Hôtel de Dreneuc

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Jules-Adolphe Chauvet - Hôtel de Dreneuc (Rue de Provence), Après 1828 - Musée Carnavalet.jpg

L’hôtel de Dreneuc, dit également le Dreneuc[1], était un hôtel particulier situé rue de Provence à Paris qui fut transformé en prison sous la Terreur.

HistoriqueModifier

L'hôtel de Dreneuc avait été construit par l'architecte Pierre Rousseau pour le marquis Maurice Marie Le Long du Dreneuc, qui épousa Mlle Boucher d'Orsay, émigra vers 1791 et mourut à Minorque en 1800.

L'hôtel particulier de la rue de Provence, réquisitionné sous la Terreur, semble avoir surtout accueilli des otages étrangers dans la période thermidorienne, comme le comte de Rofiniaco, alias M. de Rofignac ; le comte allemand de Linange et sa famille ; Frédéric von Hatzfeldt-Wildenburg, frère cadet du prince héritier de la principauté de Wildenburg, avec sa femme et sa fille.

L’hôtel pouvait contenir jusqu’à cinquante personnes. Le 22 nivôse an III (), lui fut annexé la maison voisine, l'hôtel Randon de La Tour, devenu bien national par l’exécution de son propriétaire[2].

Notes et référencesModifier

  1. L'orthographe de ce nom varie beaucoup. Le comte de Tilly, dans ses Mémoires, raconte qu'il allait jouer chez « M. du Dresnays ». Édouard de Villiers du Terrage, dans ses Souvenirs, cite l’« hôtel du Dresneux ». Les Révolutionnaires, eux, écrivirent tantôt « maison Dreneux » tantôt « Dreneuc ». Le Drennec (orthographe actuelle) est une presqu'île bretonne.
  2. Marc-Antoine Randon de La Tour, trésorier général de la Maison du Roi, condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire le , fut guillotiné le jour même. Il était le propriétaire du château de Villers-Saint-Paul (Oise), qu'il venait de faire rebâtir ainsi que de l'hôtel Le Roy de Senneville, no 6, rue Royale.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Eugène Saulnier, Une prison révolutionnaire, les otages et prisonniers de guerre à l’hôtel du Dreneuc en 1795, Paris, 1914