Diaspora irlandaise

La diaspora irlandaise correspond tout particulièrement à l’exode massif que causa la Grande Famine en Irlande au XIXe siècle. C'est au total plus de deux millions d'Irlandais qui sont partis de leur pays pour pouvoir survivre. La plupart sont allés dans des pays anglophones comme les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Les pays ayant une population importante de ressortissants irlandais et de descendants éligibles.
  • République d'Irlande et Irlande du Nord.
  • + 1,000,000
  • + 100,000
  • + 10,000
  • + 1,000
  • Les émigrants quittent l'Irlande
    gravure de Henry Doyle (1827-1892)
    tirée de l' Illustrated History of Ireland de Mary Frances Cusack, 1868.

    Cependant, même si cet épisode est marquant du fait de son très grand mouvement de population, de nombreux Irlandais ont également quitté leur pays en quête de prospérité avant cet événement et dans les décennies de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, principalement en direction des États-Unis.

    De nos jours, environ 80 à 100 millions de personnes à travers le monde dont 36 millions aux États-Unis déclarent avoir des origines irlandaises.

    Les clubs de football du Celtic Football Club fondé en à Glasgow et du Hibernian Football Club fondé en à Édimbourg ont été créés par des ecclésiastiques pour soutenir la communauté irlandaise en Écosse.

    DéfinitionModifier

    Le terme de diaspora irlandaise se prête à de nombreuses interprétations. La diaspora, interprétée au sens large, comprend toutes les personnes connues pour avoir des ancêtres irlandais, soit plus de 100 millions de personnes, ce qui représente plus de quinze fois la population de l'île d'Irlande, qui comptait environ 6,4 millions d'habitants en 2011. Il a été avancé que l'idée d'une diaspora irlandaise, distincte de l'ancienne identification de l'irlandicité à l'Irlande elle-même, a été influencée par l'avènement perçu de la mobilité mondiale et de la modernité. L'irlandicité pouvait désormais être identifiée à des individus et des groupes dispersés d'origine irlandaise. Mais beaucoup de ces personnes étaient le produit de mariages ethniques complexes en Amérique et ailleurs, ce qui compliquait l'idée d'une seule lignée de descendants. L'"irlandicité" pourrait alors reposer principalement sur l'identification individuelle à une diaspora irlandaise[1].

    Notes et référencesModifier

    1. Nash, Catherine (2008), Of Irish Descent: Origin Stories, Genealogy, and the Politics of Belonging, Syracuse University Press, pp. 33–50. (ISBN 9780815631590)

    Articles connexesModifier