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Dominik Paris

skieur alpin italien
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Dominik Paris
Image illustrative de l’article Dominik Paris
Dominik Paris en 2014.
Contexte général
Sport Ski alpin
Période active De 2004 à aujourd'hui
Site officiel www.dominikparis.com
Biographie
Nationalité sportive Drapeau : Italie Italienne
Nationalité Italie
Naissance (30 ans)
Lieu de naissance Merano
Taille 184 cm
Poids de forme 100 kg
Club Forestale
Palmarès
Compétition Or Arg. Bro.
Championnats du monde 1 1 0
Coupe du monde (globes) 1 2 3
Coupe du monde (épreuves) 16 7 9

Dominik Paris, né le à Merano, est un skieur alpin italien spécialiste des épreuves de vitesse, champion du monde du Super G en 2019, vice champion du monde de descente en 2013. Il compte également à son palmarès douze victoires en descente en Coupe du monde, dont ses deux premières ont été obtenues à Bormio et Kitzbühel lors de la saison 2012-2013, et quatre en super G. Il remporte son premier globe de cristal, celui du Super G, au terme de la saison 2018-2019 qui est la meilleure de sa carrière avec sept victoires, dont trois doublés Descente + Super G, à Bormio, Kvitfjell et lors des finales de Soldeu.

BiographieModifier

Dominik Paris fait ses débuts dans des courses FIS en 2004 et en Coupe du monde en 2008. Il participe à ses premiers Jeux olympiques en 2010 (23e du combiné).

Il obtient son premier podium en Coupe du monde en janvier 2011 lors de la descente de Chamonix. Près de deux années plus tard, il remporte la descente de Bormio lors de la Coupe du monde 2012-2013, ex-æquo avec Hannes Reichelt. Puis il remporte une deuxième victoire lors de la légendaire descente de Kitzbühel quelques semaines plus tard. Le 9 février 2013, il devient vice-champion du monde de descente à Schladming derrière le Norvégien Aksel Lund Svindal et devant le Français David Poisson médaillé de bronze.

Lors de la saison 2014-2015, il ouvre son palmarès en super G en montant sur son premier podium à Lake Louise puis en gagnant celui de Kitzbühel. Par la Suite, Dominik Paris figure parmi les meilleurs spécialistes mondiaux de la vitesse, et entretient une relation particulière avec la Streif de Kizbühel où il s'impose à quatre reprises en tout, y ajoutant des victoires en descente en 2017 et en 2019. La Stelvio de Bormio est également un de ses terrains de jeu favoris avec deux victoires consécutives en descente en 2018 et 2019, année où il réalise le doublé en s'imposant également dans le super G. Sa victoire dans la descente de Kitzbühel le 25 janvier 2019 est sa dixième dans la discipline.

Aux Jeux olympiques d'hiver de 2018, il obtient deux bons résultats : quatrième de la descente et septième du super G.

Domnilk Paris remporte son premier titre mondial le 6 février 2019 sur la piste de vitesse Olympia d'Åre à l'arrivée du Super G. Parti avec le dossard n°3, il trouve la vitesse et les meilleures lignes sur la majorité du parcours, mais commet des fautes sur les dernières portes. Pratiquement tous les coureurs lui reprennent du temps en bas du tracé, et il avouera que « ça n'a pas été facile d'attendre dans l'aire d'arrivée, j'ai sué jusqu'au 30e dossard »[1], après que Vincent Kriechmayr puis Johan Clarey aient franchi la ligne d'arrivée à 9/100e pour terminer co-médaillés d'argent[2],[3]. Dominik Paris est le troisième champion du monde italien du Super G après Patrick Staudacher en 2007 et Christof Innerhofer en 2013.

Sa saison 2018-2019 en Coupe du monde est la meilleure de sa carrière, puisqu'il remporte les 2 et 3 mars ses quatrième et cinquième succès dans l'hiver en bas de l'Olympiabakken de Kvitfjell en battant Beat Feuz de 25/100e et Matthias Mayer de 37/100e dans la descente[4], puis Kjetil Jansrud de 43/100e et Feuz de 60/100e dans le Super G[5], réalisant donc un doublé comme à Bormio la même saison. Il est en course pour les petits globes de cristal des deux spécialités jusqu'aux finales de Soldeu programmées mi-mars, à 80 points de Feuz dans le classement descente, et désormais en tête du classement Super G avec 44 points d'avance sur Vincent Kriechmayr[5]. « Cette année en particulier, je me régale énormément à skier, et le je fais très bien. Je réussis à faire ce que je veux sur la piste, et cela se voit », dit le skieur du Trentin-Haut-Adige après son doublé en Norvège[6]. Il s'impose d'ailleurs dans la dernière descente de la saison sur la piste andorrane de Soldeu le 13 mars, pour totaliser quatre victoires en descente dans l'hiver. Mais c'est Beat Feuz, plus régulier cette saison en ne quittant pratiquement jamais les podiums de la descente, qui s'adjuge le globe de cristal de la discipline en classant 6e de cette ultime épreuve et conservant 20 points d'avance au classement[7]. Il réalise le lendemain son troisième doublé descente + Super G de la saison après Bormio et Kvitjfell, en s'imposant devant Mauro Caviezel et Vincent Kriechmayr (sa septième victoire de l'hiver), ce qui lui permet de s'adjuger le petit globe de la discipline, qui est le premier trophée de cristal de sa carrière[8].

