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El Texano
Présentation
Nom de naissance David Renk
Apodo El Texano
Naissance
Alamo (Texas, États-Unis)
Décès (à 55 ans)
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Carrière
Alternative Parrain : Armillita. Témoins : Armillita Chico à Ciudad Juárez État de Chihuahua Mexique
Confirmation d'alternative , Parrain : Rafael Gil.
Témoins : Lorenzo Garza et David Liciega.
Fin de carrière 2000
Entourage familial
Mère Fred Renk (éleveur de taureaux)
Famille Barbara Renk

David Renk plus connu sous le nom de El Texano, né à Alamo au Texas le et mort le [1],[2], est un matador américain[3].

Il est l'unique matador américain qui a pu confirmer son alternative dans la Monumental Plaza de toros México[4].

Sommaire

EnfanceModifier

El Texano est né avec des pieds-bots varus et n'a pas pu marcher jusqu'à l'age de neuf ans[3]. Son père Fred, aficionado passionné, tient un ranch dont les murs sont tapissés d'affiches de corrida et de souvenirs de tauromachie[5]. C'est sans doute ce qui éveille chez l'enfant le désir de devenir matador. Il joue souvent avec la cape, ou la muleta en claudiquant[6]. Malgré sa démarche de crabe, il affronte une vache brava dans le ranch de Don Álvaro García au cours d'une tienta où son père l'a emmené[6].

À l'âge de huit ans, il subit une opération des pieds, et c'est dans un fauteuil roulant qu'il assiste à une corrida à laquelle participait Pepe Luis Vázquez dans les arènes de Ciudad Juarez. Le matador lui donne beaucoup d'espoir en lui brindant son taureau, mais personne ne croit que cet enfant anémique puisse un jour devenir matador[7],[8].

CarrièreModifier

Il commence à toréer dans les arènes de Tepoztlán et il se présente avec la Cuadrilla de Los Niños de Monterrey le dans une novillada sans picadors à Reynosa où il impressionne le public malgré ses jambes frêles et sa démarche encore incertaine[9]. La même cuadrilla se produit à Reynosa le où la maigreur du novillero et son aspect maladif lui valent la sympathie du public[10]. Son père qui vient d'acheter un ranch près de Houston (Texas) l'a inscrit au collège de Houston où il poursuit ses études tout en continuant à progresser dans le toreo.

Pepe Luis Vázquez, son professeur, détecte les difficultés du novillero à l'estocade et ses problèmes de sitio[11]. Après plusieurs novilladas dans de petits villages, David est blessé dans les arènes de Santa Fe, puis il se présente Mexico en 1979 où il est déjà connu comme « El Texano » et de nouveau à Santa Fe le [12],[13]. Le 27 de la même année il est à Monterrey où il est de nouveau blessé[14]. L'année suivante, il prend son alternative à Ciudad Juárez[15].

Malgré l'hostilité d'une partie du mundillo, fort des échos de la presse et du soutien du public, il confirme son alternative à Mexico le [16],[3],[8]. Il se retire en 2000 et il fonde avec son père un élevage de toros bravos : La Querencia et une école taurine, la Santa Maria Bullfighting School, à La Gloria, Texas[17],[3],[18].

Atteint du Syndrome de Marfan, il est mort le des suites d'une insuffisance cardiaque congestive[1],[2].

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en-US) Alfredo Cuadros, « Bullfighting Icon Passes Away », KVEO,‎ (lire en ligne, consulté le 23 septembre 2018)
  2. a et b (es) « Murió el Matador David Renk – Toros en el Mundo », sur Toros en el Mundo, (consulté le 23 septembre 2018)
  3. a b c et d (en) Tom Dart, « Bloodless bullfighting in Texas frontier country: 'I call it the ballet of life' », sur the Guardian, (consulté le 23 septembre 2018)
  4. Sherwood 2001, p. 137
  5. Sherwood 2001, p. 106
  6. a et b Sherwood 2001, p. 107
  7. Sherwood 2001, p. 109
  8. a et b (en-US) Katy Vine, « The Lost Days of El Texano », Texas Monthly,‎ (lire en ligne, consulté le 23 septembre 2018)
  9. Sherwood 2001, p. 110
  10. Sherwood 2001, p. 110
  11. Sherwood 2001, p. 115
  12. Sherwood 2001, p. 117
  13. (en) « 15-Year-Old Texas Boy Is Fighting Bulls in Mexico », New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 23 septembre 2018)
  14. Sherwood 2001, p. 120
  15. (en) Barnaby Conrad, « El Texano Comes Of Age », Sports Illustrated,‎ , p. 26
  16. Sherwood 2001, p. 134
  17. « bullfightingschool », sur www.fredrenk.com (consulté le 23 septembre 2018)
  18. (en) « Retired Bullfighter Continues to Put Together Bullfighting Events », KRGV,‎ (lire en ligne, consulté le 23 septembre 2018)

BibliographieModifier

AnnexesModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier

  • « Museum for "El Texano" David Renk at the Santa Maria School for Bullfighting in Starr County Texas », Flickr,‎ (lire en ligne, consulté le 23 septembre 2018)