Droit à la satire

En droit français, le droit à la satire fait partie de la liberté d'expression, relevant du droit de la presse, et inclut le droit de caricaturer des personnes publiques, des dieux, quitte à être choquant ou blessant. « La liberté d’expression vaut non seulement pour les informations ou idées accueillies avec ferveur ou considérées comme inoffensives, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent l’État ou une fraction quelconque de la population. Ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance ou l’esprit d’ouverture, sans lesquels il n’y a pas de société démocratique[1] ».

La limite de ce droit est atteint quand il y a diffamation, injure, outrage, dénigrement, atteinte à la vie privée, haine raciale, injure faite à un groupe en raison de son appartenance religieuse, atteinte à la dignité humaine ou animosité personnelle. La distinction entre buts légitimes et illégitimes de l'humour et de la satire est parfois subtile et relève alors de la décision du tribunal[1].

RéférencesModifier

  1. a et b Satire et droit à l’humour, un si long combat judiciaire, sur le blog chroniques judiciaires, hébergé par lemonde.fr, en date du 17 janvier 2015.