Ebru Umar

journaliste néerlandaise

Ebru Umar (prononcé en néerlandais : [ˌe:bru ˈumɑr]; prononciation turque : ˌɛbruː umˈɑr ; née le 20 mai 1970) est une chroniqueuse hollandaise d'origine turque. Sous l'influence de Theo van Gogh, elle abandonne une carrière dans la gestion et est devient chroniqueuse, d'abord pour le site web de van Gogh puis, après l'assassinat de ce dernier, comme sa successeur en tant que chroniqueuse régulière pour le magazine Metro[1]. Elle écrit pour un certain nombre de magazines néerlandais et a publié quatre livres, sur le féminisme et la critique de l'Islam.

Ebru Umar
EbruUmar.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (50 ans)
La HayeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Gymnasium Erasmianum (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Distinction
Prix Pim Fortuyn (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Umar est la fille de parents turcs arrivés aux Pays-Bas en 1970. Son père est un anatomo pathologiste à la retraite, sa mère, ophtalmologiste[2]. Elle grandit à Rotterdam et fréquente le Gymnasium Erasmianum[3].

Après des études de gestion et avoir travaille un certain temps en tant que gestionnaire, elle commence à écrire sous l'influence de Theo van Gogh, et écrit des colonnes[pas clair] sur son site internet (elle considère van Gogh comme son « maître et ami »)[4],[5], et écrit pour un certain nombre d'autres journaux néerlandais. En 2005, elle prend la place de van Gogh pour le magazine Metro après l'assassinat de celui-ci[6]. Umar est aussi l'auteure de quatre livres, et écrit une chronique hebdomadaire pour le magazine féminin hebdomadaire néerlandais Libelle (en plus de faire des entrevues[7] et des discussions de groupe[8] pour le magazine) et pour la revue néerlandaise féministe Opzij[9]. Umar, athée, a une réputation de franc-parler, une caractéristique que ses parents disent avoir remarqué dès son plus jeune âge.

En 2006, elle est battue à l'extérieur de son appartement d'Amsterdam par deux attaquants[10].

Arrestation en TurquieModifier

Le 23 avril, 2016, Umar est arrêtée dans son appartement dans la ville turque de Kuşadası, pour des tweets critiquant le président turc Erdogan[11],[12],[13]. Elle est ensuite libérée mais n'est pas autorisée à quitter la Turquie[14]. Le 24 avril, 2016, sa maison d'Amsterdam est cambriolée et saccagée, le mot Hoer (putain) est inscrit sur les murs[15],[16].

Deux mois plus tard, elle déménage à Amsterdam[17].

DistinctionModifier

BibliographieModifier

  • Burka & Blahniks (2004)[19]
  • Vier over 8 (2005)
  • Geen talent voor de liefde (2005)[20]
  • Turkse verleidingen (2008), un recueil de récits de voyage en Turquie

RéférencesModifier

  1. (nl) « Ebru Umar: VVD walgelijke huichelachtige partij, Verdonk wist in 2004 van echte naam Hirsi Ali », Nederlands Juridisch Dagblad,‎ (lire en ligne, consulté le 30 août 2012)
  2. (nl) Cornald Maas, « 'Het heeft geen zin tegen Ebru te zeggen dat ze haar mond moet houden' », de Volkskrant,‎ (lire en ligne, consulté le 31 août 2012)
  3. (nl) Aaf Brandt Corstius, « Een soort Fame-meets-Krachtwijk », NRC Handelsblad,‎ (lire en ligne, consulté le 31 août 2012)
  4. Deborah Scroggins, Wanted women : faith, lies, and the war on terror : the lives of Ayaan Hirsi Ali and Aafia Siddiqui, New York, Harper, , 576 p. (ISBN 978-0-06-209795-8, lire en ligne), p. 285
  5. Perro de Jong, « Dutch fear loss of tolerance », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 31 août 2012)
  6. (nl) « Ebru Umar opvolger Theo van Gogh », Algemeen Dagblad,‎ (lire en ligne)
  7. (nl) Manu Tassier, « 'EUROPA mag geen moeial zijn' », De Standaard,‎ (lire en ligne, consulté le 31 août 2012)
  8. (nl) Wim Boevink, « Even op de gang staan », Trouw,‎ (lire en ligne, consulté le 31 août 2012)
  9. (nl) « 'Ik blijf!': Turkse schrijfsters roeren zich. », Zuid-Kennemerland Dichtbij,‎ (lire en ligne, consulté le 31 août 2012)
  10. (nl) Gerard Reijn, « ‘Twee kerels die een vrouw slaan, wat een moed’ », de Volkskrant,‎ (lire en ligne, consulté le 31 août 2012)
  11. (nl) « Columniste Ebru Umar opgepakt in Turkije », nos.nl
  12. « Dutch journalist arrested in Turkey for criticising Erdoğan », Agence France-Presse,‎ (lire en ligne, consulté le 24 avril 2016)
  13. « Dutch journalist Ebru Umar arrested in Turkey », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le 24 avril 2016)
  14. « Dutch journalist Ebru Umar 'free but forbidden to leave' Turkey after criticising Erdogan », AFP/Reuters, ABC,‎ (lire en ligne, consulté le 25 avril 2016)
  15. « schlijper.nl today | mon apr 25, 2016 12:03 | img 0641 inbraak huis ebru umar », sur schlijper.nl (consulté le 5 décembre 2018)
  16. (de) « Nach Festnahme in der Türkei: Einbruch bei Erdogan-kritischer Journalistin in Amsterdam », FAZ.NET,‎ (ISSN 0174-4909, lire en ligne, consulté le 5 décembre 2018)
  17. (nl) « Ebru Umar verhuist naar Rotterdam na bedreigingen », sur www.ad.nl (consulté le 5 décembre 2018)
  18. « Drukte bij herdenking Pim Fortuyn », sur NU, (consulté le 5 décembre 2018)
  19. (nl) Annelies Moors, Things : religions and the question of materiality, New York, Fordham UP, (ISBN 978-0-8232-3945-0, lire en ligne), « The Affective Power of the Face Veil: Between Disgust and Fascination », p. 291
  20. (nl) Jan Auke Brink, « Rev. of Ebru Umar, Geen talent voor de liefde », 8Weekly,‎ (lire en ligne, consulté le 31 août 2012)

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Liens externesModifier