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Edwin S. Porter

réalisateur américain
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Porter.
Edwin S. Porter
Description de l'image Edwin S Porter.jpg.
Nom de naissance Edwin Stanton Porter
Naissance
Connellsville, Pennsylvanie
États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès (à 71 ans)
New York, État de New York
États-Unis
Profession Réalisateur, scénariste, producteur
Films notables Le Vol du grand rapide
Salle de Kinétoscope

Edwin Stanton Porter (plus connu sous le nom d'Edwin S. Porter), inventeur et réalisateur américain de l'ère du cinéma muet, considéré comme le père du montage, est né le à Connellsville dans l'État de Pennsylvanie, une ville proche de Pittsburgh, et mort le à New York.

Sommaire

BiographieModifier

Les premières annéesModifier

Edwin Stanton Porter[1],[2],[3] est le fils de Thomas Porter, propriétaire d'un atelier et magasin de meubles et de Mary Jane (Clark) Porter . Il est le quatrième enfant d'une fratrie de huit enfants[4]. Edwin a passé son enfance et son adolescence à Connellsville, une petite ville manufacturière réputée pour sa production de coke, surnommée la "Coke Capital of the World"[5]. Il quitte l'école à quatorze ans[6], Edwin exerce divers métiers comme peintre d'enseigne[7], caissier de théâtre et celui de télégraphiste[8]. Parallèlement, il s'informe sur les nouvelles technologies liées au développement de l’électricité et de ses applications, ce qui lui donne les compétences d'ingénieur[9]. Participant à la vie culturelle de Connellsville, il développe une passion pour le théâtre, qui le préparera au cinéma.

En 1891, après l'arrivée de l’électricité à Connellsville en 1891, avec son ami Charles H. Balsley, ils déposent le brevet d'un régulateur d'intensité pour les ampoules électriques . Malgré ses talents reconnus d'ingénieur en électricité, il ouvre une boutique de confection sur mesure, celle-ci fait faillite lors de la crise de 1893. Il fait une dépression, son médecin lui recommande l'air marin pour se réhabiliter, c'est ainsi qu'il part à Philadelphie pour s'engager dans la marine américaine de 1893 à 1895[10] où il servira à bord du croiseur l'USS New York(ACR-2) en tant qu'artilleur.

Pendant son temps à la marine, il aura l'occasion d'améliorer le télémètre électrique inventé par un officier de marine Bradley Allan Fiske[11], qui deviendra amiral en 1911.

Edwin S. Porter et les débuts du CinémaModifier

De retour à la vie civile , à Connellsville, il s’intéresse à l'émergence du cinéma, il fait partie des rares personnes qui prennent au sérieux le cinéma naissant et ses possibilités de développement C'est en technicien qu'il abordera le cinéma naissant.

Alors que les projections par les Vitascopes d'Edison sont en plein essor en l'année 1896, Edwin Porter, s'informe sur cette nouveauté. Dans un premier temps il se propose avec son ami Charles H. Balsley d'acheter les droits de diffusion des Vitascopes dans l'état de Pennsylvanie, mais les correspondants commerciaux d'Edison, Raft et Gammon leur répondent que les droits sur la Pennsylvanie étaient déjà concédés, mais qu'il y avait la possibilité d'acheter des droits pour d'autres états des États-Unis . Le lendemain, ils ont répondu en expliquant que la Pennsylvanie avait été vendue et en offrant d'autres territoires. Finalement avec citoyens de Connellsville, il crée un consortium qui achètera les droits pour l'Indiana, commence sa carrière de cinéaste en 1896, grâce à ses connaissances en électricité et en mécanique et leurs applications techniques, il est engagé par la Vitascope Marketing Company de Thomas Edison en juin 1896 en tant que "motion picture operator" autrement dit projectionniste[12]. En 1898 il s'installe à New York pour travailler au théâtre Eden Musée qui avait une licence des studios de l'Edison Manufacturing Company pour diffuser ses films. Edwin S. Porter s’occupe de la programmation des projections, de l’accompagnement sonore, de l'achat de films auprès de sociétés de production.

En novembre 1896, apparaissent les premières projections des films produits par les Frères Lumière aux États-Unis, dès la fin de 1897, Edwin Porter programme des films des frères Lumière à l'Eden Musee, notamment ceux qui célèbrent le jubilé de la reine Victoria..

Durant le printemps 1899, l'Eden Musée présente à côté de films d'actualités, de scènes de voyage, d'humour, de scènes historiques, les films de Georges Méliès, Ces derniers rencontrent le succès auprès du public et conquiert Edwin S. Porter[13].