PalmarèsModifier

Jeux olympiquesModifier

Épreuve / Édition Descente Super G Géant Slalom Combiné
JO 2010
  Vancouver
- - - - 23e
JO 2014
  Sotchi
11e 20e - - 18e
JO 2018
  PyeongChang
4e 7e - - Abandon

Championnats du mondeModifier

Épreuve / Édition Descente Super G Slalom géant Slalom Combiné
Mondiaux 2011
  Garmisch
20e - - - Abandon
Mondiaux 2013
  Schladming
  Argent - - - 9e
Mondiaux 2015
  Vail-Beaver Creak
23e 14e - - 10e
Mondiaux 2017
  Saint-Moritz
13e 9e - - 4e
Mondiaux 2019
  Åre
6e   Or - - 9e

Coupe du mondeModifier

Différents classements en Coupe du mondeModifier

Année/Classement Général Descente Super G Slalom géant Slalom Combiné
Class. Points Class. Points Class. Points Class. Points Class. Points Class. Points
2010 72e 91 43e 21 37e 19 - - - - 21e 51
2011 47e 171 21e 126 55e 4 - - - - 20e 41
2012 31e 294 14e 230 52e 8 - - - - 18e 56
2013 14e 462 3e 378 23e 44 - - - - 11e 40
2014 35e 234 15e 189 32e 26 - - - - 22e 16
2015 7e 745 4e 386 2e 353 - - - - 36e 6
2016 6e 805 3e 432 10e 212 - - - - 4e 161
2017 8e 653 3e 371 4e 277 56e 1 - - 39e 4
2018 12e 518 4e 386 16e 87 - - - - 11e 45
2019 4e 950 2e 520 1er 430 - - - -

Détail des victoiresModifier

Édition / Épreuve Descente Super G Total
2012-2013   Bormio
  Kitzbühel
2
2013-2014   Lake Louise 1
2014-2015   Kitzbühel 1
2015-2016   Chamonix
  Kvitfjell
2
2016-2017   Kitzbühel
  Aspen
2
2017-2018   Bormio 1
2018-2019   Bormio
  Kitzbühel
  Kvitfjell
  Soldeu
  Bormio
  Kvitfjell
  Soldeu
7
Total 12 4 16

(État au 14 mars 2019)

Championnats du monde juniorModifier

Épreuve / Édition Descente Super G Slalom géant Slalom Combiné
Mondiaux 2008
  Formigal
19e Abandon 5e - -
Mondiaux 2009
  Garmisch-Partenkirchen
  Argent   Bronze 20e 28e   Argent

Coupe d'EuropeModifier

  • 1 victoire en descente.

Championnats d'ItalieModifier

  • Champion du super G en 2009, 2013 et 2017.

5 Full PowerModifier

En dehors du ski, Dominik Paris est le chanteur et guitariste du groupe de death metal italien 5 Full Power[9],[10].

RéférencesModifier

  1. La Gazzetta dello Sport, « Sci, Mondiali di Are, Paris: “Questo è il mio anno magico” », sur gazzetta.it, (consulté le 6 février 2019)
  2. Eurosport, « Malgré une fin de parcours chaotique, Paris s'est couvert d'or », sur Video Eurosport, (consulté le 6 février 2019)
  3. Simin Farvacque, « Johan Clarey vice-champion du monde du super-G, Dominik Paris en or », sur Eurosport, (consulté le 6 février 2019)
  4. Christophe Gaudot, « Kvitfjell : Paris frustre Feuz et repousse l’échéance pour le globe de la descente », sur Eurosport, (consulté le 2 mars 2019)
  5. a et b Christophe Gaudot, « Super-G : Dominik Paris s'impose et prend les commandes de la Coupe du monde de la spécialité », sur Eurosport, (consulté le 3 mars 2019)
  6. La Gazzetta dello Sport, « Sci, Coppa del Mondo: Paris inarrestabile, un’altra doppietta », sur La Gazzetta dello Sport, (consulté le 3 mars 2019)
  7. Aurélien Canot, « Ski alpin – Coupe du Monde (finales) : Paris remporte la dernière descente, Feuz conserve son globe de cristal », sur sport365.fr, (consulté le 13 mars 2019)
  8. Alexandre Coiquil, « La victoire et le globe du super-G, Paris est une fête ! », sur Eurosport, (consulté le 14 mars 2019)
  9. (en) « Death metal singer now a champ », Texarkana Gazette,‎ (lire en ligne).
  10. (en) Matt Majendie, « Dominik Paris: How brother's death inspires skiing's 'crazy man' », CNN, (consulté le 4 avril 2019).

Liens externesModifier

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