Dominique Lapierre

écrivain et philanthrope français
Dominique Lapierre
Description de cette image, également commentée ci-après
Dominique Lapierre en 2008.
Naissance
Châtelaillon-Plage (Charente-Inférieure)
Décès (à 91 ans)
Sainte-Maxime (Var)
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence France
Activité principale
Distinctions

Citoyen d'honneur de Calcutta

Padma Bhushan ou parure de Lotus, une des plus hautes distinctions civiles en Inde.
Conjoint

Première épouse : Aliette Lapierre

Deuxième épouse : Dominique Conchon-Lapierre
Descendants
Famille
Oncle de l'écrivain Javier Moro
Auteur
Langue d’écriture Français, anglais
Genres

Œuvres principales

Signature de Dominique Lapierre

Dominique Lapierre, né le à Châtelaillon-Plage (Charente-Inférieure) et mort le à Sainte-Maxime (Var)[1],[2], est un écrivain et philanthrope français.

BiographieModifier

Né à Châtelaillon en France d'un père diplomate, Dominique Lapierre a habité à Paris durant sa jeunesse pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a aussi vécu aux États-Unis.

Passionné d'automobiles[3], il en a possédé plusieurs, notamment des Rolls-Royce.

Lauréat de la fondation Zellidja, il a étudié au lycée Condorcet[4].

Journaliste à Paris Match en 1956, il obtient l'autorisation, grâce à l'intervention de Vincent Auriol, de faire un grand reportage en Union soviétique : avec le reporter photographe Jean-Pierre Pedrazzini, accompagnés de leurs épouses, Aliette et Annie et du journaliste soviétique Slava ainsi que de son épouse Vera à partir de Moscou[5] mais sans agents de l'Intourist, ils effectuent un périple de 13 000 km en trois mois au volant de la première voiture occidentale à pénétrer dans l'URSS post-stalinienne, une Simca Marly[6].

En 1956, ils avaient obtenu l’autorisation de faire ce reportage de la frontière avec la Pologne jusqu’au Caucase.

Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la décennie de la culture de paix et de non-violence.

À la suite du succès de son roman La Cité de la joie, vendu à plusieurs millions d'exemplaires et dont la moitié des droits d'auteur sont reversés pour lutter contre la misère en Inde, il a créé sa propre association du même nom. Son livre a reçu le prix Vérité de la ville du Cannet en 1986. Le roman fut adapté au cinéma, sous le même titre. Dominique Lapierre parle couramment le bengali.

Le , le gouvernement indien a décerné à Dominique Lapierre la médaille Padma Bhushan pour les actions en faveur des plus démunis qu'il mène dans le pays depuis de nombreuses années. En effet, il a fondé l'association « La Cité de la joie »[7] qui œuvre pour les enfants des lépreux de Calcutta.

Il s'est marié deux fois dans sa vie et a eu sa fille, Alexandra Lapierre, de son premier mariage avec Aliette (décédée en 2018). Il est avec sa deuxième épouse et homonyme Dominique Conchon-Lapierre depuis plus de 50 ans.

En 2012, en allant voter, il fait une chute et est hospitalisé[8], mais il reste fortement touché après sa sortie de l'hôpital.

Dominique Lapierre meurt à Sainte-Maxime, le à l'âge de 91 ans[9]. Il est inhumé au cimetière de Ramatuelle[10].

ŒuvresModifier

Seul
Avec Larry Collins
Avec Jean-Pierre Pedrazzini
  • So lebt man heute in Russland, Hamburg 1957.
  • Russie portes ouvertes, itinéraires du voyage en U.R.S.S, préface de Gaston Bonheur éditions Vie, Lausanne 1957
Avec Javier Moro
Autres

Dominique Lapierre, avec vingt-sept autres personnalités, exprime ses impressions sur le temps qui passe dans le livre de Catherine Cuzin, Aventuriers du temps, TheBookEdition.com

FilmModifier

Pour tous ses livres, il y a eu au préalable un immense travail de documentation. Tous les faits historiques sont vérifiés et exacts. Pour les reconstitutions, l'auteur est souvent allé interviewer tous les acteurs et ne fait aucune entorse à la vérité.

Notes et référencesModifier

  1. « Dominique Lapierre - Avis d'obsèques », sur Dans nos cœurs (consulté le )
  2. « L'écrivain Dominique Lapierre, auteur de "La Cité de la Joie", est décédé »  , (consulté le )
  3. Séverine Alibeu, « Article : Dominique Lapierre »  , sur caradisiac.
  4. Dominique Lapierre, « Paris-Mexico : douze mille kilomètres », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Dominique Lapierre, Il était une fois l'URSS, Robert Laffont, , 200 p. (ISBN 978-2-221-10546-7)
  6. Dominique Lapierre, Il était une fois l'URSS : le fantastique raid automobile de deux jeunes couples français sur les routes interdites du pays des Soviets, éd. de la Loup, 2006, 233 p.
  7. Aujourd'hui fermé, « Site web de l'association »
  8. Christophe Perrin, « Article Nice-Matin »  , (consulté le )
  9. « Mort de l'écrivain philanthrope Dominique Lapierre, auteur de La Cité de la joie », sur Le Figaro, (consulté le )
  10. Cimetière de France et d'ailleurs
  11. « En liberté sur les routes d'URSS (1957) », sur www.unifrance.org (consulté le )

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier