Discrimination et déportation des homosexuels sous l'Allemagne nazie

Pendant l'entre-deux-guerres, les homosexuels, en Allemagne, particulièrement à Berlin, bénéficiaient d'une plus grande liberté et acceptation qu'ailleurs dans le monde. Toutefois, après l'accession au pouvoir d'Hitler, les homosexuels masculins, et dans une moindre mesure, les lesbiennes, constituèrent deux des groupes persécutés par les nazis et comptèrent finalement parmi les victimes de la politique de déportation du régime nazi[1],[2],[3],[4]. À partir de 1933, les organisations homosexuelles furent interdites. Les livres portant sur l'homosexualité, et sur la sexualité en général, furent brûlés. Des homosexuels au sein du Parti nazi furent eux-mêmes exécutés. La Gestapo constitua des listes d'homosexuels, et les contraignit de respecter la « normalité sexuelle allemande ».

Le mur du souvenir au camp de concentration de Natzwiller-Struthof avec la plaque à la mémoire des victimes de la barbarie nazie, déportées pour motif d’homosexualité.

Durant la période du Troisième Reich, entre 1933 et 1945, on estime que 100 000 hommes ont été fichés comme homosexuels. Parmi ceux-ci, environ 50 000 ont été officiellement condamnés comme tels. La plupart a été internée en prison, mais une étude de 2009 évalue qu'entre 5 000 et 10 000 homosexuels ont été envoyés dans les camps de concentration nazis[5].

Il est difficile d'établir combien parmi ces derniers y périrent. Ruediger Lautman estime, à partir d'un échantillon réduit, que le taux de létalité des homosexuels dans les camps de concentration était d'approximativement 60 %. Les homosexuels étaient traités, en effet, de manière particulièrement cruelle par leurs gardiens[1], tout en étant soumis aux persécutions de leurs codétenus[6]. Cela explique le taux de létalité particulièrement élevé des homosexuels dans les camps de concentration, comparativement aux autres « groupes anti-sociaux »[6],[7].

Histoire en AllemagneModifier

 
Jusqu’à sa fermeture par les nazis, le bar Eldorado était un haut lieu de rencontre homosexuel de Berlin (photographie de 1932).

Homosexualité dans les débuts du NSDAPModifier

L'idéologie nazie a tout d'abord entretenu des relations ambiguës avec l'homosexualité. Aux premières heures du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP), le culte de la virilité, de la beauté plastique de l'homme nouveau était teinté de machisme et d'homoérotisme[8], ce qui a parfois fait dire à certains analystes comme Scott Lively (auteur du livre controversé The Pink Swastika), que le NSDAP à ses débuts, aurait été ni plus ni moins qu'une « organisation homosexuelle ». Cette thèse a néanmoins été remise en cause par les historiens spécialisés et le livre qualifié de « fraude » [9]. Les SA, à l'exemple de leur dirigeant Ernst Röhm, ouvertement homosexuel, tout comme plusieurs cadres charismatiques tel qu'Hans Blücher, étaient plutôt favorables à une homosexualité à l'antique, vue comme une critique païenne de la morale bourgeoise[10]. Néanmoins, sous l'impulsion des officiers aristocrates et réactionnaires qui allaient constituer les SS, les Sections d'Assaut furent balayées avec la Nuit des Longs Couteaux. Le chef des SA, Ernst Röhm est assassiné et son meurtre est présenté par les nazis comme commis en raison de son homosexualité[11]. Il est à noter que déjà avant l'arrivée des nazis au pouvoir, les sociaux-démocrates et les communistes avaient régulièrement essayé d'atteindre Adolf Hitler en révélant et critiquant par voie de presse la vie sexuelle du chef des SA, allant parfois jusqu'à parler de relations orgiaques avec des jeunes membres des SA ou des Jeunesses hitlériennes.

1935 à 1945 : répression et déportationModifier

 
Radio télégramme de la Gestapo établissant une liste de suspects homosexuels au chef de la police de Dortmund, en 1934.

