Derek Briggs

paléontologue irlandais (1950-)

Derek Ernest Gilmor Briggs (né le ) est un paléontologue et taphonomiste irlandais enseignant à l’université Yale aux États-Unis[3]. Briggs est l’un des trois paléontologues, avec Harry Blackmore Whittington et Simon Conway Morris, à la base de la réinterprétation des fossiles des schistes de Burgess. Titulaire de la chaire de Géologie et Géophysique « G. Evelyn Hutchinson » à Yale, il est également ancien directeur du muséum d'histoire naturelle Peabody et toujours conservateur du département Paléontologie des invertébrés dans ce même musée[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14].

FormationModifier

Briggs se forme au Trinity College à Dublin où il obtient en 1972 un baccalauréat universitaire en lettres (Bachelor of Arts) en géologie. Il poursuit ses études en Grande-Bretagne à l’université de Cambridge où il est amené à travailler sous la supervision du paléontologue britannique Harry Blackmore Whittington[15]. Il obtient son doctorat (PhD) en 1976, sa thèse portant sur « Les Arthropodes des schistes de Burgess, Cambrien moyen, Canada »[16].

Carrière universitaireModifier

Alors qu’il étudie à l’université de Cambridge, Derek Briggs travaille — de conserve avec un autre étudiant, Simon Conway Morris, et sous la supervision de Harry Whittington — sur des fossiles du Cambrien moyen extraits des schistes de Burgess en Colombie-Britannique, étudiant une faune du Paléozoïque extraordinairement bien préservée[17]. Le projet des schistes de Burgess devient peu à peu l’un des travaux les plus importants de la paléontologie de la fin du XXe siècle. Le , Briggs prend la direction du muséum d'histoire naturelle Peabody[18],[19] qu’il assure jusqu’en 2014.

PublicationsModifier

  • (en) Briggs D.E.G., Clarkson E.N.K. & Aldridge R.J., 1983. The conodont animal. Lethaia, Volume 16, Issue 1 (January 1983), Pages 1-14, DOI:10.1111/j.1502-3931.1983.tb01993.x.
  • (en) Aldridge R.J., Briggs D.E.G., Smith M.P., Clarkson E.N.K. & Clark D.L., 1993. The anatomy of conodonts. Trans. R. Soc. Lond., 340, 405-421.

Notes et référencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Derek Briggs » (voir la liste des auteurs).
  1. « http://hdl.handle.net/10079/fa/ypm.ipar.001166 » (consulté le )
  2. « http://ead-pdfs.library.yale.edu/11160.pdf » (consulté le )
  3. « BRIGGS, Prof. Derek Ernest Gilmor »  , sur Who's Who 2014, A & C Black, an imprint of Bloomsbury Publishing plc, 2014; online edn, Oxford University Press
  4. « Curriculum vitae: Derek E.G. Briggs », sur people.earth.yale.edu, Yale University, (consulté le )
  5. Derek E. G. Briggs, « Adolf Seilacher (1925–2014) Palaeontologist who pioneered analysis of trace fossils », Nature, vol. 509, no 7501,‎ , p. 428 (DOI 10.1038/509428a, Bibcode 2014Natur.509..428B)
  6. (en)Publications de Derek Briggs indexées sur la base de données Scopus d'Elsevier.  
  7. (en) D. E. G. Briggs, « The role of decay and mineralization in the preservation of soft-bodied fossils », Annual Review of Earth and Planetary Sciences, vol. 31,‎ , p. 275–301 (DOI 10.1146/annurev.earth.31.100901.144746, Bibcode 2003AREPS..31..275B)
  8. D. E. G. Briggs et A. J. Kear, « Fossilization of Soft Tissue in the Laboratory », Science, vol. 259, no 5100,‎ , p. 1439–42 (PMID 17801278, DOI 10.1126/science.259.5100.1439, Bibcode 1993Sci...259.1439B)
  9. D. E. G. Briggs, R. A. Fortey et M. A. Wills, « Morphological Disparity in the Cambrian », Science, vol. 256, no 5064,‎ , p. 1670–3 (PMID 17841089, DOI 10.1126/science.256.5064.1670, Bibcode 1992Sci...256.1670B)
  10. (en) B. A. Stankiewicz, « Preservation of Chitin in 25-Million-Year-Old Fossils », Science, vol. 276, no 5318,‎ , p. 1541–1543 (DOI 10.1126/science.276.5318.1541)
  11. D. E. Briggs et R. A. Fortey, « The early radiation and relationships of the major arthropod groups », Science, vol. 246, no 4927,‎ , p. 241–3 (PMID 17839017, DOI 10.1126/science.246.4927.241, Bibcode 1989Sci...246..241B)
  12. (en) P. J. Orr, D. E. G. Briggs et S. L. Kearns, « Cambrian Burgess Shale Animals Replicated in Clay Minerals », Science, vol. 281, no 5380,‎ , p. 1173–1175 (PMID 9712577, DOI 10.1126/science.281.5380.1173, Bibcode 1998Sci...281.1173O)
  13. (en) D. E. G. Briggs, « Molecular taphonomy of animal and plant cuticles: selective preservation and diagenesis », Philosophical Transactions of the Royal Society B: Biological Sciences, vol. 354, no 1379,‎ , p. 7–17 (DOI 10.1098/rstb.1999.0356)
  14. (en) D. E. G. Briggs, « A mosquito's last supper reminds us not to underestimate the fossil record », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 110, no 46,‎ , p. 18353–18354 (PMID 24187151, PMCID 3832008, DOI 10.1073/pnas.1319306110, Bibcode 2013PNAS..11018353B)
  15. (en) Bill Bryson, A short history of nearly everything, Londres, Black Swan, , 672 p. (ISBN 978-1-4090-9548-4, lire en ligne), p. 397
  16. « Arthropods from the Burgess Shale, Middle Cambrian, Canada », University of Cambridge
  17. (en) Simon Conway Morris, The Crucible of Creation : The Burgess Shale and the Rise of Animals, Oxford, UK, Oxford University Press, , 242 p. (ISBN 978-0-19-850256-2, lire en ligne), vii
  18. (en) Bhushan A, « 'Visionary' Briggs to lead, expand Peabody », sur yaledailynews.com, Yale Daily News, (consulté le )
  19. (en) Yale News, « Derek Briggs Appointed Next Director of Yale's Peabody Museum of Natural History », sur news.yale.edu, Yale University, (consulté le )

Liens externesModifier