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Direction générale de la Sécurité intérieure

service de renseignement du ministère de l'Intérieur français
(Redirigé depuis Direction centrale du renseignement intérieur)
Ne doit pas être confondu avec Direction générale de la Sécurité extérieure.

Direction générale de la Sécurité intérieure
Direction générale de la Sécurité intérieure
Siège de la DGSI à Levallois-Perret.
Siège de la DGSI à Levallois-Perret.

Création
Juridiction Gouvernement de la République française
Siège 84, rue de Villiers, Levallois-Perret, France
Employés 4 368 (2018)[1]
Budget annuel 200,8 millions d'euros[2]
Ministre responsable Christophe Castaner (ministre de l'Intérieur)
Activité(s) Service de renseignement
Direction Nicolas Lerner (directeur général)
Site web www.interieur.gouv.frVoir et modifier les données sur Wikidata

La direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), parfois simplement appelée Sécurité intérieure (SI) est le service de renseignement intérieur et de police judiciaire du ministère de l'Intérieur français créé par le décret du 30 avril 2014 et chargé sur l’ensemble du territoire de rechercher, de centraliser et d’exploiter le renseignement intéressant la Sécurité nationale ou les intérêts fondamentaux de la nation.

La DGSI s'est substituée à la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI)[3], née en 2008 de la fusion de la direction de la Surveillance du territoire (DST) et de la direction centrale des Renseignements généraux (RG)[4],[5].

Sommaire

HistoireModifier

Le projet initialModifier

La fusion des RG et de la DST est une question en suspend depuis plusieurs années lorsqu'en 1994, le ministre de l'Intérieur Charles Pasqua commande à la DST un rapport sur l'état des services de renseignement français. Le rapport écrit contient deux préconisations : le rapprochement de 80% des activités des deux services, ainsi qu'un meilleur contrôle parlementaire[6]. Le projet n'aboutit pas, et il faut attendre la volonté affichée par Nicolas Sarkozy lorsqu'il est ministre de l'Intérieur puis candidat à l'Élysée pour que la question réémerge. Le « chantier » est lancé officiellement par le Conseil des ministres du 20 juin 2007, peu après l'élection de Nicolas Sarkozy. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, pourtant réputée être réticente à cette fusion, charge le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, d'une étude sur le dossier[7].

Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI)Modifier

 
Ancien logo de la DCRI, devenue depuis la DGSI.

La fusion entre RG et DST est annoncée le par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie[8]. Les textes fondateurs de la DCRI sont adoptés le 7 avril 2008, avec une date d'application effective au .

Une partie des anciens fonctionnaires des Renseignements généraux intègre par ailleurs la sous-direction de l’Information générale (SDIG) de la direction centrale de la Sécurité publique, représentée dans les départements de métropole et d'outre-mer par les services départementaux de l'Information générale, au sein des directions départementales de la Sécurité publique[9].

Créée en octobre 2007, la délégation parlementaire au renseignement (DPR) a pour mission de suivre l'activité générale et les moyens des services de renseignement, notamment de la DCRI.

Bernard Squarcini, directeur de la Direction de la Surveillance du territoire (DST) en 2008, est nommé à la tête de la DCRI[10]. Il est à l'origine assisté de deux directeurs centraux adjoints, René Bailly, ancien fonctionnaire des RG, et Patrick Calvar, ancien fonctionnaire de la DST. René Bailly quitte ensuite la DCRI au mois de juin 2009 pour prendre la tête de la nouvelle direction du Renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP)[11], Patrick Calvar nommé directeur du renseignement à la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) est, quant à lui, remplacé à son poste au début de l'année 2010 par Frédéric Veaux, jusqu'alors sous-directeur à la Direction centrale de la Police judiciaire[12].

Une des premières apparitions dans les médias de la nouvelle DCRI fut l'arrestation de Julien Coupat dans le cadre de l'affaire de Tarnac.

En décembre 2008, le siège de la DCRI fait l'objet d'un projet d'attentat orchestré par un islamiste de la région parisienne[13].