HomosexuelsModifier

Dès l'année qui suit, en 1935, le régime durcit la législation envers les homosexuels (modification du § 175 du Code pénal allemand). La création en 1936 de l'Office central du Reich pour la lutte contre l'homosexualité et l'avortement par Heinrich Himmler confère à la répression de l'homosexualité des moyens organisationnels accrus, en termes de renseignements notamment. 984 condamnations d'homosexuels sont prononcées en 1934, mais 5310 en 1936[12], et plus de 8000 par an entre 1936 et 1939[13]. L'association de l'homosexualité et de l'avortement, affichée dans le nom de l'Office central, est liée à la politique nataliste du IIIe Reich ; les hommes et femmes sans enfants sont considérés comme des ennemis de la nation, qui menacent sa force reproductive et sa pérennité[13].

Dans l'Allemagne nazie, des homosexuels sont internés dans les premiers camps de concentration (Dachau, Lichtenburg) ou encore à la Columbia-Haus[14]. Berlin, qui était considéré comme la capitale de la liberté homosexuelle, devient le théâtre d'une active répression : les boîtes de nuit, les lieux de rencontre, les cafés et les bars homosexuels sont fermés, et les hommes qui les fréquentaient sont arrêtés, incarcérés ou déportés. Dans les camps nazis, les déportés homosexuels doivent porter un triangle rose, pointe tournée vers le bas, qui les identifie comme tels. Les nazis ont entrepris de purifier l'Allemagne de ce qu'ils considèrent comme une gangrène sociale, une « peste »[15].

La persécution des homosexuels n'est pas tant l'héritière d'une morale publique ou d'une pudibonderie qui était de rigueur sous l'Empire allemand mais se justifie désormais par des raisons d'hygiène publique et de préservation de la race, l'homosexualité étant généralement présentée comme un risque pour la fécondité allemande et donc pour son devenir démographique.

Tout cela n'empêche pas des personnes LGBT de vivre leur sexualité de manière clandestine[16].

Les homosexuels arrêtés pour infraction au paragraphe 175 du Code pénal allemand qui réprime les relations « contre nature » entre hommes (« un homme qui commet un acte sexuel avec un autre homme est puni de prison »[16]) sont soit incarcérés, soit transférés vers des camps de concentration. Les voies procédurales sont diverses, au gré des circonstances et de l'utilisation de la législation. Elles traduisent les incohérences ou les incertitudes de la politique à l'œuvre. Régis Schlagdenhauffen distingue quatre « trajectoires » types identifiables dans les sources : les premiers, arrêtés par la Gestapo ou la Kripo, sont d'abord jugés et condamnés à des peines d'emprisonnement, puis à l'issue de celle-ci envoyés par la Gestapo dans un camp de concentration. D'autres ne sont pas internés après leur peine de prison et échappent aux camps. Un troisième groupe est d'abord directement interné en camp par la Gestapo ou la police criminelle, puis jugé seulement à l'issue de cette première peine, et alors envoyé en prison, puis à nouveau envoyé dans un camp à l'issue de la peine. Le dernier parcours conduit immédiatement à l'internement dans un camp dès l'arrestation par la Gestapo[17].

Sous le Troisième Reich, entre 50 000 et 100 000 hommes homosexuels, surtout allemands, ont été incarcérés. Entre 5000 et 10 000 furent déportés, dont deux tiers d'entre eux en moururent. Portant le triangle rose, ils sont affectés à de durs travaux dans les camps, voire sont utilisés comme cobayes par des médecins. D'autres furent internés psychiatriquement[16]. Le joueur de tennis Gottfried von Cramm est condamné à un an de prison ferme en 1938-1939 pour homosexualité[18].

Dans le cadre d'expérimentations médicales, le médecin Carl Vaernet se livra à des expériences hormonales sur des détenus du camp de Buchenwald afin de trouver un traitement permettant de « soigner » l'homosexualité[19].

LesbiennesModifier

Si le paragraphe 175 concerne exclusivement les hommes, la répression des lesbiennes est réelle. Dès mars 1933, la revue lesbienne Die Freundin et les associations lesbiennes sont mises à l'index, entrainant une mise en veilleuse de la culture lesbienne[20],[21].

Le IIIe Reich est en proie à des débats internes concernant la pénalisation du lesbianisme ː le juriste Rudolf Klare est partisan d'une pénalisation, calquée sur ce qui existe déjà en Autriche, et seule manière selon lui de faire revenir les lesbiennes dans le chemin du mariage et de la maternité[22],[20]. Finalement, sa proposition n'est pas retenue, pour trois raisons : contrairement à l'homosexualité masculine, le lesbianisme n'est pas vue comme une nature irrévocable, mais comme quelque chose de rééducable ; deuxièmement, car il est pratiquement difficile de distinguer relation amoureuse et amicale entre femmes ; enfin, car les nazis ne voient pas dans le lesbianisme une remise en cause de l'ordre patriarcal, dans lequel les femmes sont subordonnées aux hommes et peuvent produire et élever des enfants[16],[20].

Cet idéal de la femme au foyer élevant des enfants fait qu'Hitler décide rapidement après son arrivée au pouvoir d'interdire l'accès à de nombreux emplois aux femmes ; de nombreuses lesbiennes perdent ainsi les moyens matériels de mener une vie indépendante et se voient contraintes, pour continuer à avoir des ressources financières, de se marier ; de nombreuses font le choix de le faire avec des hommes homosexuels, espérant ainsi se protéger mutuellement[23],[24].

Cette absence de condamnation pénale formelle n'empêche pas la réprobation sociale, policière, ou la déportation. Des couples de femmes sont ainsi dénoncées par leurs voisins et la police effectue des descentes dans les lieux de socialisation lesbienne[25],[20]. Certaines lesbiennes, comme Elsbeth Killmer, Selma Engler ou Ruth Margarete Roellig, réussissent à cacher leur homosexualité, notamment en se conformant aux normes de genre qui attendent d'elles une présentation féminine : cheveux longs, vêtements féminins[24]. La gérante de bar lesbien Elsa Conrad est ainsi arrêtée à l'automne 1935, condamnée à quinze mois de prison, puis déportée au camp de concentration de Moringen, probablement parce qu'elle est également Juive ; libérée en décembre 1938, elle quitte l'Allemagne pour la Tanzanie[20]. Lotte Hahm est aussi arrêtée et passe en camps de concentration après sa peine de prison, dont elle ressort handicapée[24]. Pour échapper à la Gestapo, la peintre Juive Gertrude Sandmann simule un suicide puis doit sa survie à ses amies qui la cachent dans un appartement[24].

Plusieurs dizaines d'autres lesbiennes sont déportées, comme Henny Schermann ou Eva Kotchever, également Juives[16]. Dans les archives, le lesbianisme est considéré comme circonstance aggravante, mais non principale, de leur déportation[20]. Dans les camps, les lesbiennes sont victimes d'humiliations et de viols ; des relations aussi s'y nouent mais sont punies très sévèrement (privation de nourriture, coups de bâton, enfermement, voire la mort)[1],[16].

Pays occupésModifier

Dans les régions et pays annexés par le Reich, les personnes LGBT sont aussi victimes de persécutions, même si celles-ci prennent des formes variables selon les territoires[16].

Autriche et Bohême-MoravieModifier

Depuis 1852, le Code pénal interdisait « la fornication contre-nature entre les personnes de même sexe ». La répression grandit après l'Anschluss et plusieurs centaines d'hommes sont condamnés[16].

L'Autriche était l'un des seuls pays d'Europe à prohiber les rapports lesbiens. De 1938 à 1945, 79 lesbiennes autrichiennes furent poursuivies à Vienne. D'autres furent également persécutées dans le protectorat de Bohême-Moravie[16].

FranceModifier

Durant l'Occupation, des homosexuels sont déportés dans des camps de concentration nazis mais ils sont peu à l'avoir été en raison de leur orientation sexuelle. En 2011, le bilan dressé à l'occasion de la publication du livre La déportation pour motif d’homosexualité en France. Débats d’histoire et enjeux de mémoire s'établit à 62 Français persécutés pour cette cause durant la guerre, certains étant emprisonnés, d'autres internés ou déportés. 22 ont été arrêtés dans les provinces annexées par l'Allemagne, 32 sur le territoire du Reich (deux cas où la législation allemande s'appliquait), 7 sur le territoire national et un dans un lieu indéterminé. Sur ces 62 hommes, 13 sont morts en détention. L'historien Mickaël Bertrand note : « D'une manière générale, il n’y a donc pas eu de persécution systématique ». Contrairement à une idée reçue, les homosexuels arrêtés en Alsace-Moselle ne l'ont pas été en raison d'un prétendu fichier français transmis à la Gestapo. Ces chiffres montrent par ailleurs que les premières estimations faites par des journalistes et militants dans les années 1960-1990 (parfois plusieurs milliers de personnes) ont été surévaluées. Toutefois, ce bilan n'est pas définitif, toutes les archives à ce sujet n'ayant pas encore été dépouillées. Dans un climat d'après-guerre marqué par l'homophobie, peu de déportés pour motif d'homosexualité manifestent la volonté de rendre publique leur histoire : seuls 5 demandent le titre de déporté auprès du ministère des Anciens combattants et un seul l'obtient, Pierre Seel[26].

MémoireModifier

 
Plaque de la rue Pierre-Seel à Paris.
 
Plaque de la rue Eva-Kotchever à Paris.

La mémoire des victimes LGBT du Troisième Reich a pendant longtemps été écartée des cérémonies officielles. En mai 1985, le président allemand Richard von Weizsäcker reconnaît officiellement que les homosexuels ont été persécutés sous le Troisième Reich. Cela initie un mouvement de commémoration et soulève la question de l'indemnisation des victimes. En 2002, le Bundestag vote la réhabilitation des personnes condamnées pour homosexualité sous le régime nazi. Des plaques commémoratives et des mémoriaux sont installés dans les anciens camps et dans plusieurs villes, par exemple en 2008 à Berlin le mémorial aux homosexuels persécutés pendant la période nazie. D'autres villes du monde font de même (New York, Tel Aviv) ; il n'existe cependant pas de mémorial en France[16],[1].

Si les mouvements de reconnaissance d'une mémoire de la répression nazie de l'homosexualité est initialement menée conjointement par des homosexuels et des lesbiennes, des actions spécifiquement lesbiennes voient le jour dans les années 1980 : en 1986, pour la première fois, une délégation lesbienne berlinoise se rend à Ravensbrück pour commémorer la mémoire des déportées[20]. Malgré l'autorisation, la RDA efface toutes les traces de cette action, retirant la gerbe de fleur déposée dès le lendemain et remplaçant le livre d'or où les militantes ont signé par un nouveau[20]. L'année suivante, une délégation gay et lesbienne est présente à Dachau, où le triangle noire des « associales » devient le symbole des déportées lesbiennes[20]. Durant les années qui suivent, deux visions de la mémoire s’affrontent : celle, portée majoritairement par des hommes gays, que la répression nazie concernait en écrasante majorité (l'action mémorielle devrait donc se focaliser sur ceux-ci) ; celle, portée par les lesbiennes, qui notait que la répression nazie visait les homosexuels, hommes comme femmes, mais de différentes manières à cause de leurs position par rapport au patriarcat (l'action mémorielle devrait donc se faire pour les deux groupes)[20].

