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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Didier.

Didier d'Auxerre
Biographie
Naissance milieu du VIe siècle
Décès
Auxerre
Évêque de l’Église catholique
Dernier titre ou fonction évêque d'Auxerre
19e évêque d'Auxerre

Saint Didier
Image illustrative de l’article Didier d'Auxerre
Nationalité Gallo-romaine
Fête 27 octobre[1]

Didier d'Auxerre († 621), ou Desiderius, est le 19e évêque d'Auxerre de 605 à 621.

C'est un saint catholique, fêté le 27 octobre[1].

Sommaire

BiographieModifier

Issu d'une riche famille de l'Aquitaine, ses biographes lui attribuent la reine Brunehaut comme parente et affirment que même les plus riches ne peuvent aller de pair avec lui ; son rang illustre est également souligné par l'indication que « des princes qui lui sont attachés », c'est-à-dire de la famille, des alliances ou des vassaux, lui font de très importantes donations en terres ; et par le fait qu'au cours de son épiscopat, Didier affranchit 2 000 serfs[2].

Didier agrandit considérablement sa cathédrale Saint-Étienne ; il fait construire un grand dôme du côté Est, le décore d'or et de mozaïques, y transfère l'autel et en fait la dédicace le 18 avril. De son vivant il donne à la cathédrale toute sa vaisselle d'argent, décorée de figures et motifs finement ciselées, le tout pesant 420 livres[3]. Il fait construire des maisons et un oratoire à Merry, puis donne cette terre à Saint-Étienne ainsi que celles de Magny[4] et de Flacy[5]. En 620 il donne Riniacum, lieu de la future abbaye de Reigny sur Vermenton, à l'Eglise d'Auxerre[6].

Didier lègue tous ses biens à cathédrale Saint-Étienne[3].

Noter que la reine Brunehaut, elle aussi, fait un don à l'église cathédrale : un calice en onyx orné d'or[4]. Elle est encore citée lorsqu'elle cède sa terre de Magny à Didier, qui la donne à Saint-Étienne[4].

Il est mentionné dans Gesta pontificum Autissiodorensium, ainsi que dans la Chronique de Fredegar.

Il fait un legs par testament au monastère Saint-Julien, ce qui permet de connaître le nom de Nigivald, l'abbé de l'époque pour ce monastère[7].

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

RéférencesModifier

  1. a et b Nominis.
  2. Lebeuf 1743, p. 126-127, volume 1.
  3. a et b Lebeuf 1743, p. 128, volume 1.
  4. a b et c Lebeuf 1743, p. 129, volume 1.
  5. Lebeuf 1743, p. 136, volume 1.
  6. (2008) Pierre Nouvel, « La vallée de la Cure à l'époque gallo-romaine : Découvertes anciennes et apports des prospections aériennes et terrestres 1991-2008 », Bulletin de la Société d'Études d'Avallon, no 84,‎ 2008, p. 14-43 (lire en ligne, consulté le 6 juillet 2018), p. 12.
  7. Ancienne abbaye de Saint-Julien d'Auxerre, dans Annuaire historique de l'Yonne, 1849. Sur echo.auxerre.free.fr. Page 219.