Dida (peuple)

Didas
Description de cette image, également commentée ci-après
Tenue en Raphia au pays Dida

Populations significatives par région
Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire Environ 1.000.000 de personnes
Population totale Environ 1.000.000 de personnes
Autres
Régions d’origine Éthiopie, dans la vallée du Nil
Langues Dida (langue)
Religions Christianisme, religion traditionnelle
Ethnies liées

proches: Wés, Bétés, Nyabwa, [[Kroumen (peuple), Bakwé

sous-groupes:[Djiboua, Gôgnoa, Guebié, Vatta, Godié, Zikié, Neyo, Goudou, Sokya, Koboua, Kodjia, Gah, Laboua, Yôkôboli, Lôgragnoan, Abo, Zebié, Tigrou, Diès

Les Didas sont une population d'Afrique de l'Ouest vivant au centre-sud et au sud-ouest de la Côte d'Ivoire, près des villes de Lakota, Divo, Hiré-Ouatta, Guitry, Fresco, Sassandra, Vavoua, Zikisso, Yokoboué, Lauzoua, Gnagbodougnoa et Grand-Lahou. Ils font partie du grand groupe des Krou[1].

Leur nombre environne à peu près les un million d'habitants de nos jours.[1].

LanguesModifier

Ils parlent le dida, une langue krou, déclinée en plusieurs variétés, dont le Djiboua, Gôgnoa, Guebié, Godié, Vatta, Neyo, Zikié, Sokya, Goudou, Kodja, Koboua, Gah, Laboua, Lôgragnoa, Abo, Zedié, Tigrou...

HistoireModifier

Les Dida ont opposé une résistance farouche à la pénétration coloniale française jusqu'en 1918. Ils n'ont pris part à l'économie de marché qu'après la Seconde Guerre mondiale, lorsque l'agriculture commerciale a remplacé peu à peu l'agriculture vivrière dans la région[1]. Il est autrefois dit que les Didas seraient une disperssion d'une même tribu avec les bétés.

CultureModifier

 
Chasse-mouche de cérémonie en raphia

Le raphia (Raphia vinifera) est utilisé pour la confection de textiles et de divers objets[2].

Le DJAKA FESTIVAL: festival des arts et culture du peuple Dida qui se tient chaque année au pays Dida

L'Alloukou danse traditionnelle Dida qui est dansé par les hommes avec un morceau de pagne attaché à la taille au rythme des instruments de musique traditionnels

Agbagningnin: danse de réjouissances des jeunes au clair de la lune dans l'ancien temps après une bonne récolte ou après les tournois de foot inter-villages de nos jours, très animée avec des tam-tam et autres instruments de musique traditionnelle. Devenu plus tard ambiance facile et aujourd'hui Zouglou identité culturelle de la Côte d'Ivoire.

Le GBAKO: c'est une hotte sac à dos traditionnel porté par la femme âgée Dida pour les travaux champêtre, symbole de la civilisation Dida, qui est représentée par une femme avec une hotte au dos au rond point du quartier Bada de la ville de Divo

Le GNIGBÉLI-LOKUI: Le pagne de la tenue traditionnelle DIDA fait à base de raphia, l'un des plus beaux traditionnelle de Côte d'Ivoire

Le kôdê ou Tapa pagne traditionnel Dida fait à base d'écosse d'arbre tapé et sèche, très pour efficace pour protéger contre les épines et le froid pour un peuple de forêt tropicale et humide que sont les Dida

Il existe plusieurs autres danses traditionnelles Dida dont l'Abôdjô une danse très rythme en harmonie avec des pas de danse du village de Kagbé dans la sous-préfecture d'Hiré-Ouatta département de Divo...