Tout en travaillant pour l'Eden Musee, Edwin S. Porter met ses compétences au service de l'amélioration du matériel cinématographique. Au cours de l'été 1899, il construit des appareils photo, des caméras et des appareils de projection. Ses inventions sont exploitées par la société Veriscope, ce qui lui donne une autonomie absolue et lui permets de dégager de gros profits grâce à ses nombreuses projections itinérantes. La société américaine Sportagraph Company lui demande également du matériel adapté à la prise de vue de matchs de boxe, de courses de chevaux, de courses de vélos, de courses à pieds, de compétitions de lutte et d’autres spectacles mettant en scène des vedettes du monde sportif. Cela était possible par la caméra conçue par Edwin S. Porter, elle pouvait fonctionner soit en courant continu, soit en courant alternatif, ne pesait que quinze kilos et pouvait être installée en moins d'une heure. Mais le succès ne fut point au rendez vous et la Sportagraph Company fit faillite et n'a pu payer le matériel fourni par Edwin S. Porter, le mettant ainsi en difficulté financière.

Il invente un projecteur particulièrement lumineux, baptisé le "Projectorscope"[14], distribué par Edison et diffusé par la Kuhn & Webster’s Company[15],[16]. Cet appareil rencontre un certain succès, notamment en raison de son prix relativement bas (100 dollars) qui permet son achat par des projectionnistes itinérants modestes[17]. Sa commercialisation s'arrête en 1900, date à laquelle la petite usine de Porter est détruite par un incendie.

En 1900, le succès du cinéma entraîne la multiplication des sociétés de production et des salles de projection, l'Eden Musee n'est plus qu'une des quinze salles de projection de New York, concurrencé principalement par le Proctor's Pleasure Palace qui diffuse massivement les films des frères Lumière.

Edison perd son quasi monopole, c'est le début de guerres juridiques pour déterminer qui seront les opérateurs du cinéma.

Edwin S. Porter et l'essor du CinémaModifier

À la suite de l'incendie de son usine de fabrication de projecteurs, Edwin Porter est en recherche d'un emploi, son expérience de concepteur / fabricant de matériel cinématographique fait qu'il est embauché à nouveau par Edison avec une mission précise "améliorer et repenser les caméras, les machines de projection et les perforateurs". En 1901, Edwin Porter a conçu le cinétoscope (basé sur le développement et améliorations du Vitagraph d'Albert Smith et du cinématographe des frères Lumière) qui devient l'un des meilleurs projecteurs. Il construit également une nouvelle machine à développer et dupliquer les films.

À l’automne 1900, la société Edison construit un nouveau studio à New York au 41, de la East Twenty-first Street, cela afin d'assurer production régulière de films et conforter sa position concurrentielle. Initiative afin de satisfaire la demande des salles de projection. Parallèlement, il crée un réseau de diffuseurs sous franchise.

Désirant un homme de confiance pour diriger et animer le nouveau studio, Edison fait le choix de nommer Edwin Porter. C'est ainsi qu' Edwin S. Porter entame une carrière de réalisateur. Par réalisateur, à l'époque, il faut entendre caméraman, le caméraman est à la fois metteur en scène, décorateur, photographe, il est le seul responsable de la production d'un film donné. Certes il travaille une équipe mais professionnalisation des divers métiers du cinéma sont en gestation, aussi les échanges restent-ils informels, échanges d’idées, partage des rôles, etc. C'est à partir de 1907 que se développeront des organisations plus hiérarchiques et plus spécialisées dans le travail.

Edwin Porter, par tempérament privilégiait l'approche collaborative au sein du studio. Il travaillera avec George S. Fleming avec qui il produira des films tels que le premier documentaire de l'histoire du cinéma : The life of an american fireman[18] tourné en 1903, mais aussi de façon plus classique des petites comédies telles The Old Maid Having Her Picture Taken (1901), Trapeze Disrobing Act (1901), What Happened On 23 Street New York City (1901), Jack and the Beanstalk (1902).

En 1903, Edwin S. Porter réalise le premier film américain doté d'un scénario The Great Train Robbery[19],[20] / Le Vol du grand rapide[21], qui est également le premier western de l'histoire du Cinéma où des bandits en tenue de cow-boys attaquent un train et qui mourront tous sous le feu des justiciers. Le film est un immense succès public mondial. Ce film qui a fait date est inscrit au National Film Registry en 1990[22].

