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Diocèse de Mâcon
(la) Dioecesis Matisconensis
Image illustrative de l’article Diocèse de Mâcon
La cathédrale Vieux-Saint-Vincent de Mâcon.
Pays France
Église catholique
Type de juridiction diocèse
Création IVe siècle
Suppression 1790 / 1801
Province ecclésiastique Lyon
Siège Mâcon
Diocèses suffragants aucun
Langue(s) liturgique(s) latin
Calendrier julien puis grégorien
Territoire Mâconnais
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Le diocèse de Mâcon (en latin : Dioecesis Matisconensis) est un ancien diocèse de l'Église catholique en France.

Érigé au IVe siècle, il est un des diocèses historiques de Bourgogne. Il est suffragant de l'archidiocèse métropolitain de Lyon et relève de la province ecclésiastique de Lyon. Supprimé par la constitution civile du clergé de 1790, il n'est pas rétabli à la suite du concordat de 1801. Depuis 1853, l'évêque diocésain d'Autun relève le titre d'évêque de Mâcon. Mgr Benoît Rivière, évêque diocésain d'Autun depuis 2006, est ainsi l'actuel évêque de Mâcon.

HistoireModifier

Par la constitution civile du clergé, décrétée le , l'Assemblée nationale constituante supprime l'évêché de Mâcon et celui de Chalon-sur-Saône. Elle maintient celui d'Autun dont elle fait le siège du diocèse du département de Saône-et-Loire. Bien que sanctionnée par le roi Louis XVI le , la constitution civile du clergé n'est pas reconnue par le pape Pie VI.

À la suite du concordat de 1801, le diocèse de Mâcon n'est pas rétabli : par la bulle Qui Christi Domini du , le pape Pie VII confirme la suppression de l'évêché de Mâcon et la répartition du territoire de l'ancien diocèse entre celui d'Autun et l'archidiocèse de Lyon.

Le , l'évêque d'Autun est autorisé à joindre à son titre celui d'évêque de Mâcon.

TerritoireModifier

En 1789, le diocèse de Mâcon confinait : au nord, avec celui de Chalon ; à l'est et au sud avec l'archidiocèse de Lyon ; et, à l'ouest, avec le diocèse d'Autun. Il était divisé en six archiprêtrés et comprenait deux cent quarante-quatre paroisses, annexes ou succursales, plus huit paroisses qui ne dépendaient d'aucun archiprêtré.

À l'intérieur de ce territoire étaient implantées deux abbayes disposant de nombreux prieurés : Saint-Philibert de Tournus et Saint-Pierre et Saint-Paul de Cluny[1].

Évêques de MâconModifier

Conciles de MâconModifier

Plusieurs conciles se sont tenus à Mâcon sous le saint roi Gontran, en particulier le fameux concile de 585, où selon saint Grégoire de Tours, un évêque, en marge des débats a demandé si le mot « homme » pouvait éventuellement désigner une femme. Le concile unanime a répondu oui à cette question. Quelques évêques ont cité l’expression évangélique « le fils de l’homme » ou le mot « homme » désigne la Vierge Marie.

Ce débat, situé à un des rares moments de l’histoire de France où une femme exerçait des fonctions politiques au niveau suprême (la reine Brunehilde), a pourtant servi de prétexte à la légende d’un débat imaginaire pour « savoir si les femmes avaient une âme ». Et cette légende a la vie dure puisque Michel Rocard l’a portée à l’assemblée nationale.

BibliographieModifier

  • Jean Virey, Les églises romanes de l'ancien diocèse de Mâcon, Imprimerie Protat, Mâcon, 1935.

Notes et référencesModifier

  1. « Les prieurés réguliers des diocèses de Chalon et Mâcon », article de Patrick Défontaine paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » no 148 de décembre 2006, pages 16 à 19.

Voir aussiModifier