Dominique Lapierre

écrivain et philanthrope français
Dominique Lapierre
Dominique Lapierre en 2008.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Dominique Marie LapierreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Conjoint

Première épouse : Aliette Lapierre

Deuxième épouse : Dominique Conchon-Lapierre[1]
Enfant
Autres informations
Genre artistique
Distinctions
Gran Cruz de la Orden Civil de la Solidaridad Social (d) ()
Padma Bhushan
Bourse FulbrightVoir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
signature de Dominique Lapierre
Signature

Dominique Lapierre, né le à Châtelaillon-Plage (Charente-Inférieure) et mort le à Sainte-Maxime (Var), est un écrivain et philanthrope français.

Biographie modifier

Né à Châtelaillon en France d'un père diplomate, Dominique Lapierre a habité à Paris durant sa jeunesse pendant la Seconde Guerre mondiale. Il vit aux États-Unis, à la Nouvelle-Orléans où son père, professeur à l'université est nommé consul de France[2]. Il revient en France et étudie au lycée Condorcet[3],[4]. Alors qu'il n'est que lycéen, il obtient le grand prix de la Fondation Zellidja, une bourse pour financer un voyage[4] et part seul pour Mexico[5],[2]. Il en tire son premier ouvrage[2] et se voit publié aux éditions Bernard Grasset[5].

Passionné d'automobiles[6], il en a possédé plusieurs, notamment des Rolls-Royce.

Il travaille comme laveur de carreaux en Amérique du Sud puis comme correspondant de guerre en Corée avant de devenir journaliste à Paris Match en 1956[2],[5],[1]. Cette année-là, il obtient l'autorisation, grâce à l'intervention de Vincent Auriol et du maréchal Boulganine, de faire un grand reportage en Union soviétique qu'il effectue avec le reporter photographe Jean-Pierre Pedrazzini, accompagnés de leurs épouses, Aliette et Annie[7]. Ils sont accompagnés du journaliste soviétique Slava ainsi que de son épouse Vera à partir de Moscou[7],[8] mais sans agents de l'Intourist. Ils effectuent un périple de 13 000 km en trois mois, de la Pologne jusqu’au Caucase, au volant de la première voiture occidentale à pénétrer dans l'URSS post-stalinienne, une Simca Marly[7],[9]. Trois mois après leur retour en France, Jean-Pierre Pedrazzini est tué en couvrant l'insurrection de Budapest. Leur reportage et ses photos ne seront publiés et développés qu'à partir de février 1957[7].

Sa collaboration avec l'écrivain américain Larry Collins voit la publication de six livres à succès dont Paris brûle-t-il ? adapté au cinéma[1]. Il a aussi coécrit des ouvrages avec l'espagnol Javier Moro et Jean-Pierre Pedrazzini[1].

Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la décennie de la culture de paix et de non-violence[réf. souhaitée].

En 1972, il part vivre en Inde, y mener une enquête sur l'indépendance et en publie l'ouvrage Cette nuit la liberté[2]. À la suite du succès de son roman La Cité de la joie, vendu à plusieurs millions d'exemplaires et dont la moitié des droits d'auteur sont reversés pour lutter contre la misère en Inde[5], il crée des œuvres caritatives. Son livre a reçu le prix Vérité de la ville du Cannet en 1986. Le roman a été traduit dans plus de trente langues et adapté au cinéma, sous le même titre[5]. Dominique Lapierre parlait couramment le bengali[5].

Il fonde l'association « Action pour les enfants des lépreux de Calcutta » qui sera plus tard renommée « La Cité de la joie »[1]. Ses actions ont permis de venir en aide aux enfants indiens, de créer des écoles, de mobiliser des bateaux-hôpitaux et d'aider les femmes de Bhopal[5]. Le , le gouvernement indien décerne à Dominique Lapierre la médaille Padma Bhushan pour les actions en faveur des plus démunis qu'il mène dans le pays depuis de nombreuses années[2],[1].

Il s'est marié deux fois dans sa vie et a eu sa fille, Alexandra Lapierre, de son premier mariage avec Aliette[1] (décédée en 2018)[réf. souhaitée].

Il vivait à Ramatuelle[1] lorsqu'en 2012, en allant voter, il fait une chute et est hospitalisé[1], mais il reste fortement touché après sa sortie de l'hôpital. Il est pensionnaire d'un établissement spécialisé pour personnes âgées dépendantes[1]. Son état de santé déclinant, la justice varoise écarte son épouse Dominique Conchon-Lapierre et le place sous tutelle en 2014[5],[1].

Dominique Lapierre meurt à Sainte-Maxime, le à l'âge de 91 ans[10],[11],[12]. Il est inhumé au cimetière de Ramatuelle[13].

Œuvres modifier

Seul
Avec Larry Collins
Avec Jean-Pierre Pedrazzini
  • So lebt man heute in Russland, Hamburg 1957.
  • Russie portes ouvertes, itinéraires du voyage en U.R.S.S, préface de Gaston Bonheur éditions Vie, Lausanne 1957
Avec Javier Moro
  • Il était minuit cinq à Bhopal, récit, 2001

Film modifier

Notes et références modifier

  1. a b c d e f g h i j et k Christophe Perrin, « Dominique Lapierre : bataille autour d'un empire », Nice-Matin,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. a b c d e et f Julien Bouissou, « Dominique Lapierre, plume humanitaire », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. Dominique Lapierre, « Paris-Mexico : douze mille kilomètres », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. a et b Julien Bouissou, « La mort de Dominique Lapierre, aventurier et auteur de fresques historiques à succès », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. a b c d e f g et h Fasseur Barbara, « Auteur et philantrope français, Dominique Lapierre est décédé », sur ActuaLitté, (consulté le )
  6. Interview : Séverine Alibeu, « Dominique Lapierre »  , sur caradisiac.
  7. a b c et d Dan Nisand, « Dominique Lapierre, son été dans l'URSS des années 1950 », Paris Match,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. Dominique Lapierre, Il était une fois l'URSS, Robert Laffont, , 200 p. (ISBN 978-2-221-10546-7)
  9. Dominique Lapierre, Il était une fois l'URSS : le fantastique raid automobile de deux jeunes couples français sur les routes interdites du pays des Soviets, éd. de la Loup, 2006, 233 p.
  10. « Dominique Lapierre - Avis d'obsèques », sur Dans nos cœurs (consulté le )
  11. « L'écrivain Dominique Lapierre, auteur de "La Cité de la Joie", est décédé »  , (consulté le )
  12. « Mort de l'écrivain philanthrope Dominique Lapierre, auteur de La Cité de la joie », sur Le Figaro, (consulté le )
  13. Cimetière de France et d'ailleurs
  14. « En liberté sur les routes d'URSS (1957) », sur www.unifrance.org (consulté le )

Voir aussi modifier

Articles connexes modifier

Liens externes modifier