L'Edison Manufacturing Company à la suite de nombreux procès perd son quasi monopole de production et de diffusion, face à la libéralisation du marché du cinéma et la multiplication des nickelodeons, premières salles dédiées aux seules projections cinématographiques, la société se réorganise de façon industrielle avec une hiérarchisation opérationnelle, des spécialisations et un souci de rationalisation financière. Ce nouvel esprit ne convient pas à Edwin Porter, les tensions montent et finalement il sera licencié ainsi que son assistant William J. Gilroy.

Après avoir quitté Edison, Edwin Porter trouve rapidement un emploi chez les des producteurs indépendants. Il a brièvement travaillé avec Will Rising, responsable de la production pour la société Actophone. Actophone, cependant, fut rapidement poursuivi par la Motion Picture Patents Company et finit par faire faillite. Porter créa ensuite la Defender Film Company avec Joseph Engel, propriétaire d'un théâtre, et William Swanson, distributeur indépendant et exploitant indépendant.

En juillet 1912, Edwin S. Porter rejoint la Famous Players Film Company fondée par Daniel Frohman et Adolph Zukor qui avaient, entre autres, acquis les droit du film La Reine Élizabeth, long métrage réalisé par Henri Desfontaines, Louis Mercanton et Gaston Roudès, mettant en vedette Sarah Bernhardt. Au mois d'octobre 1912, Porter vend ses actions qu'il avait de l'Universal pour s’investir pleinement dans la Famous Players Film Company. Porter acquiert une place d'expert pour tout ce qui concernait la production de films et Zukor s'occupant du financement des diverses productions.

En 1912, Porter tourne The Count of Monte Cristo assisté du scénariste Joseph A. Golden, mettant en vedette l'acteur James O'Neill (en). La même année il tourne The Prisoner of Zenda /Le Prisonnier de Zenda tourné sur un scénario d'Hugh Ford (d'après le roman d'Anthony Hope, avec la vedette du jour James K. Hackett. C'est la première production de la Famous Players à être distribuée. Le tournage commence en décembre 1912 et le film sera distribué en février 1913. Les professionnels du théâtre ayant assisté à l'avant-première, se déclarent agréablement surpris.

Le Prisonnier de Zenda a permis à Famous Players d’avoir recours aux services d’acteurs de premier plan tels que Minnie Maddern Fiske, Lillie Langtry, Laura Sawyer(en), John Steppling, John Gordon etc., et de scénariste comme l'écrivain Jim Cogan Richard Murphy.. Cependant, la personne la plus importante attirée par la nouvelle société fut Mary Pickford la nouvelle coqueluche de Broadway. Porter donne à Mary Pickford le premier rôle dans le film A Good Little Devil / Un bon petit diable (1914), c'est également le premier long métrage de Mary Pickford, A Good Little Devil est un succès. Edwin Porter enchaîne avec un nouveau succès Tess of the Storm Country/ Tess au pays des tempêtes toujours avec Mary Pickford.

Porter et J. Searle Dawley ont ensuite co-réalisé le prochain film de Mary Pickford, Caprice. Le New York Telegraph écrit au sujet de Caprice "M. Porter a dirigé l'ensemble avec une attention admirable aux détails et un œil d'artiste pour de belles scènes". Le jeu d'acteur de Mary Pickford ainsi que le mélange de romance et de comédie ont été également plébiscités.

Malgré plusieurs succès filmés avec Hugh Ford, Edwin Porter ne se sent plus en accord avec les nouvelles orientations du cinéma, d'après Zukor autant il avait de grandes qualités techniques, autant l'esthétique liée à l'expressionnisme du cinéma muet lui échappait. C'est ainsi qu'Edwin Porter se retire du Cinéma.

Il vend un partie de ses action de la Famous Players pour 800 000 $, une somme énorme à l'époque. après avoir vendu ses actions de la Famous Players, il a utilisé une partie du produit pour acheter des actions de la Precision Machine Company et en est devenu le président. Sous sa supervision, le projecteur Simplex de la société est devenu le standard de l'industrie cinématographique. Pour une dernière fois, Edwin Porter est revenu à sa passion l’invention mécanique.

La fin d'un pionnier oubliéModifier

Après avoir perdu une grande partie de son argent dans le krach boursier de 1929, Edwin S. Porter devient un solitaire et une figure du cinéma largement oubliée.

Edwin S. Porter passe la fin de sa vie avec sa femme au Taft Hotel, près de Times Square, jusqu'à sa mort, le 30 avril 1941, peu après son soixante et onzième anniversaire.

