Dorothée de Wurtemberg

aristocrate allemande

Dorothée de Wurtemberg (en allemand : Marie Dorothee Louise Wilhelmine Caroline von Württemberg), née le à Carlsruhe de Silésie, décédée le à Buda[1], est une duchesse[2] de Wurtemberg, qui devint par son mariage archiduchesse d'Autriche et palatine de Hongrie.

Dorothée de Wurtemberg
Maria Dorothea von Wurttemberg.jpg
Portrait de la duchesse Marie-Dorothée de Wurtemberg vers 1818.
Titres de noblesse
Duchesse
Duchesse (d)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activité
AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Enfants
Élisabeth de Habsbourg-Hongrie
Alexander Erzherzog von Österreich (d)
Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine
Joseph Charles de Habsbourg-Lorraine
Elisabeth Erzherzogin von Österreich (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction
Bindenschild Privilegium maius 1512.svg
blason
Portrait de l'archiduchesse Joseph d'Autriche.

FamilleModifier

 

Fille du duc Louis-Frédéric de Wurtemberg et d'Henriette de Nassau-Weilbourg (1780-1857), (fille du prince Charles-Christian de Nassau-Weilbourg (1735-1788) et de Caroline Wilhelmine de Nassau-Dietz (1743-1857)[1].

Mariage et descendanceModifier

Le 24 août 1819, la duchesse Dorothée de Wurtemberg épousa à Vienne le prince impérial et archiduc Joseph d'Autriche (1776-1847), palatin de Hongrie (fils de l'empereur Léopold II, roi de Hongrie et archiduc d'Autriche, et de Marie-Louise de Bourbon, infante d'Espagne).

De cette union naitront :

  • Élisabeth d'Autriche (1831-1903), en 1847 elle épousa Ferdinand de Modène (1821-1849) puis en 1854 Charles-Ferdinand de Habsbourg-Teschen (1818-1874)

EnfanceModifier

Dorothée de Wurtemberg reçut une solide éducation, et elle avait beaucoup de talent comme musicienne. Carl Maria von Weber, (1786-1826), le compositeur de la musique de Peter Schmoll et ses voisins, Silvana, Abbus Hassan, etc. fut engagé par le duc Louis de Wurtemberg comme intendant de musique au château de Carlsruhe et comme professeur particulier de la jeune duchesse en 1806 et 1807. Le compositeur de musique encouragea la duchesse et ses cours de musique marquèrent son esprit.

Elle eu pour gouvernante[3], Alexandrine Giraud des Écherolles, laquelle lui dédia son ouvrage "Quelques années de ma vie, publié en 1843 à Moulins chez Martial Place, en deux volumes, et réédité sous le titre Une famille noble sous la Terreur (Paris, Plon, 1907)[4]".

Après son mariageModifier

Dorothée de Wurtemberg était de confession luthérienne. Après son union avec l'archiduc Joseph-Antoine d'Autriche, ils vécurent au château de Buda en Hongrie.

En 1847, après le décès de son époux, l'archiduchesse et ses enfants désiraient rester en Hongrie. Mais son neveu, l'empereur Ferdinand Ier d'Autriche refusa, contrairement au contrat de mariage, et elle fut pour ainsi dire bannie à Vienne, probablement à cause de sa foi protestante.

L'archiduchesse s'intéressait beaucoup à la langue hébraïque, et elle désirait le retour des Juifs en Terre sainte. Elle était aussi l'amie du rabbin de Vienne, Lazar Horowitz (1803-1868). En 1851, elle fit annuler l'expulsion d'une centaine de Juifs à Paris.

Notes et référencesModifier

  1. a b et c www.thepeerage.com
  2. Son Altesse la duchesse Marie Dorothee Louise Wilhelmine Caroline : Königlich Württembergisches Hof- und Staats-Handbuch, lire en ligne
  3. « MDZ-Reader | Tome | Quelques années de ma vie / Echerolles, Alexandrine des | Quelques années de ma vie / Echerolles, Alexandrine des », sur reader.digitale-sammlungen.de (consulté le 27 octobre 2019)
  4. Alexandrine des Auteur du texte Écherolles, Une famille noble sous la Terreur / Alexandrine des Écherolles ; [préface de René de Lespinasse], (lire en ligne)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier