Drag queen

personne qui construit une identité vue comme féminine de façon temporaire, généralement dans un but d'animation ou dans le cadre d'un spectacle

Une drag queen est une personne pratiquant le drag par la construction d'une identité féminine volontairement basée sur des archétypes de féminité et de rôles de genre de façon temporaire. Le monde des drag queens est généralement associé à l'homosexualité masculine et aux femmes trans, mais les drag queens peuvent être de toute identité de genre ou orientation sexuelle.

RuPaul en 2007.

Une drag queen se travestit pour exprimer son identité et/ou dans le cadre du spectacle vivant, incluant souvent du chant, de la danse ou du lip-sync. Elle se représente généralement lors d'événements comme les Marches des fiertés ou les concours de beauté, ou dans des endroits comme les cabarets ou les boîtes de nuit.

Terminologie modifier

L'origine du terme drag queen est incertaine[1]. La première utilisation connue du mot drag pour faire référence à des acteurs habillés avec des habits féminins date de 1870[2] et ferait référence au terme grand rag, qui désignait à l'époque un bal masqué[3].

Selon une autre étymologie, datant du XXe siècle, le terme drag viendrait de l'époque où les femmes ne pouvaient pas encore se produire sur scène au théâtre. Ce sont donc des hommes qui incarnaient des rôles féminins et, de ce fait, l'acronyme drag pour dressed as girl serait notée sur les scripts à côté du nom de l'acteur qui devait jouer le rôle d'une femme. En réalité, aucune trace de cette prétendue mention n'existe[4].

Les termes bioqueens et faux queens sont parfois utilisés pour désigner les drag queens qui sont des femmes cisgenres[5],[6],[7]. Toutefois, ces termes sont critiqués : en effet, l'expression « faux queen » sous-entendrait que la performance drag serait moins authentique venant d'une femme, et « bio queen » crée une distinction entre femmes cis, vues comme naturelles (et donc « bio »), et femmes trans, vues comme artificielles[8]. Le terme anglais « tranny »[note 1], autrefois grandement utilisé dans le milieu drag queen, est maintenant abandonné en raison de ses fortes connotations transphobes[9],[10].

Histoire modifier

Fin du XIXème au début du XXème siècle modifier

Débuts et minstrel shows modifier

La première personne connue à se définir comme une « drag queen » est William Dorsey Swann, né esclave à Hancock, dans le Maryland, qui, dans les années 1880, commence à organiser des bals à Washington avec d'autres anciens esclaves travestis[11]. En 1896, William Dorsey Swann est condamné à dix mois de prison pour comportement désordonné et se voit refuser l'amnistie par le président Grover Cleveland[11].

Le développement des drag queens aux États-Unis est influencé par l'essor des minstrel shows, des spectacles américains racistes créés pour rire de la communauté afro-américaine et plus particulièrement de leur vision des rôles de genre à travers des sketchs, des danses et des chansons de « wenches », mot anglais pour désigner une jeune fille de basse classe sociale[12],[13],[14].

Pantomime dames modifier

 
Photographie de 1896 de Dan Leno.

De la fin des années 1800 au milieu des années 1900, le transformisme en Europe s'effectue principalement à travers la pantomime[15]. Il s'agit de la première forme d'art en Europe à utiliser le transformisme comme source de comédie, en contraste avec les tragédies shakespeariennes et les opéras italiens[16]. La « dame », avec ses nombreuses dérives comme la « dame de ménage » ou la « grande dame », devient un personnage récurrent des pantomimes et est surtout utilisé en improvisation[16]. Dan Leno est le comédien de pantomime le plus reconnu. Après les deux guerres mondiales, le changement des thèmes abordés au théâtre et au cinéma contribue à la fin de la pantomime[15].

Vaudeville modifier

Le style extravagant et comique des minstrel shows aide également au développement des spectacles de vaudeville de la fin des années 1880 au début des années 1900[12]. Les stéréotypes féminins utilisés dans les minstrel shows, comme la wench ou la prima donna, inspirée des acteurs shakespeariens et des castrats[14], ainsi que les changements démographiques des États-Unis de l'époque tels que la grande migration afro-américaine ont permis de développer ce type de spectacle vivant au plus grand nombre[12]. L'essor du vaudeville ouvre la porte du succès à des personnalités comme Julian Eltinge à New York[15] et Bothwell Browne à San Francisco[12].

Le transformisme est vu à l'époque comme une activité pour les hommes blancs hétérosexuels et toute déviation en était prohibée[12]. Sa connexion avec le travail du sexe et l'homosexualité mène au déclin du vaudeville pendant l'Ère progressiste[12].