Par décret du 31 mai 2012, Patrick Calvar, ancien directeur adjoint opérationnel de la DCRI et directeur du renseignement à la DGSE depuis 2009, est nommé directeur central du renseignement intérieur en remplacement de Bernard Squarcini[14],[15],[16].

En 2015, la loi relative au renseignement étend les pouvoirs de la DGSI en donnant une base légale aux écoutes des locaux et des domiciles, aux logiciels espions ou aux IMSI-catchers

Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI)Modifier

À la suite du changement de majorité politique au printemps 2012, les pouvoirs exécutif et législatif souhaitent réévaluer le rôle de la DCRI. En mai 2013, un rapport parlementaire sur les services de renseignement est présenté par le député PS Jean-Jacques Urvoas et son collègue UMP Patrice Verchère[17]. Le rapport critique le fonctionnement de la DCRI et en particulier le traitement des attentats de mars 2012 en France. Le 17 juin, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls annonce une réforme du renseignement intérieur. Cette réforme est officialisée par le décret no 2014-445 du 30 avril 2014, qui entre en vigueur le 12 mai 2014. La DCRI devient la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), et n’est plus placée sous la tutelle de la direction générale de la Police nationale mais sous celle du ministre de l'Intérieur, avec plus d'autonomie. La DGSI conserve l'intégralité de ses effectifs, auxquels doivent s'ajouter des contractuels (ingénieurs, programmeurs, linguistes)[18],[19],[20]. Patrick Calvar est confirmé dans ses fonctions[21].

En octobre 2018, Laurent Nuñez étant nommé secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, Nicolas Lerner, qui était directeur adjoint de cabinet de son prédécesseur Gérard Collomb lui succède à la tête de la DGSI[22].

MissionsModifier

Au titre de ses missions, la direction générale de la Sécurité intérieure[18] :

  • assure la prévention et concourt à la répression de toute forme d’ingérence étrangère (contrespionnage) ;
  • concourt à la prévention et à la répression des actes de terrorisme ou portant atteinte à la sûreté de l’État, à l’intégrité du territoire ou à la permanence des institutions françaises ;
  • participe à la surveillance des individus et groupes d’inspiration radicale susceptibles de recourir à la violence et de porter atteinte à la Sécurité nationale ;
  • concourt à la prévention et à la répression des actes portant atteinte au secret de la défense nationale ou à ceux portant atteinte au potentiel économique, industriel ou scientifique du pays ;
  • concourt à la prévention et à la répression des activités liées à l’acquisition ou à la fabrication d’armes de destruction massive ;
  • concourt à la surveillance des activités menées par des organisations criminelles internationales et susceptibles d’affecter la Sécurité nationale ;
  • concourt à la prévention et à la répression de la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication.

OrganisationModifier

Son siège est situé dans l'immeuble des services de renseignement, ultra-sécurisé, inauguré en mai 2007, au 84, rue de Villiers, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine)[23].

DirecteursModifier

  • Bernard Squarcini est nommé directeur central du Renseignement intérieur le 2 juillet 2008[10].
  • Patrick Calvar est nommé directeur central du Renseignement intérieur le 31 mai 2012[16].
  • Patrick Calvar est nommé directeur général de la Sécurité intérieure le 7 mai 2014[21].
  • Laurent Nuñez est nommé directeur général de la Sécurité intérieure le 22 juin 2017[24].
  • Nicolas Lerner est nommé directeur général de la Sécurité intérieure le 17 octobre 2018[25]

StructureModifier

Les activités et l’organisation de la direction générale de la Sécurité intérieure sont secrètes[18].

La DGSI est composée d'une direction du renseignement et des opérations, d'une direction technique, d'un service de l'administration générale et d'une inspection générale[3].

L’information générale est restructurée au sein d’une filière de renseignement, qui reste cependant au sein de la Sécurité publique, filière désignée sous le nom de « renseignement territorial ». La filière est organisée au niveau central avec un service central du renseignement territorial. Un second poste de directeur central adjoint de la Sécurité publique est spécialement créé.

