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Dryopithèque

genre de mammifères

Dryopithecus

Les Dryopithèques (Dryopithecus) forment un genre éteint de primates de la famille des hominidés, qui a vécu en Europe (et peut-être en Asie) du Miocène moyen au Miocène supérieur, il y a 10 à 12 millions d'années.

HistoriqueModifier

 
Fragment de mandibule
de Dryopithecus fontani.

Édouard Lartet a défini le genre en 1856 à partir d'un fossile découvert à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) par le docteur Fontan. Le nom de genre Dryopithèque (« singe des chênes » en français) fait référence à des gisements de bois fossiles découverts dans les Pyrénées et considérés comme contemporains du singe fossile. Le nom de la première espèce du genre a été donné en hommage au docteur Fontan, le naturaliste amateur qui découvrit le fossile.

De nombreux fossiles d'hominidés découverts depuis 1856 sur tous les continents de l'Ancien Monde ont été successivement rattachés par leurs descripteurs au genre Dryopithecus puis attribués finalement à d'autres genres, pour certains proches du Dryopithèque, et pour d'autres plus éloignés.

EspècesModifier

Le genre Dryopithecus comprend différentes espèces :

  • Dryopithecus fontani (Lartet, 1856) : France, Espagne, 11,5 Ma ;
  • Dryopithecus carinthiacus (Mottl, 1957) : Autriche ;
  • Dryopithecus wuduensis (Xue & Delson, 1988) : Chine (Gansu)[1].

Des fossiles de Dryopithecus fontani ont été trouvés en France (Saint-Gaudens, La Grive) et en Espagne[2].

Dryopithecus wuduensis a été défini en 1988 à partir d'une mandibule fossile fragmentaire trouvée en 1947 dans la province du Gansu, en Chine. Son appartenance au genre Dryopithecus demeure discutée.

MorphologieModifier

Dryopithecus fontani mesurait environ 60 cm de long. Il était quadrupède, mais ne s'appuyait pas sur les phalanges de ses mains, ce qui est un trait exclusif des chimpanzés et des gorilles.

HabitatModifier

Le Dryopithèque menait une vie arboricole et tirait de son habitat son alimentation : baies et fruits.

PhylogénieModifier

Le Dryopithèque est considéré par les paléontologues spécialistes des Hominoidea fossiles comme un genre proche de la lignée humaine, tout comme d'autres genres fossiles européens du Miocène, tous rangés dans la tribu des Dryopithecini ou sous-famille des Dryopithecinae. La question qui demeure en débat entre spécialistes est de savoir si le premier représentant des Hominini (tribu rassemblant les chimpanzés et les humains) est issu d'un Homininae européen ou d'un Homininae africain[3].

RéférencesModifier

  1. (en) Xue Xiang-Xu & Eric Delson, A new species of Dryopithecus from Gansu, China, in : Kexue Tongbao, volume 33, Pékin, 1988, p. 449–452 (en chinois) ; in : Chinese Science Bulletin, volume 34, Nr. 3, 1989, p. 223–229 (en anglais), lire en ligne (PDF 186 kB)
  2. (en) David R. Begun, « Dryopithecins, Darwin, de Bonis, and the European origin of the African apes and human clade », Geodiversitas, Paris, MNHN, vol. 31, no 4,‎ , p. 789-816 (ISSN 1638-9395, lire en ligne)
  3. (en) David R. Begun, The real Planet of the Apes : A new Story of human Origins, 2015

BibliographieModifier

  • (en) David R. Begun, The real Planet of the Apes : A new Story of human Origins, 2015

Voir aussiModifier