Première moitié du XXème siècle modifier

Boîtes de nuit modifier

Du début au milieu des années 1900, le transformisme, du fait de sa connexion à la communauté LGBT et à la criminalité, perd son statut de divertissement dominant et devient un divertissement nocturne dans des quartiers peu fréquentés de grandes villes comme San Francisco, formant le style de spectacle vivant de drag queens que l'on connaît encore aujourd'hui[12],[17],[18]. Les drag queens prédominantes de cette période sont José Sarria[19], Aleshia Brevard[20] et Arthur Blake, l'une des seules drag queens à devenir grandement célèbre à l'époque, connue pour ses imitations de Bette Davis, Carmen Miranda ou encore Eleanor Roosevelt[21],[22], qu'elle finira par imiter devant cette dernière à la Maison-Blanche.

Seconde moitié du XXème siècle modifier

Émeutes modifier

L'émeute du Cooper Do-nuts est organisée en mai 1959 à Los Angeles par des drag queens, des hommes homosexuels, des femmes lesbiennes et transgenres, c'est l'une des premières émeutes LGBT aux États-Unis[23].

Les émeutes de la cafétéria Compton se déroulent en 1966 à San Francisco et marquent le début de l'activisme transgenre dans la ville[24].

 
Sylvia Rivera à une manifestation du Street Transvestites Action Revolutionaries en 1970.

Le , pour protester contre le harcèlement et la provocation policière de la police municipale de Los Angeles, deux drag queens connues sous le nom de The Princess et The Duchess organisent une célébration de la Saint-Patrick à Griffith Park, un lieu de cruising populaire cible régulière d'actions policières, à laquelle plus de deux cents personnes participent[25].

Les drag queens jouent également un rôle important dans les émeutes de Stonewall, une série de manifestations violentes organisées par des membres de la communauté LGBT en réponse à un raid de la police injustifié le dans le Stonewall Inn, dans le quartier de Greenwich Village, à Manhattan. Ces émeutes sont considérées comme le déclencheur du mouvement de libération homosexuelle et du combat moderne pour les droits LGBT aux États-Unis[26],[27].

Années 1980 et 1990 : génération Wigstock modifier

 
Édition 2000 de Wigstock, où performe Lady Bunny

Dans les années 1980 arrive aux États-Unis une nouvelle génération de drag queens (Deee-Lite, Sister Dimension, Tabboo! (en), Lady Bunny, RuPaul, Page) dont les quartiers généraux sont les clubs de Susanne Bartsch (en), le Pyramid Club, Studio 54, et le Wigstock (en) festival[28]. Cette génération renouvelle les références drag, s'inspirant des films de John Waters et de Rus Meyer, The Sonny & Cher Comedy Hour (en), La Vallée des poupées, ainsi que de Mary Tyler Moore, Diana Ross, Karen Carpenter et Stevie Nicks[28].

Le drag quitte alors la scène strictement gay pour figurer au sein de la scène de la nuit de luxe[28] Des drag queens, telles que Billy Beyond, Connie Girl, Lypsinka (en) foulent les défilés de mode, notamment pour le créateur Thierry Mugler[28].

XXIème siècle modifier

RuPaul's Drag Race modifier

En 2009, RuPaul lance un concours américain de télé réalité consacré aux drag queen, RuPaul's Drag Race. La popularité de l'émission, dont des déclinaisons locales essaiment dans de nombreux pays d'Amérique latine, d'Europe et d'Asie, relance la popularité de la pratique drag en général et en particulier des drag queen et influence grandement sa perception[29].

Styles modifier

Glamour modifier

 
Julian Eltinge photographié dans le studio de Luther S. White en 1912

L'auteur Simon Doonan (en) définit la queen glamour, qu'il compare au mythe de la Méduse, comme une représentation idéalisée de la « nature féminine » permettant à la fois d'en célébrer le pouvoir tout en évacuant l'angoisse de la castration chez le public masculin[28]. Il pense aussi que le drag glamour correspond à l'assouvissement d'un fantasme d'hommes gays, celui d'être un objet de désir pour les hommes hétérosexuels[28].

Il fait remonter le drag glamour à Julian Eltinge, qui en drag ressemble fortement au public féminin bourgeois qui assiste à ses spectales : il lance d'ailleurs Eltinge Magazine, un magazine dispensant des conseils de beauté à ses admiratrices[28]. Parmi les autres précurseuses du drag glamour, il cite Francis Renault (en), Karyl Norman (en), Barbette et Bert Savoy (en) ; les répliques cultes de Savoy, telles que « you slay me » et « you don't know the half of it », passent dans l'argot drag et queer[28].

À partir des années 1940 et 1950, avec la libération des mœurs aux États-Unis, le drag glamour devient aussi sexy, et de nombreuses drag queens font aussi du travail du sexe ; cette évolution s'accompagne d'un changement de registre pour les drag queen incarnées par des hommes hétérosexuels, qui se tournent alors vers la comédie[28]. Cette époque correspond aussi au développement de la vaginoplastie et à l'émergence de l'identité de femme trans : ces femmes, telles que Bambi ou Coccinelle, réalisent une transition de genre, vivant en femme au quotidien et plus uniquement sur scène, sans toutefois arrêter de se produire[28].