alliancesModifier

Le peuple Dida fait partie du grand groupe Krou, situé à l’Ouest de la Côte d’Ivoire. De nos jours, ils sont dispersés sur l’ensemble du territoire mais on peut notamment les retrouver dans les régions de Lakota, Divo, Zikisso, Kezo ou encore Kpakpagnon. Cette communauté vivait de pèche et de chasse. Leur vie s’activait quotidiennement autour de fête et de rituel. Suite à plusieurs querrelle ce peuple a formé des alliances dans le but de mener une vie sécuritaire. Les Dida ont noué des alliances avec certains peuples tels que les Abidji, les Abés et les Attiés. Ce sont des alliances qui ont permis à ces peuples de repousser des attaques, de faire des échanges et même du commerce et nouer les liens entre communautés. Ce sont des alliances pour la plupart à plaisanterie qui subsiste jusqu’ aujourd’hui.

CoutumesModifier

A- les naissances


Signe de bénédiction et de joie pour toute la communauté. Les naissances sont signes de bonheur pour la famille. Le choix du nom de l’enfant se fait par la famille proche. Il a souvent soit une signification soit est le nom d’une personne importante pour la famille et qui sera placé comme prénom. Il peut arriver que la naissance d’un enfant soit placée sous la protection d’un ancêtre suite à des manifestations et des visions à ce sujet. L’enfant prendra alors pour prénom le nom de cet ancêtre. Dans ce genre de cas, soit l’enfant est sous la protection de l’ancêtre soit il est sa réincarnation.


B- les mariages


Chez les Dida, le mariage passe par plusieurs phases. La première phase consiste en la désignation de la future épouse, le jeune homme et la jeune femme après s’être mis d’accord, le futur époux envoie un ami intermédiaire vers les parents de la jeune femme qui donnera un cadeau symbolique à la jeune femme pour lui montrer son amour. Le cadeau sera le signe de leur future relation, elle pourra d’ailleurs le montrer à ses parents et à ses amies pour montrer qu’elle a un prétendant. L’ami qui sert d’intermédiaire est un lien entre les deux amoureux, il sera tel un messager qui avant l’arrivée du futur époux se chargera de le présenter à la famille de la marié. Pour que les parents acceptent cette union, le futur marié doit avoir une référence et a un bon témoignage (C’est quelqu’ un de calme et patient) mais au vu de la nature curieuse de ce peuple autrefois, on envoyait des espions confirmer ce que disait l’intermédiaire. Puis il se présente avec ses parents pour la dote et le mariage.


C- les décès


En pays Dida, il y a un processus à suivre par rapport au décès d’une personne. Il y a trois grandes étapes, le constat, l’annonce du décès et le *Louboutété. On constate d’abord le décès de la personne. On annoncera ensuite celle-ci à la famille proche dans de bonnes conditions. L’annonce du décès se fait après le conseil de famille pour se concerter sur le décès du défunt. Des envoyés se rendront ensuite chez les amis du défunt pour leur annoncer la nouvelle. Le défunt sera enterré 1 mois après son décès pour laisser le temps à ses amis et à sa famille de se préparer. Le jour des obsèques un repas mortuaire est servi. Il est considéré comme étant le dernier repas du mort. Le louboutété qui est le conseil de famille se réunira de nouveau, cette fois pour régler toutes les affaires concernant le défunt, pour que plus rien ne le lit au monde physique, ses dettes seraient régler et ses affaires récupérer.

Croyance et religionModifier

Pour les Dida, le défunt ne meut pas vraiment, il passe juste dans le monde des esprits. Pour eux, lorsqu’ une personne décède, elle n’est pas vraiment morte juste absent. C’est cette forte croyance qui les pousse à faire un dernier repas à son honneur (voir les décès). En arrivant en Afrique, les missionnaires ont parfois clamer que les religions africaines étaient polythéistes pourtant non. Les Dida considèrent qu’il y a un dieu au-dessus de tous, un genre de grand chef et que les défunts deviendrai après leur mort, ses serviteurs parfois même ses notables, c’est l’une des raisons pour lesquels il se tourne vers les ancêtres qu’ils considèrent comme plus accessibles et pour cela ils passent par des fétiches. Fétiches qui représente un lien entre le monde des esprits et des vivants. Avec l'arrivée des colons et des missionnaires, le peuple Dida s'est converti selon chaque individu de gré ou de force à la religion chrétienne. Même dans des régions reculées certains rituel sont encore pratiqué


Personnalités d'origines DidaModifier

  • PERSONNALITÉ POLITIQUE
    les ministres: Boga Doudou Emile (membre fondateur du FPI), Lida Kouassi Moïse, Yao Paul N'dri, Zirimba Aka Marcel, Djah Blé Joseph, Seri Asia Jérôme, Gilles Vally Lobouet, Marcel Lobouet, Alain Lobognon, Alain Dogou, Kouamé Anne Gnahore, Élisabeth Badjo Djekoury epse Dago, Alexis Thierry Lebé, Zakpa Komenan, Dogo Raphaël
  • les docteurs : Christophe Kragbé Gnagbé( président du PANA premier parti d'opposition ivoirienne) Williams Atteby, Boga Sako Gervais, Damana Adia Pickass, Ahoua Stalonne, Marcel Joseph Ahipeaud ( premier secrétaire général et fondateur de la FESCI)
  • l'ambassadeur kokora Dago Pascal membre fondateur du FPI, celui dont l'appartement a servi à la création du FPI dans la clandestinité.
  • Le PAN: Philippe Grégoire Yacé
  • Le député: Jérémie Mémé Gnaléga premier proviseur de la république de Côte d'Ivoire. Le lycée garçon de bingerville lui doit son nom à son hommage.
  • Le chef d'État major : Mathias Doué.
  • ARTISTES : Lougah François, David Tayoro, Dobet Gnahore, Bony Gnahore, Akezo, Sakolo, les descendants de Sakolo, Siro, Betika, Josey, Aboutou Roots, Les Djiz, Manou Galo, John Yalley, Diane Solo, Kaaris, Koudou Athanase, Angelo Kabila, Francky Dicaprio, Paul Madys, Joël, Rachel Dadié, Nawayou, nayadeys, Sandrine doubly, Dollar DJ, Baba Nico, Tina Dakoury, Dj Boumastik, DJ Ramzy, Ahidissa, Fraya, Pantcho, juken Pat, triphène du groupe Harpe de David, Black K du groupe kiff no beat, Dj Salvador, Kounta et Sisco, Magic Diézel, Tebi Abe Marie-claire, Les Djigbo, Accapelo, Erick Sakré, Amani Dadié...
  • SPORTIFS: Dago charges, Thierry Dusautoir, Lassissi Saliou, Djah Djédjé Franck, Djah Djédjé Brice, Gnaly Maxwell Cornet, Boga Jérémie, Wilfried Bony, Hassan Gnoukouri, Ettien Djah Félix, Claude Gnakpa, Cyrille Domoraud, Gatto Gaë, Ali Gbizié Pierre, Stéphane Lobouet, Tchétché Richard, Ettien Djah Félix, le champion d'Afrique d'haltérophilie Lipka Koffi Bradarus...
  • AUTRES PERSONNALITÉS : le journaliste sportif Ricardo Xama, l'animatrice de l'émission Wozo vacances Tata Naomi, l'animateur de l'émission mensonge d'un soir Alexis Djisso, l'écrivain Bernard Binlin Dadié (le père de la littérature ivoirienne), le prophète Kacou Séverin, le prophète Gbahié Koudou Jeannot, Biamkrou George, Victor Loba'd, Léon NaKa, la prophétesse Marie Lalou fondatrice de l'église Dehima, le prophète Zeredji, les deux premiers instituteurs de CI Laoua Beugré et Soukou Kragbé, le premier médecin de CI docteur Lattié, le premier pharmacien de CI Mr Gnéka, le premier ingénieur agronome de CI Auguste Daubret ...



