliud Kipchoge » (consulté le ).
  2. (en) Focus on Athletes - Eliud Kipchoge, IAAF.org, 22 août 2007
  3. « Results : 2013 », sur eDreams Mitja Barcelona.
  4. « Results : 2014 », sur eDreams Mitja Barcelona.
  5. (en) Cors van den Brink, « Kipchoge clocks impressive 2:05:00 in Rotterdam despite windy conditions », sur iaaf.org, (consulté le ).
  6. (en) « Kipchoge runs 2:03:05 to win the London Marathon, second fastest time ever », sur iaaf.org, .
  7. (en) « What is Breaking2 », sur nike.com (consulté le ).
  8. « Eliud Kipchoge a couru le marathon en 2 heures et 24 secondes », sur marathons.fr, .
  9. « Eliud Kipchoge : «Le record ne pouvait pas m'échapper» », sur lequipe.fr, .
  10. « Marathon de Berlin : le Kényan Eliud Kipchoge pulvérise le record du monde », sur lemonde.fr, .
  11. (en) « Kipchoge and Ibarguen named 2018 World Athletes of the Year », sur iaaf.org, (consulté le ).
  12. « Virgin Money London Marathon 2019: Results », sur Mika timing (consulté le ).
  13. « Marathon de Londres : Kipchoge intouchable, Farah trouve ses limites », sur lemonde.fr, .
  14. « Marathon - men - senior - outdoor | iaaf.org », sur www.iaaf.org (consulté le ).
  15. (fr) « Marathon : Eliud Kipchoge tente de passer sous les 2 heures à Vienne », sur lequipe.fr, (consulté le )
  16. « Marathon: Kipchoge devient le premier athlète à passer sous les deux heures », sur RMC Sport
  17. « JO 2020 : Eliud Kipchoge veut défendre son titre sur marathon - Athlé - JO », sur L'Équipe (consulté le )
  18. (en-GB) « Kitata wins shock London Marathon title », BBC Sport,‎ (lire en ligne, consulté le )
  19. « Eliud Kipchoge triomphe sur le marathon des JO de Tokyo », sur lequipe.fr, (consulté le )
  20. a b c d e f g h i et j Jean-Christophe Collin, « Eliud Kipchoge : Sur la piste « Marathon moine » », L'Équipe magazine, no 1919,‎ , p. 22-30.
  21. a et b (en) Elias Makori, « Patrick Sang: The kingmaker behind Eliud Kipchoge’s stellar profession », sur www.nation.co.ke, .
  22. https://www.widermag.com/news-8-choses-savoir-eliud-kipchoge-roi-marathon

Liens externesModifier