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Elisabeth Becker

gardienne de Camp de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale
Article général Pour un article plus général, voir Procès du Stutthof.
Elisabeth Becker
Stutthof female SS guards trial.jpg
Elisabeth Becker 1er rang, à gauche
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Autres informations
Religion
Apostasie de foi catholique (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Condamnée pour

Elisabeth Becker () était une gardienne de Camp de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale

Sommaire

BiographieModifier

Becker est née en à Neuteich (aujourd'hui Nowy Staw, Pologne), dans le territoire de la ville libre de Dantzig d'une famille allemande. Elle décède le , exécutée par pendaison à Biskupia Górka, à la suite de sa condamnation à mort.

En 1936, âgée de 13 ans, elle rejoint la Ligue des Jeunes Filles Allemandes.

En 1938, elle devient cuisinière à Dantzig.

En 1939, les Allemands arrivent dans la ville et Becker s'en accommode rapidement. En 1940, elle commence à travailler pour la société Dokendorf à Neuteich, où elle travaillera jusqu'en 1941, année où elle devient assistante agricultrice à Dantzig.

Camp de concentrationModifier

En 1944, les SS ont besoin de plus de gardiens pour le camp de concentration voisin du Stutthof. Becker est appelée par conscription au service. Elle arrive au camp de concentration du Stutthof le 5 septembre 1944 pour commencer sa formation et son entraînement comme Aufseherin SS. Elle travaillera plus tard au camp de femmes du Stutthof au SK-III. Là, elle a personnellement procédé à des sélections de femmes et d'enfants pour les chambres à gaz et a battu des prisonniers.

Après la guerreModifier

 
Exécutions à Biskupia Gorka : Elisabeth Becker pendue.

Becker s'enfuit du camp le 15 janvier 1945 et revient chez elle à Neuteich. Le 13 avril 1945, la police polonaise l'arrête et l'emprisonne en attendant un procès. Le premier procès du Stuthof commence à Dantzig le 31 mai 1946 avec 15 inculpés dont cinq anciennes gardiennes SS, le sous-officier et commandant des gardiens SS Johann Pauls et quelques kapos. Becker, avec les autres accusés, sera condamnée à mort.

 
Biskupia Gorka executions - 12 - Barkmann, Paradies, Becker (au centre), Klaff, Steinhoff (de gauche à droite).)

Becker enverra plusieurs lettres au Président polonais Bolesław Bierut en demandant pardon, arguant que ses actes n'avaient pas été aussi graves que ceux de Gerda Steinhoff ou de Jenny-Wanda Barkmann. La cour ayant recommandé la clémence à l'appui de sa demande de grâce, proposant une peine alternative de 15 années de prison[1]. La grâce lui sera refusée. Elle sera pendue en public le 4 juillet 1946 à Biskupia Górka avec les autres condamnés (11). Elle fut amenée avec les autres par une flottille de 11 camions (un par condamné) sous sa potence, cravatée avec un nœud coulant, juchée sur un tabouret par ses exécuteurs. Le camion se retira. En tombant de haut, il semble qu'elle eut une fin rapide, le cou brisé[2].

Autres accusées du camp de StutthofModifier

Dans l'ordre de leur pendaison aux potences, de gauche vers le centre :

Voir aussi Procès du Stutthof.

SourcesModifier

  Pour un article plus général, voir Procès du Stutthof.

RéférencesModifier

  1. Ce Président n'était pas enclin à la pitié. On ne compte pas les rejets de grâce de condamnés, voir Danuta Siedzikówna.
  2. (en) « Life of debauchery », Prison guards female hanged 1946 (consulté le 11 mai 2012). Le commentaire de la photo précise que son cou s'était allongé, ce qui suppose une rupture des vertèbres cervicales. Ce que semble confirmer l'angle de la tête rejetée à gauche.

Liens externesModifier

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