Notes et référencesModifier

  1. a b et c (en) James Stuart Olson, « Dida », in An Ethnohistorical dictionary of the Russian and Soviet empires, Greenwood Press, New York, Westport, Conn., London, 1994, p. 145-146
  2. (en) Monni Adams et T. Ross Holdcroft, « Dida Women's Raffia Cloth from Côte d'lvoire », in African Arts, no 25 (July 1992), p. 42-51

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (en) Monni Adams et T. Ross Holdcroft, « Dida Women's Raffia Cloth from Côte d'lvoire », in African Arts, no 25 (July 1992), p. 42-51
  • Ahidje Dogba, La perte ou l’affaiblissement de l’identité socio-culturelle ancestrale de l’Afrique noire. Exemple du groupe ethnique Dida : le cas précis de la région de Zikisso en Côte d’Ivoire, Université de Paris 4, 2001, 235 p. (thèse)
  • Aimé Grah Aïkpa, Les musiques funéraires en pays dida, Université François Rabelais (Tours), 1981, 105 p. (Diplôme d'Études Supérieures musicales, Ethnomusicologie)
  • Germain Kokoue Koffo, Le takpa : un genre de musique funéraire des Dida (sud-ouest de Côte d'Ivoire), Université François Rabelais (Tours), 1982, 140 p. (Diplôme d'Études Supérieures musicales, Ethnomusicologie)
  • Emmanuel Terray, L'Organisation sociale des Dida de Côte d'Ivoire : essai sur un village dida de la région de Lakota, Université d'Abidjan, 1969, 374 p. (d’après une thèse de 3e cycle soutenue à l’Université de Paris en 1966)
  • A. Canal, Coutumes indigènes du pays dida (document manuscrit conservé aux Archives Nationales de Côte d'Ivoire, Abidjan), Lakota, 1916.
  • E. Albou, Coutumier, Cercle de Lahou, subdivision de Lakota. Coutumes dida (document conservé aux Archives Nationales de Côte d'Ivoire, Abidjan), 1932.
  • B. Etté, Coutumes et moeurs des dida, Centre des Hautes Etudes Administratives sur l'Afrique et l'Asie Moderne (Mémoire n° 3633), 1962, 39 p.
  • E. Albou, Coutumier dida. Cercle de Lahou, Subdivision de Divo (document manuscrit conservé aux Archives Nationales de Côte d'ivoire, Abidjan), 1916.
  • Therrason de Fougères, Note sur le pays dida, cercle de Grand-Lahou (Document conservé aux Archives Nationales de Côte d'Ivoire, Abidjan), dactyl. et manuscrit, 1909.
  • G. Joseph, « Notes sur les avikam de la lagunes de Lahou et les dida se la région du bas Sassandra», Bulletin et Mémoire de la Société d'Anthroplogie de Paris, VIe série, t. i, 1910, pp. 234-247.
  • T. Dupouy, Monographie du pays dida (document conservé aux Archives Nationales de Côte d'Ivoire), dactyl., Lakota, 1914.
  • B. Gorilowsky, « Recit folklorique dida», Introduction de B. Holas (Exode des dida du pays Ashanti), Notes Africaines, n° 56, 1952, pp. 120-121.
  • D.D. Beugré, La religion dida (Côte d'Ivoire), Ecole Pratique des Hautesz etudes, VIe section (Mémoire n° 220), 1968.
  • E. Terray, L'organisation social des dida de Côte d'Ivoire... Essai sur un village dida de la région de Lakota, préface de Pierre Huard (L'enquête a porté surtout sur le village de Zokolilié), Université d'Abidjan (Thèse de 3e cycle, Sociologie Paris), Annales de l'Université d'Abidjan, F, Ethnosociologie, I, 2, 1969, pp. 343-346.
  • Jacob Akpalé Gnéga, La conception de l'éducation traditionnelle chez les dida, Thèse de doctorat de 3e cycle, Université René Descartes, département Sciences Humaines de Sorbonne, 1978.
  • P Zézé Béké, « Origine et mise en place des population dida», Annales de l'Université d'Abidjan, série histoire, t. IX, 1981, p 123.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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