La France est découpée en sept zones de renseignement territorial (Paris et six directions locales), correspondant aux zones de défense et de sécurité. Dans les zones de défense, le chef du service zonal du renseignement territorial est l’adjoint du directeur départemental[26].

La DGSI dispose d'un groupe d'intervention propre, le GAO (Groupe d’appui opérationnel), composé de 18 policiers, pour procéder aux interpellations et aux effractions de porte.

La DGSI est dotée d'un fichier nommé Cristina (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et des intérêts nationaux), classé « secret défense », qui, outre des données personnelles sur les personnes fichées, engloberait leurs proches et leurs relations. Au nom de dispositions de la loi informatique et libertés concernant les fichiers de Sécurité nationale, il n'est pas soumis au contrôle de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Il est né le 1er juillet 2008 de la fusion d'une partie du fichier des Renseignements généraux et de celui de la DST[27].

EffectifsModifier

En 2009, la DCRI était composée de 3 306 fonctionnaires, soit la totalité des effectifs de la DST et un peu plus de la moitié de ceux de la Direction centrale des Renseignements généraux (RG), dont près de 2 500 policiers dits actifs et habilités secret-défense et 164 commissaires de police. Ces policiers et commissaires habilités sont implantés au siège de la direction (1 616 fonctionnaires à la direction centrale de Levallois-Perret) et répartis par zone dans chaque département (1 390 fonctionnaires en province)[28].

Le 15 janvier 2009, la DCRI se voyait notifier, au nom de la « révision générale des politiques publiques », une diminution quadriennale de 400 personnels, soit 12 % de ses effectifs, de manière à atteindre 2 922 équivalents temps plein travaillé au 31 décembre 2011[29].

À partir de 2014, la DGSI va recruter pendant cinq ans 430 analystes, interprètes, informaticiens ou chercheurs, afin de renforcer son effectif de 3 600 policiers[30]. Dans les faits, les effectifs de la DGSI fin 2013 (3113 ETPT) n'atteignaient pas le plafond d'emplois temps plein autorisé, fixé à 3279 agents. Ses effectifs seront portés d'ici la fin 2017 à plus de 4400 agents, au terme des campagnes de recrutement annoncées tant en 2014 (+ 432 fonctionnaires et contractuels) qu'après les attentats des mois de janvier et de novembre 2015 (plan de lutte antiterroriste : + 500 effectifs / pacte de sécurité : + 225 effectifs).

RecrutementModifier

À l'issue d'une sélection exigeante, les candidats retenus obtiendront une habilitation d'accès aux données classifiées secret-défense après que leur vie privée a été passée au crible par un service interne de sécurité[réf. nécessaire].

À l'exception de l'analyse des mouvements sociaux, les missions de la DGSI sont considérées comme relevant du « secret-défense ».

Activités connuesModifier

2009Modifier

Le 19 octobre 2009, la DCRI procède à l'arrestation de deux militants d'ETA à Carnac[31].

En octobre 2009, Adlène Hicheur est gardé à vue à la DCRI.

Dans l'affaire de Tarnac, en novembre 2009, la défense indique des incohérences dans les rapports de la DCRI[32].

En décembre 2009, Patrick Calvar, directeur adjoint opérationnel et numéro deux de la DCRI, est nommé directeur du renseignement de la DGSE, Frédéric Veaux le remplace.

2010Modifier

À l'été 2010, cherchant la source d’un article du Monde sur l’affaire Woerth-Bettencourt, la DCRI a enquêté sur les relevés téléphoniques de David Sénat, conseiller pénal de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice, sans saisir de juge, ni la CNCIS[33], comme la loi l'impose. Quatre ans plus tard, le directeur de la DRCI, Bernard Squarcini, est condamné pour « collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite » à 8 000 euros d'amende.

Le 25 août 2010, Franck Gellet quitte la DCRI pour s'occuper de la présidence française du G20 et du G8[34].

Début octobre, des interpellations ont lieu dans le milieu islamiste[35].