FilmographieModifier

BibliographieModifier

OuvragesModifier

  • Jean Le Bitoux, Les oubliés de la mémoire, Paris, Hachette, , 294 p. (ISBN 2-01-235625-7)
  • (en) Peter Longerich, « The fight against abortion and homosexuality », dans Heinrich Himmler: A Life, Oxford University Press, , 1031 p. (ISBN 9780199592326), p. 231-240.
  • Régis Schlagdenhauffen, Triangle rose : la persécution nazie des homosexuels et sa mémoire, Paris, Autrement, , 314 p. (ISBN 978-2-7467-1485-4) [EPUB] (ISBN 9782746720459) ; voir à ce propos Thierry Pastorello, « Régis Schlagdenhauffen, Triangle rose : la persécution nazie des homosexuels et sa mémoire », Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique, no 119, 2012, Lire en ligne.
  • Florence Tamagne, « Histoire et mémoire : la déportation pour motif d’homosexualité en Europe », dans Michael Bertrand, La déportation pour motif d’homosexualité en France : Débats d'histoire et enjeux de mémoire, Mémoire Active, (ISBN 9782908185782), p. 29-50.
  • (en) William J. Spurlin, Lost intimacies : rethinking homosexuality under national socialism, New York, Peter Lang, , 152 p. (ISBN 978-0-8204-7892-0, lire en ligne).
  • William J. Spurlin, « "Rein bleiben und reif werden !" : nazisme et radicalisation du désir homoérotique », in Pierre Zoberman (dir.), Queer Volume 1: Écritures de la différence - Autres temps, autres lieux, L'Harmattan, 2008, 284 p. (ISBN 9782296210776), p. 153-164.
  • Florence Tamagne, « La déportation des homosexuels durant la Seconde Guerre mondiale », Revue d'éthique et de théologie morale, no 239,‎ , p. 77-104 (ISSN 1266-0078, lire en ligne).
  • Florence Tamagne, « La construction d'une mémoire historique homosexuelle », Controverses, no 2 « La politique des mémoires en France »,‎ , p. 116-127 (ISBN 2841621251).
  • (en) Dagmar Herzog, Sexuality And German Fascism, Berghahn Books, , 352 p. (ISBN 9781571816528).
  • (de) Günter Grau, Homosexualität in der NS-Zeit: Dokumente einer Diskriminierung und Verfolgung, Fischer, , 367 p. (ISBN 9783596159734).
  • (de) Burkhard Jellonek, Rüdiger Lautmann, Nationalsozialistischer Terror gegen Homosexuelle: Verdrängt und ungesühnt, Schöningh, 2002, 428 p. (ISBN 9783506742049).
  • Florence Tamagne, Histoire de l'homosexualité en Europe. Berlin, Londres, Paris. 1919-1939, Seuil, , 692 p. (ISBN 978-2-02-034884-3). Voir à ce propos Anne-Marie Sohn, « Florence TAMAGNE, Histoire de l'homosexualité en Europe. Berlin, Londres, Paris. 1919-1939, Paris, 2000, Seuil, 692 p. », CLIO. Histoire, femmes et sociétés, no 14, 2001, p. 264-269, lire en ligne.
  • (en) Jack N. Porter, Sexual Politics in Nazi Germany : The Persecution of the Homosexuals During the Holocaust, Spencer Group, (ISBN 978-0-932270-28-3).
  • (de) Burkhard Jellonek, Homosexuelle unter dem Hakenkreuz: Die Verfolgung von Homosexuellen im Dritten Reich, Schöningh, 1990, 354 p. (ISBN 9783506774828).
  • (en) Erwin J. Haeberle, « Swastika, Pink Triangle and Yellow Star : The Destruction of Sexology and the Persecution of Homosexuals in Nazi Germany », Journal of Sex Research, vol. 17,‎ , p. 270 et suiv.
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  • (en) Rüdiger Lautmann et Erhard Vismar, « Pink Triangle : The Social History of Antihomosexual Persecution in Nazi Germany », Journal of Homosexuality, vol. 6,‎ , p. 160 et suiv.
  • (de) Rüdiger Lautmann, Seminar : Gesellschaft und Homosexualität, Suhrkamp, 1977, 570 p. (ISBN 9783518078006).
  • (de) Wolfgang Harthauser, « Der Massenmord an Homosexuellen im Dritten Reich », dans Willhart S. Schlegel (dir.), Das grosse Tabu, München, Rütten und Loening, .

Sources primairesModifier

  • Richard Lange, Eduard Kohlrausch, Strafgesetzbuch mit Nebengesetzen und Erlduterungen, Berlin, 1938, p. 319-321.
    Le texte du paragraphe 175. Voir également la version traduite en anglais par Warren Johansson, William A. Percy, Homosexuals in Nazi Germany, Simon Wiesenthal Center Annual, vol. 7, Allied Books, 1990, p. 225-363 Lire en ligne. Il est également traduit en français dans Tamagne 2000, p. 631, traduction reprise par Schlagdenhauffen 2011.

