Dubravka Ugrešić

écrivaine croate
Dubravka Ugrešić
DubravkaUgresic.jpg
Dubravka Ugrešić.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (71 ans)
KutinaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
République Fédérale Populaire de Yougoslavie (en) (jusqu'en ), Yougoslave (-), Croate (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Programme international d'écriture de l'Iowa (en)
Université de ZagrebVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Site web
Distinctions
Liste détaillée
Dubravka Ugrešić en 2006 (à Varsovie)

Dubravka Ugrešić, née le à Kutina (Croatie), est une écrivaine de langue croate et une universitaire vivant aux Pays-Bas.

BiographieModifier

Son père est croate et sa mère bulgare, née à Bourgas[1].

Diplômée de littérature russe et de littérature comparée de l'université de Zagreb, elle travaille, de 1974 à 1993, à l'Institut de théorie de la littérature à l'université de Zagreb. Après de premières œuvres destinées aux enfants, sa veine satirique s'affirme dans Poza za prozu (Pose pour la prose) publiée en 1978. En 1981, son recueil de nouvelles Dans la gueule de la vie (Štefica Cvek u raljama života) parodie le genre du roman à l'eau de rose et s'amuse d'une confrontation entre les stéréotypes féminins et la vison crue des hommes [2].

De 1991 à 1994[3], réagissant à l'évolution de l'ex-Yougoslavie, elle écrit des essais contre le nationalisme, la guerre et la haine ethnique (plus tard rassemblés dans le recueil Kultura laži (littéralement : La culture du mensonge), ce qui explique pourquoi certains médias croates l'ont qualifiée de « traître », « ennemie publique » et « sorcière ». D'abord publiés dans divers périodiques européens, ces écrits sont ensuite publiés dans un livre en néerlandais en 1995, puis en allemand. La version en croate est publiée à la fin de 1996[3]. Elle se résigne à quitter la Croatie en 1993 et vit depuis lors à l'étranger (en étant domiciliée aux Pays-Bas). Elle enseigne depuis dans plusieurs universités européennes et américaines et publie dans différents journaux et magazines[2].

ŒuvresModifier

  • Mali plamen (livre pour enfants, 1971)
  • Filip i sreća (livre pour enfants, 1976)
  • Poza za prozu (1978)
  • Nova ruska proza (essai, 1980)
  • Štefica Cvek u raljama života (recueil de nouvelles, 1981)
    Publié en français sous le titre Dans la gueule de la vie, traduit par Mireille Robin[4], Paris, Plon, coll. « Feux croisés », 1997 (ISBN 2-259-02382-7)
  • Život je bajka (1983)
  • Forsiranje romana-reke (roman, 1988)
    Publié en français sous le titre L'Offensive du roman-fleuve, traduit par Mireille Robin[5], Paris, Plon, coll. « Feux croisés », 1993 (ISBN 2-259-02383-5)
  • Kućni duhovi (livre pour enfants, 1988)
  • Američki fikcionar (essai, 1993)
  • Kultura laži (essais, 1996)
    Littéralement : La culture du mensonge, inédit en français, mais disponible notamment en allemand Die Kultur der Lüge et en anglais The Culture of Lies
  • Muzej bezuvjetne predaje (roman, 1998)
    Publié en français sous le titre Le Musée des redditions sans condition, traduit par Mireille Robin[6], Paris, Fayard, 2004 (ISBN 2-213-62075-X)
  • Zabranjeno čitanje (essai, 2001)
    Publié en français sous le titre Ceci n'est pas un livre, traduit par Mireille Robin[7], Paris, Fayard, 2005 (ISBN 2-213-62502-6)
  • Ministarstvo boli (roman, 2004)
    Publié en français sous le titre Le Ministère de la douleur, traduit par Janine Matillon, Paris, Albin Michel, coll. « Les grandes traductions », 2008[8],[9] (ISBN 978-2-226-17966-1)
  • Nikog nema doma (essai), 2005
    Publié en français sous le titre Il n’y a personne pour vous répondre, traduit par Janine Matillon, Paris, Albin Michel, coll. « Les grandes traductions », 2010 (ISBN 978-2-226-21512-3)
  • Baba Jaga je snijela jaje, (roman) 2009
  • Napad na minibar, (essai) 2010
    Publié en français sous le titre Karaoke Culture, traduit par Pierre-Richard Rouillon, Paris, Galaade, coll. « Auteur de vue », 2012[10] (ISBN 978-2-35176-179-3)
  • Pocetnica za nepismene, 2010

Récompenses et prixModifier

Elle est lauréate de nombreux prix littéraires, notamment :

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier