Eduard Wagner

officier général de l'armée allemande

Eduard Wagner
Eduard Wagner
Wagner en 1939, en tenue de colonel.

Naissance
Kirchenlamitz, Royaume de Bavière
Décès (à 50 ans)
Zossen, Province de Brandebourg
Origine Allemand
Allégeance Flag of Germany (1867–1918).svg Empire allemand
Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of Germany (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme Deutsches Reichsheer
War Ensign of Germany (1921–1933).svg Reichswehr
Balkenkreuz.svg Wehrmacht
Grade Général d'artillerie
Années de service 19191944
Commandement Quartier-maître général de la Wehrmacht
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale

Eduard Wagner est un officier général de l'armée allemande, né le à Kirchenlamitz et mort par suicide le à Zossen. Il a été Generalmajor d'artillerie et quartier-maitre général au haut commandement de l'armée de terre sous les ordres de Franz Halder, chef de l’état-major général. Il soutint le complot contre Adolf Hitler en .

BiographieModifier

Né à Kirchenlamitz en royaume de Bavière, il intègre la Reichswehr après ses états de service pendant la Première Guerre mondiale. Fin , en tant qu'intendant général du commandement suprême de la Wehrmacht, il conclut un accord avec Reinhard Heydrich sur le rôle et les compétences des Einsatzgruppen sur le territoire polonais sur le point d'être envahi[1].

Le , à Berlin, il se voit informé par Heydrich que la mission des Einstzgruppen en Pologne est « une purification radicale : les Juifs, l'intelligentsia, le clergé, la noblesse ». Wagner dès lors s'efforce de favoriser la mise en place d'une administration militaire en Pologne avec une division du territoire en districts militaires, pensant ainsi limiter les menées des SS et des hommes d'Heydrich[2]. Il rédige à cet effet un décret signé par Hitler le , décret qui interdit l'octroi de pouvoirs spéciaux à des organismes tiers. Début , à la suite du remplacement de l'administration militaire par l'administration civile en Pologne occupée, Wagner transmet au général Wilhelm Keitel une note où il stipule au nom de la Wehrmacht que rien ne peut, ne doit se faire en Pologne sans l'aval de l'armée.

En , à la suite de la victoire des troupes allemandes sur l'armée française il écrit : « La gloire en revient au Führer seul, car sans sa volonté, les choses n'auraient pas tourné de cette façon. » En débutent les négociations entre Wagner, qui représente l'armée, et Heydrich, qui représente le RSHA, sur le rôle et les compétences des Einsatzgruppen en URSS, nouvel objectif de conquête pour le régime nazi. Les deux hommes parviennent à un projet d'accord le [3] avec pour effet l'intégration des Einsatzgruppen dans l'organisation générale de la Wehrmacht[4]. Dès le début de l'offensive contre l'URSS en , il est chargé de la planification de la lutte contre les partisans[5]. Fin aout 1941, Wagner participe à la préparation du massacre de Kamenets-Podolski[6]. Le il déclare devant son état-major qu'« il ne peut y avoir de doute sur le fait que Léningrad doit être affamée, car il n'est pas possible de nourrir cette ville »[7].

Il participe à la conspiration contre Hitler du et à la suite de l'échec de l'attentat il se suicide d'une balle dans la tête le .

Notes et référencesModifier

  1. Christopher Browning (trad. de l'anglais par Jacqueline Carnaud et Bernard Frumer), Les origines de la solution finale : l'évolution de la politique antijuive des nazis, septembre 1939-mars 1942, Paris, Les Belles Lettres Ed. du Seuil, coll. « Histoire », , 631 p. (ISBN 978-2-7578-0970-9, OCLC 937777483), p. 45.
  2. Christopher Browning 2009, p. 57.
  3. Christopher Browning 2009, p. 449.
  4. Ralf Ogorreck (trad. de l'allemand par Olivier Mannoni), Les Einsatzgruppen : les groupes d'intervention et la genèse de la Solution finale, Berlin, Metropol, , 320 p. (ISBN 978-2-286-03062-9, OCLC 916649130), p. 230.
  5. Christian Baechler, Guerre et exterminations à l'Est : Hitler et la conquête de l'espace vital 1933-1945, Paris, Tallandier, coll. « Hors collection », , 523 p. (ISBN 978-2-84734-900-9 et 978-2-847-34906-1, OCLC 944886258) p. 354.
  6. Christian Baechler 2016, p. 354.
  7. Christian Baechler 2016, p. 281.

Liens externesModifier