Dinar

monnaie de plusieurs pays

Le dinar est le nom de la monnaie de plusieurs pays.

Dinar fatimide en or (4,14 g) frappé en 944 sous le règne d'Al-Muizz li-Dîn Allah.
Dinar de 1346 de l'empereur Stefan Uroš IV Dušan (source : Banque nationale de Serbie).

Le mot dinar dérive du latin dēnārius (« qui contient dix »). Il s’agissait en fait à l'origine d'une ancienne monnaie romaine en argent, le denarius (denarii au pluriel, la pièce étant équivalente à dix as). Ce fut longtemps une pièce en argent métal, son poids allant de 4 g à l'origine sous la République romaine, pour finir au fil des siècles, à 1 g, en billon, puis en cuivre. Sous l'empereur Auguste, son pouvoir d'achat était important.

Le mot a été employé dans plusieurs langues dont le grec[1], l'arabe, et il est cité dans le Coran. Vers le VIIIe siècle est frappé le dinar or (arabe : ﺩﻳﻨﺎﺭ), sous la dynastie Omeyyades, d'un poids de 4,25 g. La monnaie va se répandre dans tout le bassin méditerranéen. En France, les premiers deniers d'argent remontent à Charlemagne.

On retrouve ainsi en espagnol le mot dinero, lequel désigne aujourd'hui la monnaie, l'argent au sens générique, et anciennement la pièce d'argent à partir du XIIe siècle, de même qu'en portugais, avec dinheiro. En Serbie, des dinars en argent son frappés dès 1212. Sous Saint Louis, le mot denier fait son apparition en langue vernaculaire.

En islam, Malik ibn Dinar dit: "Il est appelé dinar car il est (un mot composé constitué des mots) dîn (religion) et nâr (feu de l'enfer)."

Il a dit par ailleurs: "Sa signification est que si vous le prenez (l'argent) légitimement, il (fait partie de la) religion et si vous le prenez sans droit, il est alors (pour vous mener vers) le feu de l'enfer."[2]

Les différentes monnaies portant ce nom sont aujourd’hui :

Unités monétaires actuellesModifier

En Iran, un dinar est la 100e partie d'un rial.

À ces monnaies, on peut ajouter une variante, de même étymologie :

Unités monétaires désuètesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Youssef Seddik, Grecs et Arabes : déjà d’antiques complicités, Télérama
  2. Thohir Aruf, « Metode Penafsiran Ibn Kathîr dalam Tafsîr al-Qur’ân al-‘Azîm », MUTAWATIR, vol. 1, no 1,‎ , p. 16 (ISSN 2502-6321 et 2088-7523, DOI 10.15642/mutawatir.2011.1.1.16-30, lire en ligne, consulté le 26 août 2020)
  3. http://klicevac.free.fr/dinar.html