En octobre 2010, Éric Bellemin-Comte, adjoint au sous-directeur de la protection économique, communique sur la vulnérabilité informatique[36] et Serge Guillen, le patron de la sous-direction de l’information générale (SDIG), service complémentaire de la DCRI né de la réorganisation du renseignement, démissionne[37].

Pendant les manifestations d'octobre 2010 pour sauver les régimes de retraite, le syndicaliste CGT Bernard Thibault dit avoir reçu un appel de la DCRI qui lui indiquait à 10 h du matin le nombre de manifestants que la préfecture de police annoncerait dans l'après-midi, donc forcément arbitraire[38].

Le budget 2011 n'est pas connu car intégré à celui de la police nationale, qui augmente de 12 % par rapport à l'année précédente. Il était de 41 millions d'euros en 2008[39].

En novembre 2010, la DCRI interpelle deux personnes qui pourraient être impliquées dans un attentat commis en février 2009 au Caire[40] et quatre hommes soupçonnés de préparer des attentats en France[41].

Le 21 novembre 2010, la DCRI est moquée par l'équipe de l'émission Action discrète pour ses supposées intrusions dans les rédactions de journaux français[42].

Le 24 novembre 2010, Le Canard enchaîné accuse la DCRI d'espionner sans autorisation des ordinateurs privés. La DCRI n'a pas souhaité s'exprimer, afin de « ne pas alimenter de polémique »[43].

2011Modifier

Après la mort d'Oussama ben Laden, le directeur de la DCRI affirme que la France est aujourd'hui l'ennemi no 2 d'Al-Qaïda, après les États-Unis, et considère AQMI comme la principale menace pour la France[44].

Début 2011, la DCRI, saisie par le parquet de Paris, lance une enquête préliminaire sur « l'affaire Renault » qui a brutalement licencié trois de ses cadres en les accusant à tort d'espionnage industriel sur son projet de voiture électrique au profit d'une filière internationale organisée. Une lettre anonyme serait à la base des accusations portées par le constructeur. La DCRI procède à des perquisitions et des interrogatoires[45], puis met en doute les informations fournies par le responsable de la sécurité de Renault, Dominique Gevrey, qui est arrêté et mis en examen pour escroquerie en bande organisée le 13 mars 2011. 250 000 euros auraient été versés par la direction de Renault à des informateurs non identifiés[46].

ControversesModifier

En 2010, à l'occasion de l'affaire Woerth-Bettencourt, la DCRI est accusée d'espionner des journalistes pour identifier leurs sources[47], et Le Canard enchaîné, par la voix de son rédacteur en chef Claude Angeli, affirme que Nicolas Sarkozy supervise personnellement la cellule chargée de ces activités clandestines[48].

Cette même année, la DCRI a également officiellement enquêté sur les rumeurs visant le couple Sarkozy sur demande du directeur de la Police Nationale « afin d'essayer de déterminer si les rumeurs visant le couple présidentiel ne cachaient pas une éventuelle tentative de déstabilisation »[49],[50].

En 2011, la DCRI est mise en cause dans l'affaire Dominique Strauss-Kahn. Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national chargé de la sécurité au PS, a écrit à Bernard Squarcini pour savoir si, comme l'affirmait le journal Le Monde[51], un service de la DCRI enquêtait sur « la vie privée de certaines personnalités politiques susceptibles de présenter un jour un danger électoral », ce qui a été immédiatement démenti par le ministère de l'Intérieur[52]. Le 3 juillet, le député socialiste de l'Eure François Loncle accuse la DCRI via son directeur de connexions politiques avec le groupe AccorHotels et le directeur du Sofitel de New York[53]. Le lendemain, Bernard Squarcini déclare n'avoir jamais été en relation avec le directeur du Sofitel ni avec aucun responsable du groupe Accor, et dément toute intervention de ses services dans l'affaire DSK. Il menace également de poursuites judiciaires toute personne qui mettrait en cause la DCRI dans cette affaire[54].