TémoignagesModifier

RomanModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Tamagne 2006, p. 77-104
  2. Régis Schlagdenhauffen-Maika, « Le nouveau musée de Yad Vashem et la commémoration des victimes homosexuelles du nazisme », Bulletin du Centre de recherche français à Jérusalem, 2005.
  3. « Mort du dernier "triangle rose", déporté à Buchenwald pour homosexualité », sur Le Monde.fr, (consulté le 19 février 2018).
  4. [PDF] Bulletin de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, Trimestriel no 56, avril 2008.
  5. Régis Schlagdenhauffen, Triangle rose : la persécution nazie des homosexuels et sa mémoire, Paris, Autrement, , 308 p. (ISBN 978-2-7467-1485-4 et 2-7467-1485-X), p. 54 sq (à partir d'une thèse de doctorat publiée en 2009). En 1977, Ruediger Lautmann avait estimé les déportés être 5 000 et 15 000 sur la base d'informations plus parcellaires, cf (en) Ruediger Lautmann, The Holocaust and History : The Known, the Unknown, the Disputed, and theReexamined : The Pink Triangle, Indiana University Press, (ISBN 0-253-21529-3, lire en ligne), p. 348
  6. a et b "La persécution des homosexuels sous le Troisième Reich" sur Encyclopédie multimédia de la Shoah, consulté le 18 février 2012.
  7. Christèle Fraïssé « La mémoire collective comme outil de légitimation d'une minorité. », Connexions, n°80, février 2003, p. 79-91.
  8. Florence Tamagne, Mauvais Genre ? Une histoire des représentations de l'homosexualité, Paris, EdLM, coll. « Les Reflets du Savoir », .
  9. http://www.qrd.org/qrd/religion/anti/annotated.pink.swastika
  10. Sébastien St-Onge, « Nazi et gai ? – Une persceptive historique », sur alterheros.com, .
  11. Mais Hitler cache au peuple allemand que ces pratiques étaient répandues chez les hauts dignitaires nazis et dans les jeunesses hitlériennes, selon Harry Oosterhuis, Medecine, Male Bonding and Homosexuality in Nazi Germany, Journal of Contemporary History, vol. 32, no 2 (avril 1997), p. 187-205.
  12. Thierry Feral, « La répression de l’homosexualité sous le troisième Reich », sur quatrea.com,
  13. a et b Enzo Traverso, « Homosexuels et nazisme. Quelques notes sur un crime occulté », Raison présente, vol. 96, no 1,‎ , p. 65–75 (DOI 10.3406/raipr.1990.2901, lire en ligne, consulté le 26 janvier 2021)
  14. Schlagdenhauffen 2011 [EPUB] emplacement 261 sur 6260.
  15. Discours du chef nazi Himmler sur l'homosexualité prononcé le .
  16. a b c d e f g h i et j Stéphanie Arc, « Être gay ou lesbienne au temps du nazisme », sur CNRS, (consulté le 2 juin 2020).
  17. Schlagdenhauffen 2011 [EPUB] emplacement 900 sur 6260.
  18. Will Magee, « La vie, la mort, le tennis et les Nazis : Gottfried von Cramm, l'oublié de Wimbledon », sur Vice, (consulté le 12 avril 2020).
  19. Wolfgang Röll, « Homosexuelle Häftlinge im Konzentrationslager Buchenwald 1937 bis 1945 », in Olaf Mussmann (dir.), Homosexuelle in Konzentrationslager, Westkreuz Verlag, 2000, 158 p. (ISBN 9783929592511) p. 94-104, ainsi que Florence Tamagne, Histoire de l'homosexualité en Europe. Berlin, Londres, Paris. 1919-1939, Seuil, , 692 p. (ISBN 978-2-02-034884-3), p. 632 et suiv. et Régis Schlagdenhauffen, Triangle rose : la persécution nazie des homosexuels et sa mémoire, Paris, Autrement, , 314 p. (ISBN 978-2-7467-1485-4) [EPUB] (ISBN 978-2-746-72045-9) emplacements 994-1010 sur 6260.
  20. a b c d e f g h i et j Régis Schlagdenhauffen, « Les lesbiennes sont-elles des victimes du nazisme ? », Revue d’Allemagne et des pays de langue allemande, 2010, vol. 42, n°4, p. 553-568.
  21. Claudia Schoppmann, « ZeitderMaskierung. Zur Situation lesbischer Frauen im National-sozialismus », in : Burkhard Jelloneketal.(dir.), Nationalsozialistischer Terrorgegen Homo-sexuelle, Paderborn, Schöningh, 2002.
  22. Rudolf Klare, « Zum Problem der weiblichen Homosexualitat », Deutsches Recht, 8 (1938), p.503-507.
  23. Claudia Koonz, Les Mères-patries du Troisième Reich, Paris, Lieu Commun, 1989.
  24. a b c et d Florence Tamagne, « La déportation des homosexuels durant la Seconde Guerre mondiale », Revue d'éthique et de théologie morale, 2006/2 (n°239), p. 77-104. DOI : 10.3917/retm.239.0077.
  25. Claudia Schoppmann, « Im Schattender Verfolgung : Lesbische Frauen im Nationalsozialis-mus » , in : Günter Grau, Homosexualität in der NS-Zeit. Dokument eeiner Diskriminierung und Verfolgung, Francfort-sur-le-Main, Fischer, 2004.
  26. Isabelle Ernot, « Mickaël Bertrand (dir.), La déportation pour motif d’homosexualité en France. Débats d’histoire et enjeux de mémoire, Dijon, Mémoire active, 2011, 176 p. », sur Genre & Histoire n°8, (consulté le 28 mai 2020).