E lucevan le stelle

E lucevan le stelle est une romance pour ténor chantée par le personnage du peintre Mario Cavaradossi au cours du troisième acte de Tosca, un opéra de Giacomo Puccini sur un livret de Luigi Illica et de Giuseppe Giacosa. Il s'agit d'un des airs d'opéra les plus célèbres.

Mario Cavaradossi, l'amant de la cantatrice Floria Tosca, attend son exécution imminente au Castel Sant'Angelo. Il se rappelle les moments de bonheur en compagnie de sa maîtresse, fait part de son désespoir et, dans un cri final, de son amour de la vie.

L'air est introduit par un solo de clarinette, nostalgique.

Interprétations notablesModifier

L'air a été interprété par des ténors de renom de toutes nationalités comme par exemple Enrico Caruso, Luciano Pavarotti, Jonas Kaufmann, Plácido Domingo ou encore Roberto Alagna.

L'air a aussi été adapté pour être chanté en français sous le nom "Le ciel luisait d'étoiles". Cette variante française a notamment été interprétée par des ténors dont Luis Mariano, Georges Thill ou Tony Poncet.

LivretModifier

Italien
Traduction française
Texte de l'adaptation en français

E lucevan le stelle,
ed olezzava la terra
stridea l'uscio dell'orto
ed un passo sfiorava la rena.
Entrava ella fragrante,
mi cadea fra le braccia.

O dolci baci, o languide carezze,
mentr'io fremente le belle forme disciogliea dai veli!
Svanì per sempre il sogno mio d'amore.
L'ora è fuggita, e muoio disperato!
E non ho amato mai tanto la vita!

Et les étoiles brillaient,
Et la terre embaumait,
La porte du jardin grinçait,
et un pas effleurait le sable.
Elle entrait, parfumée,
me tombait dans les bras.

O doux baisers ! ô caresses langoureuses !
Tandis que je tremblais, elle libérait ses belles formes de leurs voiles
Il s'est évanoui pour toujours, mon rêve d'amour.
L'heure s'est envolée, et je meurs désespéré !
Et je n'ai jamais autant aimé la vie !

Le ciel luisait d'étoiles,
Dans la nuit sans voile,
Par la porte entrouverte,
Elle entrait soudain vive, alerte.
Puis se pressait fidèle,
Sur mon cœur tout plein d'aide.

O doux baisers ! Délicieuse ivresse !
Grâce divine d'une maîtresse entre mes bras, pâmée !
Il est fini ce rêve heureux d'amour.
L'heure est enfuie, et c'est mon dernier jour !
Je meurs désespéré.
Et je n'aimais jamais autant la vie, autant la vie.