En mars 2013, la DCRI demande la suppression de l'article de l'encyclopédie en ligne Wikipédia concernant la station hertzienne militaire de Pierre-sur-Haute, au motif que cet article contiendrait des informations classifiées dont la diffusion serait dangereuse pour la France. Contactée aux États-Unis, la Fondation Wikimedia demande à la DCRI de lui préciser quelles parties de l'article lui posent problème. La DCRI ne donne aucune précision, et insiste pour la suppression pure et simple de l'article, ce que la Fondation Wikimedia refuse[55]. Le 4 avril 2013, des policiers de la DCRI convoquent le président de l'association Wikimédia France, qui est aussi, à ce moment, administrateur de Wikipédia en français. Ils le menacent d'une garde à vue et de poursuites judiciaires, et ainsi obtiennent de lui la suppression de l'article[56],[57],[58]. Au contraire du but apparemment recherché, la forte médiatisation de l'affaire aboutit à une large diffusion du contenu de la page, ce qui est appelé effet Streisand[59].

En avril 2013 également, la DCRI et quatre de ses policiers sont visés par une plainte pour « faux en écriture publique » par Dominique Gevrey, lui-même mis en examen dans le cadre de l'affaire d'accusations mensongères d'espionnage dans laquelle la DCRI était intervenue en 2011 chez Renault[60].

En mai 2019, trois journalistes de Disclose, la journaliste Ariane Chemin et le président du directoire du journal le Monde Louis Dreyfus[61] sont convoqués par la section des atteintes au secret de la défense nationale pour leurs travaux respectivement sur l’utilisation d’armes françaises dans la guerre au Yémen et sur l'affaire Benalla. Les rédactions s'inquiètent d'une attaque envers la liberté de la presse[62],[63],[64].

CritiquesModifier

En janvier 2012, Yves Bertrand, ancien directeur des Renseignements généraux, estime dans un entretien à Mediapart, qu'« on ne fusionne pas un service dont la vocation est avant tout judiciaire et opérationnelle, comme la DST, avec un service d’information, comme les RG, qui n’a pas d’attribution judiciaire — mis à part les courses et jeux », sinon pour créer une « police politique », ce qui représente à ses yeux une « atteinte aux libertés énorme »[65].

L'efficacité de la fusion est également interrogée après les attentats du 13 novembre 2015 en France : il lui est reproché d'avoir « surtout eu pour effet de désintégrer le maillage tissé année après année par les RG », tandis que perdurait « une culture façonnée par la guerre froide » et attachée au « modèle d'un service d'élite rompu au secret. [...] Coupée de ses racines et sanctuarisée par le secret défense, la DCRI n’a jamais autant fonctionné en vase clos »[66].

La DCRI/DGSI dans la cultureModifier

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  • La série télévisée La Source diffusée à partir du 18 septembre 2013 sur France 2 porte à l'écran un scénario imaginaire mettant en scène la DCRI[67].
  • NCIS saison 12, épisode 20 : La Vocation. Lors du briefing au MTAC, une commissaire divisionnaire de la DCRI participe à l'enquête.
  • Braquo saison 2 Eddie Caplan, se retrouve contraint de travailler pour la DCRI pour piéger des ex-membres des forces spéciales en recherche de vengeance après une opération "fiasco" en Angola.
  • Plus belle la vie saison 14 Pour pouvoir innocenter son beau père, Patrick Nebout doit collaborer avec un agent de la DGSI.
  • Plus belle la vie saison 14 Sacha est contacté par la DGSI pour essayer d'arrêter Paul Simonian, un riche homme d'affaires suspecté de financer des groupes terroristes.
  • Le film Une affaire d'État, sorti en 2009, met en scène une lutte entre le conseiller Françafrique de l'Élysée et le chef de la DGSI.
  • La série télévisée de 2017 La Mante, Un Agent de la DGSI est chargé de s'occuper d'une ancienne tueuse en série
  • La série originale Amazon Jack Ryan, Une Agent de la DGSI travaille en collaboration avec la CIA afin de trouver un terroriste se cachant dans un appartement en banlieue Parisienne.
  • Dans la série Double je (2019), le lieutenant de police Mathieu Belcourt, ainsi que plusieurs personnages secondaires, appartiennent à la DGSI.