Après avoir été enterré au Kensico Cemetery de Valhalla (New York), il fut inhumé au mausolée familial sis au Husband Cemetery de la ville de Somerset (Pennsylvanie)[23].

Pour conclureModifier

À la suite de Lewis Jacobs[24], on peut dire que si Georges Méliès a été le premier à "pousser le cinéma vers le théâtre", Edwin S. Porter a été le premier à pousser le cinéma vers le cinéma pour en faire un nouvel art. Reconnu aujourd'hui comme le père du film d'histoire, il a fait plus que de simples contributions fictives à la tradition cinématographique. C'est Edwin Porter qui a découvert que l'art du cinéma dépend de la continuité des prises de vue et non des seules prises de vue. Non content des scènes arrangées artificiellement de Méliès, Porter distingue les films de toutes les autres formes théâtrales et leur donne l’invention du montage. Presque tous les développements cinématographiques depuis la découverte de Porter découlent du principe de montage, qui est à la base de l’art cinématographique.

En 1902, Porter avait une longue liste de films à son actif. Mais ni lui ni d'autres producteurs américains n'avaient encore appris à raconter une histoire. Ils étaient toujours occupés par des actualités uniques, ponctuelles… avec des passages humoristiques… avec des sketchs de vaudeville… des vues panoramiques… et des sujets locaux. Aucune de ces productions ne se distingue de l'ensemble, c'est Porter qui eut le génie d'inscrire les différents plans dans un enchaînement chronologique, une dynamique narrative…

FilmographieModifier

RéalisateurModifier

1899Modifier

1900Modifier

1901Modifier

1902Modifier

1903Modifier

  • 1903 : The Gay Shoe Clerk (non crédité)
  • 1903 : Life of an American Fireman (non crédité)
  • 1903 : Le Vol du grand rapide (The Great Train Robbery) : le premier western américain[25]
  • 1903 : What Happened in the Tunnel
  • 1903 : A Romance of the Rail (non crédité)
  • 1903 : The Extra Turn
  • 1903 : The Heavenly Twins at Lunch
  • 1903 : The Heavenly Twins at Odds
  • 1903 : The Messenger Boy's Mistake
  • 1903 : Rube and Fender
  • 1903 : Uncle Tom's Cabin (non crédité) : première adaptation de La Case de l'oncle Tom
  • 1903 : Little Lillian, Toe Danseuse
  • 1903 : Rube and Mandy at Coney Island
  • 1903 : Subub Surprises the Burglar
  • 1903 : New York City Dumping Wharf
  • 1903 : New York City 'Ghetto' Fish Market (non crédité)
  • 1903 : The Unappreciated Joke

1904Modifier

1905Modifier

1906Modifier

1907Modifier

1908Modifier

  • 1908 : Rescued from an Eagle's Nest
  • 1908 : Cupid's Pranks

1909Modifier

  • 1909 : Where Is My Wandering Boy Tonight?
  • 1909 : A Burglar Cupid

1910 - 1915Modifier

ScénaristeModifier

ProducteurModifier

BibliographieModifier

  • La grande rapina al treno. The Great Train Robbery (Edwin S. Porter, 1903) e la storia del cinema, par Elena Dagrada, éd. Mimesis, 2012,
  • Le Siècle du cinéma, par Vincent Pinel, éd. Larousse 2002,
  • Movie-Made America: A Cultural History of American Movies, par Robert Sklar (en)[26], éd. Vintage, 1994,
  • The Emergence of Cinema – The American Screen to 1907, par Charles Musser[27],[28], éd. University of California Press, 1994[16],
  • Chronologie commentée de l'histoire du cinéma, par Vincent Pinel pour la revue d'Histoire du Cinéma, numéro hors-série, 1992[29],
  • Before the Nickelodeon: Edwin S. Porter and the Edison Manufacturing Company, par Charles Musser, éd. University of California Press, 1991[2],
  • Early Cinema: Space, Frame, Narrative, par Adam Barker, éd. British Film Institute, 1990,
  • Before Hollywood : turn-of-the-century film from American archives, par Charles Musser, préfacé par Jay Leda, éd. American Federation of Arts(en), 1986[30],
  • Spellbound in Darkness: A History of the Silent Film, par George Pratt, éd. New York Graphic Society, 1974,
  • Les débuts d'Edwin S. Porter par Charles Musser pour la revue : Les cahiers de la cinémathèque, N° 29 - Le cinéma des premiers temps (1900-1906), 1979[31],
  • The early cinema of Edwin Porter, par Charles Musser, pour la revue Cinema Journal, Vol. 19, No. 1, pp. 1-38, éd. University of Texas Press, 1979[12],
  • One Reel a Week, par Arthur Miller et Fred Balshofer, éd First Edition, 1967,
  • Collaborator With Edison on Invention of Motion-Picture Camera Dies in Hotel, par Harry M. Fry pour le New York Times, 1941[13],
  • Reminiscences of Edwin S. Porter, or the History of the Motion Picture, par Ezra Goodman pour le New York Times, 1940[10].


AnnexeModifier

Thomas EdisonModifier

Thomas Edison, qui cherchait à améliorer les divers procédés de photographie animée, utilise le nouveau procédé de support photographique en celluloïd mis au point par George Eastman pour mettre au point, avec son assistant de laboratoire William Kennedy Laurie Dickson (1860-1935), une nouvelle machine de prise de vues animées le Kinétographe[32], les plans étant faits, la première machine est fabriquée en 1891[33],[34]. Le visionnage se faisait par le kinétoscope, machine qui ne permettait qu'un seul spectateur à la fois. Edison est le premier à donner le nom de film , pour désigner les bobines, mot anglais qui signifie voile ou fine couche, en référence à la couche de produit photosensible qui recouvre une face du support au format 35 mm.).

Pour tourner ses premiers films Edison ouvre le premier studio de cinéma le Black Maria Movie Studio[35] à Orange (New Jersey) en 1892[36],[37].

NoteModifier

Le Kinétoscope est le perfectionnement du "phantoscope", inventé par Charles Francis Jenkins et Thomas Armat. Les disputes entre les deux inventeurs ont facilité le rachat de leurs brevets par Edison lui permettant d'asseoir un monopole tant pour la production que pour la diffusion des films sur la Côte-Est, ce qui poussera les producteurs indépendants et étrangers à s'installer sur la Côte Ouest loin des avocats d'Edison.

Les envoyés d'Edison en Europe découvrent le cinématographe des frères Lumière et se rendent compte qu'ils ne pourront pas soutenir la concurrence.

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RéférencesModifier

  1. (en) « Edwin S. Porter | American director », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 23 avril 2019)
  2. a et b (en-US) « Before the Nickelodeon », sur publishing.cdlib.org (consulté le 29 avril 2019)
  3. Robert M. Seiler, Reel Time: Movie Exhibitors and Movie Audiences in Prairie Canada, 1896 to 1986, Athabasca University Press, (lire en ligne)
  4. (en-US) « Edwin S. Porter Historical Marker », sur explorepahistory.com (consulté le 23 avril 2019)
  5. « CONNELLSVILLE AREA HISTORICAL SOCIETY - About Us », sur www.connellsvillehistoricalsociety.com (consulté le 23 avril 2019)
  6. « Ciné-club : Edwin S. Porter », sur www.cineclubdecaen.com (consulté le 24 avril 2019)
  7. (en-US) Tom et Sara Pendergast, International Dictionary of Films and Filmmakers- 2, St James Press, , 1324 p. (ISBN 1-55862-477-5), pages 775-779
  8. « Who's Who of Victorian Cinema », sur www.victorian-cinema.net (consulté le 24 avril 2019)
  9. Vincent Pinel, Le Siècle du Cinéma, Bordas, (ISBN 2 04 018556 9), pages 46-7
  10. a et b (en-US) Ezra Goodman, « TURN BACK THE CLOCK; Reminiscences of Edwin S. Porter, or the History of the Motion Picture », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 29 avril 2019)
  11. (en) « Bradley Allen Fiske | United States naval officer », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 29 avril 2019)
  12. a et b (en-US) « The Early Cinema of Edwin Porter », sur Charles Musser.com
  13. a et b (en) « EDWIlq S. PORTER, Ti, PIONEER IN FILMS; Collaborator With Edison on Invention of Motion-Picture Camera Dies in Hotel ,ONCE PARTNER OF ZUKOR I Ex-Head of Simplex Projector Company Was Producer of 'Great Train Robbery' », sur timesmachine.nytimes.com (consulté le 29 avril 2019)
  14. (en-US) « Archive Portrait: The Huntley Film Archives | », sur Moving Image Archive News (consulté le 1er mai 2019)
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  16. a et b (en-US) Charles Musser, The Emergence of Cinema: The American Screen to 1907, University of California Press,
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Voir aussiModifier

Liens externesModifier