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École de pilotage de l'Armée de l'air

(Redirigé depuis EPAA)

École de pilotage de l'Armée de l'air
Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Roundel of France.svg Armée de l'air
Type Ecole
Garnison Base aérienne 709 Cognac-Châteaubernard
Ancienne dénomination
  • Ecole de pilotage élémentaire
  • Groupe Ecole 315
  • Ecole de pilotage de l'Armée de l'air EPAA 315


L'École de pilotage de l'Armée de l'air 00.315 "Général Pierre Jarry" est une école de formation de l'Armée de l'air française située sur la base aérienne 709 Cognac-Châteaubernard dans le département de la Charente.

Historique des écoles de pilotage militaires françaisesModifier

La nécessité de former les pilotes dans un cursus militaire est apparue très tôt[1].

Le camp de Châlons se dote ainsi d'une école de pilotage en 1909 sur avions Farman ; la future base aérienne 122 Chartres-Champhol dispose d'une école la même année. Le terrain de Pau forme très tôt sur avions Blériot.

En août 1911, quatre centres-écoles sont en activité : Châlons, Saint-Cyr-l'École près de Versailles, Avord[2] et Pau.

Au cours de la Première Guerre mondiale, d’autres écoles de pilotage militaires viennent s'ajouter : à Chartres (future base aérienne 122 Chartres-Champhol) et Istres.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, les écoles restent dispersées.

En 1945, l'École de pilotage de l'Armée de l'air est créée, à Cognac.

 
SOCATA TB-30de l'EPAA 315 à Bitburg en 2010
 
Epsilon de la Patrouille Cartouche Doré
 
Grob G-120 de l'Ecole en 2011

Historique de l'École de pilotage de l'Armée de l'airModifier

En janvier 1938, à la suite de la demande du maire de Cognac, Paul Firino Martell, le ministère de l'Air décide de la création d'un terrain d'aviation sur la commune de Châteaubernard, qui est ensuite baptisé « camp d'aviation de Châteaubernard ».

En 1940, les travaux sont bien avancés à l'arrivée des Allemands qui l'occupent jusqu'en 1944 : ils poursuivent sa construction avec un nouveau poste de commandement et construisent des pistes en dur. Les principales missions de la Luftwaffe sont :

Le 31 décembre 1943, le terrain est bombardé par les Alliés. En août 1944, les infrastructures intactes sont détruites par les Allemands avant leur reprise dans la poche de Royan.

À la libération de la ville de Cognac, celle-ci entreprend de remettre en état le camp afin de permettre à l'aviation des Alliés de réaliser des raids aériens contre les poches de l'Atlantique jusqu'en avril 1945.

En juillet 1945, l'École de pilotage est créée. Le « camp » devient la « base école 705 » et celle-ci forme les pilotes de l'Armée de l'air sur des avions différents.

Fin 1949, l'École de pilotage s'installe à Marrakech au Maroc, alors territoire principalement placé sous protectorat français[3].

Le 1er janvier 1950, la plate-forme de l'ancienne base école 705 devient la base aérienne 135. Celle-ci reçoit la 33e escadre de reconnaissance qui était implantée à Fribourg. La piste est allongée pour atteindre une longueur de 2 400 mètres.

En 1958, la 92e brigade de bombardement est créée et s'installe sur la base. Cette brigade comprend les escadrilles 1/92 Bourgogne et 2/92 Aquitaine qui sont équipées de Vautour II.

Au début de 1961, l'École de pilotage revient à Cognac, à la suite de l'indépendance du Maroc acquise depuis 1956. Elle est équipée d'avions T-6. Elle devient la « base école 709 » et a pour nouvelle mission d'instruire la plupart des élèves pilotes de l'aéronautique navale française.

En 1965, les T-6 sont remplacés par des avions biréacteurs Potez-Fouga CM 70 Magister, mieux équipés et plus adaptés à la formation initiale des pilotes modernes.

Depuis juin 1984, les avions Socata TB-30 Epsilon ont remplacé progressivement les Fouga-Magister.

En 1992, la base aérienne prend le nom de baptême « Commandant Ménard », en souvenir du commandant Raoul Ménard.

Le 1er août 1994, l'École est rebaptisée « École de pilotage de l'Armée de l'air ».

En 1995, le Centre de formation des instructeurs pilotes (CFIP) naît de la fusion de l'Escadron de formation des moniteurs et de standardisation (EFMS) et de l'École de formation initiale du personnel navigant (EFIPN).

