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Colugos, Galéopithèques, Lémurs volants, Cynocéphales

Ne doit pas être confondu avec Dermaptera.
Cynocephalus
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Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Tetrapoda
Classe Mammalia
Cohorte Placentalia
Super-ordre Euarchontoglires

Ordre

Dermoptera
Illiger, 1811

Famille

Cynocephalidae
Simpson, 1945

Répartition géographique

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Les Dermoptères (Dermoptera) sont un ordre de mammifères qui ne comprend qu'une famille, les Cynocephalidae regroupant deux espèces.

Sommaire

DénominationsModifier

L'ensemble de l'ordre des Dermoptera est appelé en français les dermoptères[1],[2]. Dermoptère est un substantif formé à partir du grec « derma » qui signifie peau et de « ptère », aile ou « organe fonctionnant comme une aile », donc ici une membrane fonctionnant comme une aile[1]. On les appelle aussi des colugos[2], galéopithèques[2] ou lémurs volants[2] ou encore des cynocéphales[3],[2].

DescriptionModifier

Les dermoptères sont les mammifères les mieux équipés pour effectuer les vols planés[4](chauves-souris exceptées). Ils vivent dans les arbres.

« Leurs membranes de vol, ou patagium, sont aussi larges que possible. Elles vont des omoplates (en fait, plutôt du menton) jusqu’au bout de la queue en englobant même les pattes. Contrairement à d'autres mammifères « voilés » même les espaces entre les doigts et les orteils sont palmés. Cela leur permet d'accroître la superficie totale de surface portante[4] ». Ces « ailes » sont recouvertes de fourrure. Elles ne permettent pas le vol battu, mais seulement de planer d'arbre en arbre.

Les Cynocephalus peuvent planer sur une distance de 140 m[réf. nécessaire] avec une dénivellation de 12 m soit une finesse de ~12 (autant qu'un deltaplane). Ils ne se posent que très rarement sur le sol, et ne peuvent d'ailleurs pas se tenir debout.

Ils ont la taille d'un chat. Leur museau est pointu, leurs yeux sont très grands. Ils se nourrissent de fleurs et de bourgeons.

La femelle, dont la gestation dure environ 2 mois, n'a qu'un seul petit à la fois, qui reste agrippé à la fourrure lorsqu'elle se déplace[5].

Analyse moléculaireModifier

Les dermoptères rappellent, par leur morphologie, celle des chauves-souris : « les colugos ont longtemps été considérés comme proches des chauves-souris mais une équipe internationale vient d’associer définitivement ces petits mammifères-là aux primates[4] », alors que le super-ordre des Archontes avait été créé pour tenir compte de ce fait. On ne doit pas non plus les confondre avec les écureuils volants et ce ne sont pas non plus des lémuriens volants.

Les analyses ADN ultérieures, fondées sur la présence de marqueurs rétrotransposon, ont définitivement infirmé ces idées et ont permis de découvrir que les dermoptères sont plus proches des primates, avec lesquels ils partagent sept mutations génétiques et finalement assez éloignés des chiroptères, avec lesquels ils ne partagent qu'une mutation génétique. D'autres analyses génétiques réalisées sur 13 000 paires de base d'ADN ont révélé que les colugos et les primates étaient les plus proches parents.

Taxons inférieursModifier

CladogrammeModifier

Phylogénie des ordres actuels d’euarchontoglires d'après Murphy et al., 2001[6] :

Euarchontoglires 
 Glires  
     Duplicidentata

 Lagomorpha (lapins, lièvres et pikas)


     Simplicidentata

 Rodentia (rongeurs)



 Euarchonta 

 ?Scandentia (toupayes)


Primatomorpha

 Dermoptera (galéopithèques)



 Primates (lémuriens, singes, tarsiers...)





Note: La position des toupayes est sujette à controverse. Ils sont parfois placés auprès de Dermoptera pour former Sundatheria, ou parfois placé comme groupe frère des Glires.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Définitions lexicographiques et étymologiques de « dermoptères » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. a b c d et e Meyer C., ed. sc., 2015, Dictionnaire des Sciences Animales (En ligne). Montpellier, France, Cirad. [12/05/2015].
  3. (en) Murray Wrobel, Elsevier's Dictionary of Mammals : in Latin, English, German, French and Italian, Amsterdam, Elsevier, , 857 p. (ISBN 978-0-444-51877-4, lire en ligne)
  4. a b et c « Les colugos, de si proches cousins », Sciences et Avenir.com, 07/11/07.
  5. https://www.researchgate.net/publication/272830688_GALEOPITHEQUES_Des_specialistes_du_vol_plane
  6. Mark S. Springer, Wilfried W. de Jong, Michael J. Stanhope, Oliver A. Ryder, Emma Teeling, Christophe J. Douady, Mark Scally, Ole Madsen, Stephen J. O'Brien, Eduardo Eizirik et William J. Murphy, « Resolution of the Early Placental Mammal Radiation Using Bayesian Phylogenetics », Science, vol. 294, no 5550,‎ , p. 2348–2351 (PMID 11743200, DOI 10.1126/science.1067179, lire en ligne)

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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