Notes et référencesModifier

  1. Jean Chichizola et Christophe Cornevin, « La DGSI se métamorphose et monte en puissance », Le Figaro, .
  2. Diane Jean, « Attentats : le budget illisible du Renseignement », Le Figaro, .
  3. a et b « Renseignement : la DCRI se transforme en DGSI », Le Monde, 12 mai 2014.
  4. Gérard Davet et Isabelle Mandraud, « La ministre de l'intérieur présente le nouveau visage des services de renseignement français », Le Monde, (consulté le 10 avril 2013).
  5. Jean-Marc Leclerc, « La fin des RG », Le Figaro, (consulté le 10 avril 2013).
  6. Jean Guisnel, Au service secret de la France (ISBN 9782757855096 et 2757855093, OCLC 988751503)
  7. [1] NouvelObs, 23 août 2007.
  8. « Discours de la ministre française de l'intérieur du 17 septembre 2007 », ministère français de l'intérieur, (consulté le 10 avril 2013).
  9. Camille Polloni, « Grosse déprime des ex-RG, "pestiférés" du renseignement français », Rue89,‎ (lire en ligne).
  10. a et b Décret du 2 juillet 2008 portant nomination d'un directeur des services actifs de la police nationale - M. Squarcini (Bernard).
  11. « PPrama, lettre d'information de la Préfecture de police de Paris », . Consultée le 10 avril 2013.
  12. Jean Michel Décugis et Armel Mehani, « Changements à la tête du renseignement », Le Point,‎ (lire en ligne).
  13. « Un apprenti terroriste voulait «faire sauter» la Direction du renseignement », Le Figaro, (consulté le 18 août 2009).
  14. « Patrick Calvar, un homme de renseignement à la tête de la DCRI », L'Express, (consulté le 30 mai 2012).
  15. Décret du 31 mai 2012 portant cessation de fonctions du directeur central du renseignement intérieur et portant nomination d'un préfet hors cadre - M. Squarcini (Bernard).
  16. a et b Décret du 31 mai 2012 portant nomination du directeur central du renseignement intérieur - M. Calvar (Patrick).
  17. « Évaluation du cadre juridique applicable aux services de renseignement », sur Assemblée nationale.
  18. a b et c Décret no 2014-445 du 30 avril 2014 relatif aux missions et à l'organisation de la direction générale de la Sécurité intérieure.
  19. « Valls réorganise le renseignement », AFP et Le Figaro, .
  20. Laurent Borredon, « Réforme du renseignement : Manuel Valls choisit la continuité », Le Monde, .
  21. a et b Décret du 7 mai 2014 portant nomination du directeur général de la Sécurité intérieure - M. CALVAR (Patrick).
  22. Nicolas Chapuis et Elise Vincent, « Nicolas Lerner nommé à la tête de la DGSI », sur lemonde.fr, (consulté le 18 octobre 2018)
  23. « La DCRI : un FBI à la française », Le Figaro, 30 juin 2008.
  24. décret du 22 juin 2017
  25. « Nomination du Directeur Général de la Sécurité Intérieure », sur interieur.gouv.fr, (consulté le 18 octobre 2018)
  26. Ministère de l'intérieur.
  27. « Edvige, Cristina, Ardoise : la difficile mobilisation contre les fichiers de police », Le Monde, 24 juillet 2008.
  28. Syndicat National des Officiers de Police, chiffre en janvier 2009.
  29. Rapport de M. Michel Diefenbacher sur le projet de loi de finances pour 2010 (no 1946).
  30. La DCRI devient la DGSI et recrute 430 non policiers France-info.
  31. « Un responsable politique d'ETA arrêté en Bretagne », Le Monde, .
  32. Tarnac, l'histoire sans fin, 3 novembre 2009.
  33. « Espionnage : «Bakchich» nouvelle cible », Libération, .