En septembre 2006, l'Epsilon fête ses 500 000 heures de vol.

Les deux premiers avions d'entraînement de fabrication suisse Pilatus PC-21 destinés à remplacer les TB-30 Epsilon ont été livrés le 30 août 2018.

Le 24 septembre 2019, les avions Socata TB-30 Epsilon sont définitivement retirés du service.

Situation géographiqueModifier

L'École est située sur la base aérienne 709. Le site militaire est situé sur la commune de Châteaubernard, deux kilomètres au sud de Cognac dans le département de la Charente.

MissionsModifier

L'École de pilotage de l'armée de l'air assure la formation des pilotes et des navigateurs officiers systèmes d'armes (NOSA) de l’Armée de l’air, de l’aéronautique navale, de la Direction générale de l'armement et parfois de l’aviation légère de l’Armée de terre.

L'École peut accueillir des jeunes stagiaires de pays étrangers.

Elle assure également la formation des élèves moniteurs simulateurs de vol et peut être amenée à participer au renforcement de la sûreté aérienne lors d’événements majeurs sur le territoire national.

Un nouveau cursus de formation des élèves pilotes et navigateurs baptisé FOMEDEC (Formation modernisée et entraînement différencié des équipages de chasse) sera appliqué à partir de 2019.

L'EPAA délivre le brevet de pilote militaire, matérialisé par le "macaron".

Unités de formationModifier

Deux escadrons d'instruction en vol (avec reprise des traditions d'unités de chasse dissoute)Modifier

Depuis le 15 mai 2014 :

  • EIV 1/13 Artois composé des escadrilles SPA 83 Chimère, SPA 100 Hirondelle et SPA 55 Petit Pousset.
  • EIV 2/12 Picardie composé des escadrilles SPA 173 Oiseau de Paradis, SPA 172 Perroquet et EALA 9/72 Petit Prince.

Ces deux escadrons sélectionnent et forment les futurs pilotes et navigateurs de l'Armée de l'air et de l'aéronautique navale sur les avions-école Socata TB-30 Epsilon et Grob G120A-F.

En fonction des besoins de l’Armée de l’air, des résultats obtenus et de leurs aspirations, les élèves-pilotes sont orientés vers la filière « chasse » ou la filière « transport ».

Les élèves orientés dans la filière « chasse » restent à Cognac quinze semaines supplémentaires pour y suivre le stage de pré-spécialisation « chasse ».

Le 2 octobre 2018, le Général Philippe Lavigne, chef d'état-major de l'armée de l'air, s'est rendu sur la Base aérienne 709 pour marquer les débuts officiels de l'avion-école suisse Pilatus PC-21 destiné à remplacer les avions SOCATA TB-30 Epsilon de l'EPAA et les Alphajet de l'Ecole d'aviation de chasse de Tours.

A court terme, 17 avions seront livrés au profit de l'EPAA et de l'Ecole d'aviation de chasse regroupées à Cognac à l'horizon 2020.

Centre de formation des instructeurs pilotes (CFIP)Modifier

Le 1er septembre 2004, le Centre de formation des instructeurs pilotes (CFIP) s'installe à l'École de pilotage de Cognac. Il est chargé de sélectionner le personnel navigant de l'Armée de l'air. Chaque année, plusieurs candidats effectuent une phase de sélection en vol qui dure cinq semaines. Ils effectuent une dizaine de vols d'évaluation en place avant.

Le 15 mai 2014, il devient CFIP 1/11 Roussillon composé des escadrilles Masque de tragédie et Masque de comédie.

Cartouche DoréModifier

Depuis 1989, la patrouille acrobatique Cartouche Doré était implantée sur la base 709 de Cognac. Elle était composée de trois avions Socata TB 30 Epsilon.

Après 27 ans d’existence, la patrouille Cartouche Doré a officiellement été mise en sommeil le 24 novembre 2016, à l’issue d’une ultime représentation donnée lors d’une cérémonie organisée sur la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard.

Normes d'aviationModifier

L’ensemble de la formation de l'École répond aux normes JAR FCL.

L’École de pilotage de l’Armée de l’air a l’agrément FTO (Flight Training Organisation) de la direction générale de l'Aviation civile (DGAC). Ainsi, les élèves présentent à Cognac l’examen en vol CPL (Commercial Pilot Licence) reconnu par l’aviation civile.

Liens internes et articles connexesModifier

Notes et référencesModifier