Duodéno-pancréatectomie céphalique

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Schéma de l'opération

La duodéno-pancréatectomie céphalique (DPC), ou duodénopancréatectomie céphalique, ou DPC, ou opération de Whipple, est réalisée dans le traitement chirurgical curatif d'une tumeur du bloc duodéno-pancréatique, comme une tumeur neuroendocrinienne.

HistoireModifier

La DPC est une des opérations les plus difficiles en chirurgie viscérale avec morbidité et une mortalité respectivement autour de 3% et 40% dans les centres experts[1]. La première duodeno-pancréatectomie partielle fut rapportée en 1898 par Codivilla, sans réparation du canal de Wirsung (canal pancréatique principal) ou drainage de celui-ci[2]. En 1914, Hirschel a présenté le cas d'une résection en un temps d'une partie du duodenum, de la tête du pancréas, de la papille et du cholédoque (partie basse de la voie biliaire principale) avec rétablissement de la continuité et réimplantation du canal de Wirsung par une suture directe sur le duodenum et la voie biliaire était réimplantée via un tube en caoutchouc[3]. Mais c'est Whipple et al., en 1935, qui rapporte 3 cas de résection complète du duodenum et d'une large partie de la tête du pancréas, en 2 temps, pour un ampullome vatérien au Columbia Presbyterian Hospital de New York. Le premier patient mourut 30h après l'intervention, d'une fistule anastomotique, mais les 2 suivants ont vécu 9 et 24 mois.

En 1940, Whipple présente une technique de résection complète du duodenum et de la tête du pancréas en 1 temps, qui restera comme la technique de référence de la DPC[4].

IndicationsModifier

TechniqueModifier

L'opération consiste à réséquer la tête du pancréas en bloc avec le cadre duodénal. Il est donc nécessaire de réaliser une section de l'antre gastrique et de l'intestin grêle, au-delà de l'angle de Treitz, ainsi qu'une section du col du pancréas et du cholédoque. Ensuite la reconstruction se fait d'abord par une anastomose pancréatico-jéjunale à l'aide du moignon intestinal, puis plus distalement sur l'intestin une anastomose cholédoco-jéjunale, et enfin plus loin une anastomose gastro-jéjunale.

Notes et référencesModifier

  1. Arch Surg. 2010;145(7):634-640
  2. Sauve L. Des pancréatectomies et spécialement de la pancréatectomie céphalique. Rev chir. 1908;37:113–152. and 335–85
  3. Whipple AO. Observations on radical surgery for lesions of the pancreas. Surg Gynecol Obstet. 1946;82:623–631.
  4. HPB (Oxford). 2011 Jun; 13(6): 377–384. doi: 10.1111/j.1477-2574.2011.00305.x