El Alto (Bolivie)

ville de Bolivie

El Alto
La Paz
Drapeau de El Alto
Drapeau
El Alto (Bolivie)
El Alto.
Administration
Pays Drapeau de la Bolivie Bolivie
Département La Paz
Province Pedro Domingo Murillo
Démographie
Gentilé Alteño(-a)
Population 827 239 hab.
Densité 3 848 hab./km2
Géographie
Coordonnées 16° 31′ 00″ sud, 68° 10′ 00″ ouest
Altitude 4 150 m
Superficie 21 500 ha = 215 km2
Localisation
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El Alto
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El Alto

El Alto est la troisième ville la plus peuplée de Bolivie située dans le prolongement de la capitale La Paz dans le département de La Paz et la province de Pedro Domingo Murillo.

Peuplée d'environ un million d'habitants, elle est l'une des villes les plus hautes du monde. Elle est la ville de plus de cent mille habitants la plus haute du monde à 4 149 m au-dessus du niveau de la mer.

El Alto étant située à une altitude que seuls les indigènes (qui s'y sont habitués après des milliers d'années d'évolution génétique) peuvent supporter sans éprouver des difficultés respiratoires, El Alto est ainsi devenu le symbole du monde indigène, fait par et pour eux.

GéographieModifier

Elle se situe sur l'altiplano, haut plateau andin. Il y règne un climat rigoureux tout au long de l'année, froid et venteux mais néanmoins ensoleillé. La pluviométrie est très faible (330 mm) et se concentre principalement durant les mois d'été. Les réserves d'eau de la ville sont insuffisantes pour faire face à un développement démographique non planifié de 5 % par an. L'eau provient des glaciers environnants et est difficile d'accès pour les populations les plus pauvres du fait du manque d'infrastructures d'acheminement de l'eau en ville et de l'insuffisance des retenues d'eau dans les montagnes. Un quart de sa population n'a pas accès à l'eau courante.

 
Vue de l'Altiplano et d'El Alto.

HistoireModifier

Officiellement ville de Bolivie depuis 1984, il ne s'agissait d'abord que d'une banlieue alimentée par l'exode rural des populations amérindiennes notamment aymara. Exode rural causé par les chocs pétroliers des années 1970 qui avaient ravagé l'appareil industriel bolivien dans les campagnes, ainsi que par une transition démographique indigène rendant impossible le maintien pour tous d'un mode de vie rural dans les grands espaces altiplaniens arides déjà peu propices à l'agriculture.

Depuis les années 1950, El Alto est devenue officieusement la 3e plus grande agglomération, après Santa Cruz de La Sierra et La Paz. Mais le destin de cette ville nouvelle est intimement lié à celui de La Paz, où siège le gouvernement et où les travailleurs alteñiens se rendent par migration pendulaire. La ville reste encore très pauvre et possède peu d'infrastructures récentes.

Elle est aussi le siège d'un évêché catholique et possède une cathédrale.

Le journaliste John Pilger, dans son film La Guerre contre la démocratie (The War on Democracy), s'est rendu dans cette ville pour enquêter sur des massacres ayant eu lieu durant les évènements de 2003.

Morphologie urbaineModifier

 
Les quatorze districts d'El Alto.

Le gouvernement autonome de la ville d'El Alto comptabilise quatorze districts formant la cité andine. Sur le site web de la mairie de El Alto nous trouvons entre autres informations les principaux projets en infrastructure planifiés et en exécution correspondant à chaque district.

CriminalitéModifier

Bien que la Bolivie soit l'un des pays les plus sûrs d'Amérique Latine, les zones urbaines populaires comme El Alto concentrent une certaine petite criminalité (escroqueries, pickpockets...) liée à la grande pauvreté de nombreux habitants. El Alto est également parfois le théâtre de lynchages, qui font partie du paysage social bolivien teinté d'une certaine violence. Les cambriolages étant nombreux, certaines familles qui vivent en communauté à El Alto pendraient ainsi des épouvantails au lampadaire de leur rue afin de montrer aux voleurs ce qui les attend.

TransportsModifier

L'accès à la capitale est aisé grâce à l'unique autoroute de Bolivie. À 10 km se situe le centre-ville de La Paz, à 3 600 m d'altitude. Cet accès routier unique vers La Paz est également extrêmement stratégique, car elle est très souvent l'objet de blocages lors des grands mouvements sociaux (ce qui met La Paz dans un quasi état de siège), des blocages qui peuvent jusqu'à aller au renversement du gouvernement comme en 2003 lors de la Guerre du gaz.

À l'opposé, la route conduit au sud-est à travers des paysages hors du commun jusqu'à Oruro. Cependant, pour ceux qui ne disposent pas de transports privés, l'accès à la capitale est rendu très difficile, voire dangereux dans ses minibus surchargés.

L'aéroport international de La Paz, l'un des plus hauts du monde, se trouve également à El Alto.

Un réseau de téléphériques appelé Mi Teleférico relie les villes de La Paz et d'El Alto. Mis en service le , le réseau comptait en 2018 25 stations sur 8 lignes.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier