Edwige de Wessex

princesse anglo-saxonne, épouse de Charles le Simple
Edwige
Description de cette image, également commentée ci-après
Edwige avec son jeune fils Louis d'Outremer (enluminure des Grandes Chroniques de France, entre 1410 et 1412, MS M.536, Morgan Library and Museum)

Titre

Reine des Francs

917 × 919922

Prédécesseur Frédérune
Successeur Béatrice de Vermandois
Biographie
Dynastie Maison de Wessex
Nom de naissance Eadgifu
Décès après 951
Sépulture abbaye Saint-Médard de Soissons
Père Édouard l'Ancien
Mère Ælfflæd
Fratrie Æthelstan
Eadgyth
Ælfweard
Edwin
Æthelhild
Eadflæd
Eadhild
Eadgyth
Ælfgifu
Edmond Ier
Eadred
Eadburh
Eadgifu
Conjoint Charles III le Simple
Herbert le Vieux
Enfants Louis IV d'Outremer
Religion christianisme

Edwige (morte après 951) est une princesse de la maison de Wessex devenue reine des Francs par son mariage avec Charles III le Simple.

Son nom en vieil anglais est Eadgifu. Il est également attesté sous les formes Edgiva, Otgiva, Ottogeba, Ogive, Edgifu ou Ethgive.

BiographieModifier

Edwige est la fille du roi Édouard l'Ancien et de sa deuxième épouse Ælfflæd. Son père la donne en mariage au roi de Francie occidentale Charles III le Simple entre 917 et 919, après la mort de sa première femme Frédérune. Elle reçoit en douaire le domaine de Tusey. Charles et Edwige ont un fils, Louis, né en 920 ou 921. Lorsque son mari est capturé et fait prisonnier par le comte de Vermandois Herbert II en juillet 923, Edwige envoie leur jeune fils en sécurité de l'autre côté de la Manche, où il est éduqué à la cour d'Édouard, puis de son successeur Æthelstan, d'où son surnom d'« Outremer ». La plupart des sources rapportent qu'Edwige s'exile avec son fils, mais il est possible qu'elle soit restée en Francie et qu'elle ait joué un rôle dans l'organisation du mariage du duc Hugues le Grand avec sa sœur Eadhild en 926, afin de briser l'alliance entre Hugues et Herbert contre la lignée carolingienne[1],[2].

En 936, Louis est rappelé en Francie par les grands du royaume, parmi lesquels le duc Hugues, pour monter sur le trône, et sa mère l'accompagne. L'année suivante, il lui confie la direction de l'abbaye royale Notre-Dame de Laon, ainsi que de la forteresse royale de Laon. Néanmoins, il semble que son influence sur son fils ait diminué après le mariage de celui-ci avec Gerberge de Saxe, en 939. En 951, Edwige se remarie avec Herbert le Vieux, comte d'Omois, le fils de Herbert II de Vermandois, l'ancien geôlier de son premier mari. Son nouvel époux lui offre en douaire des terres dépendant de l'abbaye Saint-Médard de Soissons, dont il est l'abbé laïc. Le roi, qui n'est mis au courant de cette union qu'après les faits, est furieux et retire à sa mère l'abbaye Notre-Dame et la ville de Laon, qu'il remet à sa femme[1].

Edwige meurt à une date inconnue après son second mariage, qui ne produit pas d'enfants. Herbert la fait enterrer à Saint-Médard[1].

RéférencesModifier

  1. a b et c Nelson 2004.
  2. Foot 2011, p. 46-47.

BibliographieModifier

Lien externeModifier