  34. Décret du 25 août 2010 portant nomination du secrétaire général de la présidence française du G 20 et du G 8 - M. GELLET (Franck).
  35. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g1arB5qPQDk-PDSoIH-QGSpmbfxw?docId=CNG.0eab1dc129b265f4dd5f25b8a8b9ee14.b81.
  36. « La DCRI à l'assaut des virus », L'Express, .
  37. « Exclusif : le N°2 du Renseignement claque la porte », Marianne, .
  38. Comment selon B.Thibault la Police truque les chiffres des manifestants.
  39. [2].
  40. Interpellations dans les milieux islamistes.
  41. Jihadistes arrêtés: quatre écroués, la femme remise en liberté, dépêche AFP du 12 novembre 2010. Consultée le 10 avril 2013.
  42. Canal Plus.
  43. Europe 1.
  44. Al-Qaida: "la France, cible no 2" (DCRI). Le Figaro, le 6 mai 2011.
  45. Le torchon brûle entre Renault et le contre-espionnage, le Figaro, le 26 janvier 2011.
  46. Affaire Renault : Gevrey mis en examen et placé en détention, LCI, 13 mars 2011.
  47. « Exclusif : Matignon rappelle à l’ordre le ministère de l’Intérieur dans l’affaire des écoutes », France Info, 10 novembre 2010.
  48. « "Le Canard enchaîné" dit être sous le coup d'une enquête de la DCRI », le Monde, 9 novembre 2010.
  49. Rumeurs sur le couple Sarkozy: la DCRI a enquêté, France 2, le 9 avril 2010.
  50. La DCRI a enquêté sur les rumeurs visant le couple Sarkozy, L'Express, le 8 avril 2010.
  51. Sexe, politique et police des mœurs, Le Monde, le 24 mai 2011.
  52. DSK: pas de note policière (Intérieur), Le Figaro, le 11 juillet 2011.
  53. Des proches de DSK dénoncent un complot, France 2, le 6 juin 2011.
  54. Le patron des Renseignements intérieurs dément être intervenu dans l'affaire DSK, Le Monde, le 4 juillet 2011.
  55. La DCRI accusée d'avoir fait supprimer un article sur Wikipedia (AFP, 7 avril 2013).
  56. « La DCRI fait pression sur un bénévole pour supprimer une page Wikipédia », Le Figaro, 6 avril 2013.
  57. « La DCRI menace un administrateur de Wikipédia pour supprimer un article », communiqué de l'association Wikimédia France, 6 avril 2013.
  58. « La DCRI accusée d'avoir illégalement forcé la suppression d'un article de Wikipédia », le Monde, .
  59. Comment la DCRI s'est brûlée en voulant censurer un article sur Wikipedia, L'Express, publié le 07/04/2013.
  60. Espionnage chez Renault: la DCRI visée par une plainte pour faux, Le Point - AFP. Publié le 10/04/2013.
  61. « Le président du directoire du «Monde» convoqué par la DGSI comme Ariane Chemin »,
  62. Hélène Riffaudeau, « La DGSI convoque encore deux journalistes »,
  63. Alexandre Berteau, « Armes françaises au Yémen : trois journalistes entendus par la DGSI »,
  64. Luc Bronner, « L’inquiétante convocation d’une journaliste du « Monde » pour des articles sur l’affaire Benalla »,
  65. Fabrice Arfi et Karl Laske, « L’ancien patron des RG révèle l’existence d’un système d’écoutes sauvages », Mediapart, 20 janvier 2012.
  66. Jean Quatremer, Pierre Alonso, Emmanuel Fansten et Willy Le Devin, « Les filets percés du renseignement », sur Libération.fr, .
  67. Résumé de La Source, saison 1, épisode 1 sur allocine.fr.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé, L'espion du président : Au cœur de la police politique de Sarkozy, Paris, Robert Laffont, (ISBN 978-2-221-12983-8).
  • Sébastien Laurent, Politiques de l’ombre. État, renseignement et surveillance en France, Fayard, 2009.

Articles connexesModifier