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La Division 39 (Room 39 ou Bureau 39 en anglais) est une organisation gouvernementale secrète de la Corée du Nord visant à alimenter la caisse noire de Kim Jong-un, actuel dirigeant de la République populaire démocratique de Corée[1].

On estime que cette organisation possède plus de 5 milliards de dollars de fonds générés par des activités légales (vente d'armes entre autres) mais également illégales telles que la contrefaçon monétaire (voir Superdollar) et le trafic de drogue[2].

Bien que l'isolement dans lequel est plongé l'État nord-coréen rende l'accès à ces informations extrêmement difficile, certains affirment que la Division 39 est vitale pour Kim Jong-un, celle-ci lui permettant notamment d'acheter un support politique et de financer le programme d'armement nucléaire Nord-coréen.

HistoireModifier

La Division 39 fut fondée à la fin des années 1970 afin de financer et de contrôler les activités de la famille dynastique des Kim. L'origine de son nom est inconnue.

Au début de l'année 2010, l'agence de presse sud-coréenne Yonhap news agency rapporte que le dirigeant de la Division 39, Kim Dong Un, avait été renvoyé et remplacé par son adjoint Jon Il Chun[3].

En janvier 2018, des officiels chinois estiment que la « caisse noire » alimentée par la Division 39 est presque vide, en raison notamment des dépenses extravagantes de Kim Jong-Un, du coûteux programme nucléaire ou des sanctions économiques en représailles[4].

ActivitésModifier

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Très peu de choses sont connues à propos de cette organisation étant donné son caractère secret, mais il est largement supposé[Par qui ?] qu'elle possède entre 10 et 20 comptes bancaires dédiés à la contrefaçon et au blanchiment d'argent ainsi qu'à d'autres types d'activités illégales. On[Qui ?] suppose également que l'organisation est impliquée dans le trafic de drogues et la vente illégale d'armes. Par ailleurs, on sait que l'organisation possède 120 compagnies étrangères de commerce sous sa juridiction et qu'elle est sous le contrôle direct de Kim Jong-un. La Corée du Nord nie prendre part dans des activités illégales quelles qu'elles soient.

Un rapport de 2007 publié par Millennium Project de la Fédération Mondiale des Associations pour les Nations unies estime que la Corée du Nord tire entre 500 millions et 1 milliard de dollars de revenus annuels de ses activités criminelles[1]. En 2006, un rapport du Congressional Research Service estimait qu'au moins 45 millions en monnaies contrefaites d'origine Nord-coréenne avaient été identifiés en circulation.

Les États-Unis ont accusé la Division 39 de vendre de la technologie militaire pour obtenir des liquidités étrangères. La Corée du Nord dément ces accusations.

On pense que la Division 39 est implantée à l'intérieur d'un bâtiment du Parti des Travailleurs de Corée à Pyongyang.

Travailleurs à l'étrangerModifier

La Corée du Nord envoie des travailleurs dans différentes pays étrangers où ils exercent souvent les métiers les plus difficiles : bâtiment, secteur primaire, chantiers navals, etc. Estimés à 50 000 selon l'ONU, ils voient leur salaire confisqué par le régime à hauteur de 70 %. Pour avoir le droit de partir, il faut être marié avec au moins un enfant, qui restent en Corée du Nord afin de dissuader toute fuite[5].

CybercriminalitéModifier

La Division 39 se livrerait également à la cybercriminalité, et est soupçonnée d'être à l'origine du cyber-braquage de la banque centrale du Bangladesh ou du rançongiciel WannaCry, pour un revenu estimé à 800 M$ par an[6]. La Division 39 serait également derrière le piratage de plate-formes d'échange de crypto-monnaies, comme Youbit ou Coincheck. Environ 6 000 hackers feraient partie de cette division[7].

Trafic d'ivoireModifier

Des diplomates nord-coréens en Afrique sont régulièrement arrêtés pour trafic d'ivoire d'éléphant ou de corne de rhinocéros. En 2015, par exemple, l'un d'eux est arrêté avec 100 000 $ en espèces et 4,5 kg de corne de rhinocéros[8].

Articles connexesModifier

RéférencesModifier

  1. a et b (en) Kelly Olsen, « North Korea's secret: Room 39 », (consulté le 28 juillet 2009)
  2. Michael Breen, Kim Jong-il, Dictateur nord-coréen,p. 199, Saint-Honoré Média, 2004
  3. (en) AP, « Report: NKorea fires director of Kim's finances », (consulté le 27 février 2010)
  4. Audrey Duperron, « La caisse noire de la Corée du Nord est presque vide », sur express.live, (consulté le 8 novembre 2019).
  5. Ottilia Ferey, « La Corée du Nord envoie toujours des travailleurs forcés dans le monde entier », sur lefigaro.fr, (consulté le 8 novembre 2019).
  6. Timothée Vilars, « Commerce, hackers, trafics et cornes de rhino : comment la Corée du Nord se finance », sur nouvelobs.com, .
  7. Yann Rousseau, « Le piratage, arme de déstabilisation massive des Nord-Coréens », sur lesechos.fr, (consulté le 8 novembre 2019).
  8. Olivier Caslin, « La Corée du Nord impliquée dans un vaste trafic d’ivoire en Afrique », sur jeuneafrique.com, (consulté le 8 novembre 2019).