Dans les années 1960 se développent les concours de beauté drag, visibles dans le film documentaire de 1968 La Reine[28]. Le racisme subi par Crystal LaBeija lors de ces concours l'inspire à créer ses propres évènements pour valoriser la communauté LGBT afro-américaine ; ceux-ci sont les ancêtres de la culture Ballroom[30].

Pour lui, les queens qui incarnent le drag glamour dans les années 2010 et 2020 sont Violet Chachki, Sasha Velour, Valentina et Alaska Thunderfuck[28].

Critiques modifier

Des mouvements conservateurs, notamment aux États-Unis, au Canada, en Suède et en France se sont offusqués que des drag queens fassent des ateliers de lecture aux enfants[31],[32],[33].

Des discours[Lesquels ?] tentent de démontrer que[non neutre] les drag queens, en brouillant les normes de genre et de sexualité, chercheraient à détruire la famille traditionnelle[34].

Dans la culture modifier

Cinéma modifier

 
Divine, drag queen et muse du réalisateur John Waters, est une icône du cinéma underground des années 1970.

Cette liste non-exhaustive regroupe des films représentant un ou plusieurs personnages utilisant l'art du drag.

Télévision modifier

 
Conchita Wurst, drag queen autrichienne et gagnante du Concours Eurovision de la chanson 2014.

De 1975 à 1977, la drag queen Lori Shannon[35] apparaît dans trois épisodes de la sitcom CBS All in The Family. Le rôle est reconnu pour sa représentation étonnamment respectueuse et sympathique de la drag queen[36],[37].

De 1988 à 1993[38], la série comique CODCO est diffusée sur CBC Television, dans laquelle Tommy Sexton et Greg Malone se représentent sous les traits de personnalités féminines comme Élisabeth II, Barbara Walters ou Margaret Thatcher[39].

Dans les années 90, en Espagne, l'artiste Shangay Lily devient l'une des personnalités de référence, à la télévision, des thèmes du militantisme queer, gay et féministe[40].

En 2009, RuPaul lance sur Logo TV sa téléréalité de compétition RuPaul's Drag Race. Encore diffusée aujourd'hui, l'émission devient un apport culturel immense à un niveau mondial et est dérivée au Royaume-Uni, en Thaïlande, au Canada, aux Pays-Bas, en Espagne, en France et en Océanie[41].

En 2014, la drag queen Conchita Wurst remporte le Concours Eurovision de la chanson 2014 avec sa chanson Rise Like a Phoenix[42].

En 2018, un épisode des Simpson représente de nombreuses drag queens, dont RuPaul et Raja[43].

En 2020, RuPaul devient la première drag queen à animer l'émission Saturday Night Live[44].

En 2022, en France, la chaine de télévision France 3 diffuse le documentaire Minima et les drags, portant sur le personnage de Minima Gesté et son engagement pour le Sidaction[45].

Notes et références modifier

Notes modifier

  1. Traduction littérale : « travelote ».

Références modifier

  1. Monica Baroni, « Drag », dans David A. Gerstner, Routledge International Encyclopedia of Queer Culture, New York, (1re éd. 1st pub. 2006), 191 p. (ISBN 978-1-136-76181-2, OCLC 815980386, lire en ligne) (consulté le )
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    .
  2. Felix Rodriguez Gonzales et J. Lachlan Mackenzie, Languages and Cultures in Contrast and Comparison, Philadelphia, John Benjamins Publishing Company, coll. « Pragmatics & beyond new series v 175 », (ISBN 978-90-272-9052-6, OCLC 860469091, lire en ligne), « The feminine stereotype in gay characterization: A look at English and Spanish », p. 231.
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  6. « Britannica Academic », sur academic.eb.com (consulté le ).
  7. Joshua Trey Barnett et Corey W. Johnson, « We Are All Royalty », Journal of Leisure Research, vol. 45, no 5,‎ , p. 677–694 (ISSN 0022-2216, DOI 10.18666/jlr-2013-v45-i5-4369, S2CID 143305970).
  8. (en) « Workin’ it! How female drag queens are causing a scene », sur the Guardian, (consulté le ).
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  32. Anne-Françoise Hivert, « L’extrême droite suédoise en guerre contre les drag-queens », sur Le Monde, .
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Bibliographie modifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Sofian Aissaoui, Drag - L'autre visage des Queens et des Kings, La Musardine Eds, , 176 p. (ISBN 2364904889)
  • Simon Doonan, Drag : la folle histoire illustrée des vraies queens, (ISBN 978-2-37495-148-5 et 2-37495-148-0, OCLC 1134663160).  .
  • (en) Steven P. Schacht et Lisa Underwood (dir.), The Drag Queen Anthology: The Absolutely Fabulous but Flawless Customary World of Female Impersonators, Haworth Press Inc, Routledge, 2004, 276 p.

Voir aussi modifier

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Articles connexes modifier

Liens externes modifier

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